Une CAN et puis ? Le mythe de la grandeur sénégalaise déconstruit    Lionceaux U20 : la liste de Batelli impressionne par son vivier européen    Wael Mohya convoqué avec l'Allemagne U18... le Maroc à l'affût    Les électeurs français aux urnes pour le second tour des Municipales    L'affaire Saad Lamjarred relancée : des audiences en appel décisives s'ouvrent en France    Coupe de la CAF: L'Olympique de Safi en demi-finale après son nul chez le Wydad de Casablanca    Foot: Manchester City remporte la Coupe de la Ligue contre Arsenal    Les forêts, un patrimoine naturel au coeur du développement durable    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Los entresijos de los nombramientos de los nuevos jefes de las milicias armadas del Polisario    CAN 1976 : cómo L'Equipe, BeIN Sports, Goal y Koora difundieron una noticia falsa sobre Marruecos    AFCON 1976: How L'Equipe, BeIN Sports, Goal, and Koora spread fake news about Morocco    Football: Tarik Sektioui, nouvel entraîneur de la sélection omanaise    Trump menace de frapper les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz d'ici 48h    U23: Double confrontation amicale du Maroc face à la Côte d'Ivoire les 26 et 30 mars    Port d'Essaouira : Baisse de 45% des débarquements de pêche à fin février    CAN 1976 : comment L'Equipe, BeIN Sports, Goal et Koora ont relayé une fake news sur le Maroc    Sahara : l'administration Trump annonce un «examen stratégique» de la MINURSO    Report de la visite de la rapporteuse de l'ONU sur la torture à Rabat et Laayoune    L'ambassadeur du Maroc empêché accéder à la cour de la Mosquée Hassan II au Sénégal : une source évoque une procédure protocolaire habituelle    Marrakech-Safi : 12.341 entreprises créées en 2025    Aïd Al-Fitr : Casablanca déploie un dispositif renforcé pour l'accueil du public dans ses parcs et jardins    Après une absence due au service militaire... le groupe coréen BTS signe un retour en force avec des chiffres records    Accord agricole Maroc-UE : la Commission européenne soutient le système d'étiquetage    Après-pétrole maritime : ce que le Maroc peut faire, dès maintenant    Commerce extérieur : le Maroc accélère sa transformation numérique    Kyntus Morocco Branch : dans l'Oriental, 220 emplois créés, 400 visés d'ici 2028    Sultana Khaya sort du silence et dément toute «scission» avec le Polisario    Gaz de Tendrara: Le commercialisation annoncée pour le troisième trimestre 2026    Port Tanger-Med: mise en échec d'une tentative de trafic international de drogue et saisie de plus de 3,9 tonnes de chira    De la 2G à la 6G : une innovation chinoise réduit la consommation d'énergie et multiplie la vitesse des communications    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    Washington allège ses sanctions contre le pétrole iranien pour faire baisser les cours    L'ambassadeur de France Christophe Lecourtier annonce son départ du Maroc    Rabat. SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr à la mosquée "Ahl Fès" et reçoit les voeux en cette heureuse occasion    Tanger Med: Mise en échec d'une tentative de trafic de plus de 3,9 tonnes de chira    Averses orageuses et fortes rafales de vent ce vendredi dans plusieurs provinces    Pétrole: Les stocks stratégiques commencent à être mis sur le marché    Mort de Chuck Norris, légende du cinéma d'action    Théâtre : Ouverture des candidatures pour le soutien aux projets culturels et artistiques    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    Aïd Al Fitr célébré vendredi au Maroc    «Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027    FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le management bienveillant : un nouveau style qui fait ses preuves
Publié dans La Vie éco le 11 - 05 - 2011

L'authentique bienveillance en bon dosage est l'apanage des grands : des personnalités affirmées, confiantes en soi et ouvertes d'esprit. La plupart des salariés préfèrent un patron dur de caractère mais juste et compétent à un amateur sympathique.
A-t-on besoin d'être un patron austère, voire dédaigneux pour se faire respecter et réussir sa mission ? De plus en plus souvent les managers se rendent compte qu'ils peuvent mieux mobiliser leurs équipes et optimiser leurs ressources en adoptant une approche plus humaine, tout en prenant soin de se positionner dans un contexte hiérarchique. Comment concilient-ils alors les attentes interpersonnelles avec les exigences du business ? La bienveillance raisonnée et raisonnable en tant que ligne de conduite managériale devient alors une évidence qui se transpose sur des résultats concrets et l'efficacité presque surprenante. Pourtant, ce terme est encore trop souvent perçu comme un synonyme de naïveté, et donc de faiblesse – tout le contraire de ce que l'on attend d'un dirigeant. Ce paradoxal succès de la bienveillance s'explique surtout par l'équilibre subtil obtenu entre le management 100% autoritaire et celui 100% participatif. Mais comment arriver à cet état de parfait équilibre ?
