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Vidéo. Yassine Lahrichi : Animateur en série !
Publié dans La Vie éco le 05 - 04 - 2023

Après avoir remporté des appels d'offres pour les chaînes «2M» et la «SNRT», Neverseen continue de réaliser des programmes d'animation 100% marocains, mettant à l'honneur notre patrimoine culturel ainsi que notre richesse linguistique.
Dans son agence de production audiovisuelle sise à Casablanca, Yassine Lahrichi nous accueille avec un sourire bienveillant et nous invite à découvrir les différentes étapes de création d'une série d'animation. Après des études en informatique appliquée, Yassine a commencé sa carrière à la fin des années 1990 dans l'industrie des jeux vidéo avec Ubisoft au Maroc, avant de co-fonder, en 2007, Neverseen. «En 2019, la SNRT et 2M ont intégré les séries d'animation 3D dans leurs appels d'offres. Pour 2M, il s'agit d'une série de 20 épisodes de 4 min, à 100.000 dirhams par épisode, alors que pour Al Aoula, c'est une série de 30 épisodes de 3min, à 75.000 dirhams par épisode.», détaille Yassine Lahrichi, DG de Neverseen. Cette collaboration a donné le jour à plusieurs projets d'animation, à savoir la série «Lilya et Rayan», qui sera diffusée prochainement sur 2M, «Red Lbal», un programme de sensibilisation pour adultes, «Abtal Al Aoula», «Nhar Tzad Jad» et «Daddy». Pour se lancer dans cette nouvelle aventure, le producteur a dû faire face à plusieurs défis, notamment des délais courts et des budgets serrés. La réalisation d'une série d'animation demande des moyens humains et techniques importants. «C'est autre chose que de faire des spots publicitaires, de 30 secondes ou d'une minute, qui est notre métier à l'origine. Là, produire une série de 30 épisodes en 8 mois était un vrai challenge pour nous».
Immersion dans le monde de l'animation 3D
Du concept à la diffusion, en passant par l'écriture et la réalisation, la production d'une série d'animation 3D est loin d'être facile. Elle peut durer jusqu'à 14 mois. «C'est plus compliqué qu'une production cinématographique, car tout le travail dépend du dessin et des personnages fictifs», explique le patron de Neverseen, qui engage une quarantaine de personnes par projet. «Le but est de créer un produit adapté au public marocain. Nous cherchons des idées et des concepts qui s'inspirent de notre culture et qui reflètent notre identité marocaine. Nous veillons à transmettre des messages positifs pour inculquer aux enfants nos valeurs et nos principes et les éléments nécessaires à leur épanouissement», souligne-t-il.
Après la partie scénarisation qui, à elle seule, dure deux mois, il faut dessiner sur papier les personnages, les décors et les accessoires de façon bien détaillée, avant de passer à leur modélisation en 2D puis en 3D, en utilisant des logiciels spécifiques. «Avec des budgets limités, on ne peut pas faire des séquences d'action, car leur animation est beaucoup plus compliquée, et demande plus de finesse et de travail», nous confie Yassine, qui précise que l'enregistrement des voix intervient avant la phase de l'animation. «Pour le choix des doubleurs, nous procédons parfois à des castings, mais nous préférons travailler avec des comédiens professionnels», précise-t-il. Le producteur a déjà collaboré avec plusieurs acteurs de renom, comme Rabii El Kati, Malek Akhmis, Fatiha Ouatili et Insaf Zeroual. Après avoir animé les séquences de la série, il faut ensuite passer au montage, en effectuant les ajustements nécessaires, ajoutant des effets sonores, de la musique, de la lumière, etc.
Qu'on se le dise, la réalisation d'un projet d'animation fait appel à plusieurs expertises. A ce sujet, le manque de formations spécialisées dans les métiers d'animation est l'un des défis auquel fait face ce secteur. «Les formations sont très généralistes. Nous avons besoin de ressources humaines locales qualifiées, pour être le plus fidèle à notre identité marocaine, au niveau architectural, vestimentaire, etc.», énumère Yassine. Pour lui, «nous ne pouvons actuellement pas encore parler d'industrie à ce stade. Le Royaume est très en retard par rapport aux autres pays dans ce domaine. Mais nous sommes sur la bonne voie et il existe une prise de conscience par rapport à ce secteur». Dans ce sens, le Festival international de cinéma d'animation de Meknès (FICAM) contribue et accompagne l'émergence de jeunes talents marocains dans l'industrie du cinéma d'animation. «Cet évènement annuel nous permet de rencontrer des grandes personnalités internationales du film d'animation et d'échanger sur l'avenir du film d'animation au Maroc avec la perspective, dans les années à venir, d'avoir un marché national plus important et de pouvoir exporter les productions locales à l'étranger», espère-t-il.
Une nouvelle expérience pour Rabii El Kati
Pendant ce mois sacré, les enfants marocains ont rendez-vous avec une nouvelle série 3D d'animation «Nhar Tzad Jad», diffusée sur la première chaîne nationale Al Aoula. Elle raconte le quotidien d'un jeune couple qui a deux jumelles âgées de six ans et qui vient d'accueillir un nouveau-né. L'acteur Rabii El Kati, qui prête sa voix au personnage du papa, nous fait part de son expérience: «Je suis très content de faire partie de ce projet destiné aux enfants. L'interprétation juste à travers la voix n'est pas facile. Elle demande une grande concentration et un savoir-faire un peu spécial pour faire vivre un personnage uniquement avec du texte».
Rabii souligne l'importance et le rôle des programmes d'animation dans l'éducation des enfants, espérant réitérer cette expérience avec Yassine. «On a un grand potentiel dans l'animation au Maroc. Ce secteur a de très beaux jours devant lui si on lui accorde plus d'intérêt et de soutien», assure-t-il. Cet acteur de talent participera également à un court métrage appelé «Daddy» qui combine des séquences filmiques et des séquences 3D.
Avec un budget de 500.000 dirhams, ce projet d'animation représentera le Maroc dans des festivals internationaux.
PROFIL
Yassine à commencé sa carrière dans l'industrie des jeux vidéo avec Ubisoft au Maroc, avant de co-fonder en 2007 Neverseen. En 2019, son entreprise a remporté des appels d'offres pour 2M et
Al Aoula pour produire les premiers dessins animés 100% marocains.


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