DR ‹ › Le Comité permanent de contrôle des services de renseignement belges a présenté, mercredi devant le Parlement à huis clos, des éléments actualisés sur les Frères musulmans en Belgique. Les données indiquent que le frérisme «n'est ni une organisation terroriste, ni le signe d'une Belgique passée sous emprise», rapporte l'agence de presse Belga. Cette enquête du Comité R actualise les données de 2024 des renseignements belges, à la suite de la publication du rapport sur le frérisme et l'entrisme islamiste en France. Dans ce document commandé par l'Elysée, la Belgique est dépeinte comme un «carrefour européen» de la mouvance islamiste. Le Comité R relativise désormais cette version, indiquant que la présence des Frères musulmans en Belgique relève de l'influence plutôt que du «péril» imminent. Le phénomène est ainsi considéré comme «réel, structuré et suivi», sans pour autant être décrit comme une organisation terroriste, ou «comme le signe d'une Belgique passée sous emprise». Selon Belga, le rapport qualifie le milieu frériste en Belgique de «limité, même si un comptage exact de ses affiliés est impossible puisqu'il n'existe aucun système d'adhésion officiel». La même source souligne aussi que «les soutiens venus du Golfe ont diminué, depuis le début des années 2020», plus limitée que ce que suggère la partie française. En France, la publication du rapport sur le frérisme a suscité un vif débat. Dans son contenus, il évoque une diffusion de l'idéologie des Frères musulmans, notamment à travers les associations culturelles ou sportives. Au-delà de la classe politique, le document a fait réagir également sur sa teneur méthodologique.