La feuille de route, signée ce lundi, prévoit, entre autres, une coopération plus soulignée en matière d'échange d'expertise, de transformation électronique et l'activation de mécanismes relatifs à la formation continue du personnel judiciaire. Suivez La Vie éco sur Telegram Dans le cadre du renforcement des liens fraternels entre le Maroc et la Mauritanie, et de la consolidation du partenariat bilatéral dans les domaines juridique et judiciaire, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, et son homologue mauritanien, Moamed Ould Soueidatt, ont procédé à la signature du Programme de travail 2026-2027 dans le domaine de la transformation numérique du système judiciaire, indique un communiqué du département de la Justice. Ce programme, relève la même source, s'inscrit dans la vision commune des deux pays visant à développer l'administration judiciaire et à moderniser le système de justice, à travers l'échange d'expériences et de bonnes pratiques dans les domaines de la numérisation, de la formation et de la modernisation institutionnelle. L'objectif étant de renforcer la transparence, améliorer les services judiciaires et rapprocher la justice des citoyens. Le programme prévoit également la coopération dans les domaines du développement des infrastructures numériques et de l'échange d'expertise en matière de transformation électronique des services judiciaires, détaille-t-on auprès du ministère de la Justice. L'activation des mécanismes de coopération en matière de formation continue du personnel judiciaire et le développement de la législation relative aux nouvelles technologies dans la gestion du service judiciaire y figurent aussi. Rapprocher la justice du citoyen Dans son allocution à cette occasion, Abdellatif Ouahbi a souligné que « cette rencontre illustre la volonté commune de renforcer la coopération Sud-Sud et de faire de la transformation numérique un levier essentiel pour améliorer la qualité de la justice et la rapprocher du citoyen ». Il a ajouté que « les nouveaux défis auxquels nos pays sont confrontés, notamment la migration et la traite des êtres humains, exigent une coopération plus approfondie et une coordination accrue entre le Maroc et la Mauritanie ». Tout en insistant sur le fait que «le migrant quitte son pays pour améliorer ses conditions de vie, et qu'il est de notre devoir, en tant que pays partenaires, de lui assurer la protection juridique et humaine nécessaire». Dans la même veine, le responsable gouvernemental a exprimé la disponibilité du ministère de la Justice à mettre ses compétences et son expertise en matière de gestion judiciaire et de transformation numérique à la disposition de son homologue mauritanien. Pour sa part, Mohamed Ould Soueidatt a exprimé sa fierté du niveau remarquable atteint par les relations maroco-mauritaniennes. «La nature même de l'interdépendance des intérêts entre les Etats rend impossible le traitement d'une question à l'échelle purement nationale, ce qui nous oblige, en tant que frères et dirigeants, à établir de nouveaux partenariats fondés sur la solidarité et la complémentarité», a-t-il affirmé. Poursuivre la coordination bilatérale Il a également exprimé son admiration pour le paysage démocratique marocain, saluant la manière fluide et naturelle avec laquelle le Maroc gère les manifestations et expressions sociales qu'il a qualifiées de phénomène naturel et sain. Ould Soueidatt a aussi rendu hommage aux grandes réformes législatives entreprises par le Royaume, reflétant la maturité de son expérience politique et constitutionnelle. La rencontre s'est conclue par la réaffirmation de la volonté commune de poursuivre la coordination bilatérale pour la mise en œuvre effective du programme signé, ainsi que par l'engagement à renforcer la coopération dans les domaines de la transformation numérique, de la coopération judiciaire, de la lutte contre la criminalité transnationale et de la traite des êtres humains. Des actions qui seront menées conformément aux Hautes orientations de SM le Roi Mohammed VI et du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans l'intérêt supérieur des deux pays frères et dans le cadre d'une coopération africaine fondée sur le respect mutuel et la complémentarité Sud-Sud.