Habituellement, les grandes structures offrent aux managers un cadre relationnel assez stricte, ce qui fait que souvent ils n'ont pas besoin de se poser la question sur la nature de leur relationnel avec les collaborateurs. Les actions sociales et celles de cohésion sont (plus ou moins discrètement) encadrées par la direction RH, tandis que les autres départements assurent la veille dans le domaine de la production et de la commercialisation. En bref, les procédures sont là pour canaliser les émotions et les relations. En revanche, dans les petites structures, surtout les entreprises familiales et les professions libérales, la question de l'équilibre entre l'attitude autoritaire et celle amicale, surgit avec une grande intensité et le manager se retrouve souvent seul à changer les «casquettes», en fonction de la situation. Cela est assez épuisant et peut mener à la confusion dans ses relations avec les collaborateurs.

Un dirigeant de société s'est adressé à moi pour travailler son style managérial : adapté à sa personnalité, à ses valeurs et en même temps à son contexte professionnel. Comment s'y prendre pour rester humain, tout en inspirant le respect auprès de ses équipes ? Est-ce que la proximité et l'écoute annulent systématiquement l'autorité ? Peut-on être un ami authentique de quelqu'un qui est notre subordonné ? En partant d'une réflexion sincère sur ses propres attentes vis-à-vis de sa fonction et sur ses relations avec les employés, le manager s'est rendu compte qu'il était toujours à la recherche des résultats chiffrés, parfois au détriment de l'équilibre relationnel. Or, cette approche montrait ses limites à long et moyen terme. De plus, la gestion appropriée des relations humaines s'est avérée être une composante cruciale pour la pérennité de la stratégie de l'entreprise et la bonne ambiance au quotidien. Sans tomber dans l'excès (le trop de familiarité menant à l'irrespect et à la perte des repères-règles du jeu), le manager a réussi à construire un cadre fixe «sur mesure» à ses relations avec le personnel, tout en y réservant la partie flexible, destinée au dialogue et à la convivialité. Proposer, recueillir des idées et prendre la décision finale constituent les trois éléments permanents du travail d'un manager. En oublier un, ou en interverser la suite logique n'est bon ni pour lui-même ni pour son équipe.
Au-delà des systèmes de motivation classiques (financier, matériel, perspective de carrière, etc.), ce qui rend les collaborateurs vraiment motivés, c'est surtout leur bonne relation avec les collègues et leur chef direct plutôt que leur attachement à l'entreprise elle-même. Et lorsque les profils pointus se font rares sur le marché de travail, les entreprises établissent des stratégies complexes et coûteuses pour attirer et fidéliser ces compétences. Et attention aux jeux de manipulation ! Le manque de véritable sincérité est vite détecté par le subconscient et le «faux-gentil» est rapidement dévoilé. N'oublions pas qu'un vrai sourire est formé non seulement par les muscles de la bouche, mais aussi par ceux des paupières et l'expression des yeux qui ne peut pas tromper. Ajoutez à cela le ton de la voix et quelques signes du non-verbal et vous aurez l'image complète de la sincérité. En un mot : si votre sourire ne vient pas du cœur, vos yeux et votre corps vont vous trahir devant un interlocuteur attentif. Etre à l'écoute des autres signifie ni plus ni moins de s'intéresser réellement à son interlocuteur et à ce qu'il a à nous dire.
Alors, la bienveillance va-t-elle devenir la clé du bonheur dans le monde professionnel ? Pas si simple : la plupart des salariés préfèrent un patron dur de caractère mais juste et compétent à un dilettante sympathique. Il n'est pas trop difficile de se montrer gentil quand tout va bien. Mais si la situation se dégrade, rester maître de soi et bienveillant demande une véritable force de caractère. Et celle-ci s'acquiert non seulement avec l'expérience des années et des rencontres, mais -surtout- avec la volonté de travail sur soi pour pouvoir agir avec respect et bienveillance dans toutes les circonstances.
L'authentique bienveillance en bon dosage est l'apanage des grands : des personnalités affirmées, confiantes en soi et ouvertes d'esprit.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.