L'événement met l'accent sur les questions liées à l'espace numérique, notamment la citoyenneté numérique, la cybersécurité et l'intelligence artificielle. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Les travaux de la première édition de la simulation des Nations Unies dans les domaines de la citoyenneté numérique, la cybersécurité et l'intelligence artificielle ont été lancés vendredi à Rabat. Organisé par les jeunes de l'Espace Maroc Cyberconfiance, avec l'encadrement scientifique du Centre marocain de recherches polytechniques et d'Innovation (CMRPI), en partenariat avec l'Organisation du Monde islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) et le Conseil de l'Europe, ce conclave de trois jours, qui prend la forme d'une simulation des travaux des principales instances de l'Organisation des Nations Unies, met l'accent sur les questions liées à l'espace numérique, notamment la citoyenneté numérique, la cybersécurité et l'intelligence artificielle. Initié dans le cadre du plan d'action du Safer Internet Day Morocco 2026, cet évènement connait la participation des représentants de plusieurs institutions publiques et d'entreprises leaders du secteur numérique pour débattre des nouveaux enjeux liés à la gouvernance éthique de l'espace numérique, à la protection des droits humains en ligne, ainsi qu'aux défis posés par l'évolution rapide de l'intelligence artificielle. Dans une allocution de circonstance, le président du CMRPI, Youssef Bentaleb, a indiqué que cette rencontre s'insère dans le sillage des évolutions rapides que connait le monde numérique, ayant reconfiguré les différents aspects de la vie contemporaine, en termes d'éducation, de travail, de communication sociale et de prise de décision, relevant que ces mutations, bien qu'elles soient porteuses d'opportunités pour le développement et l'innovation, posent des défis multi-disciplinaires. Ces mutations concernent les aspects juridiques relatifs à la protection des données personnelles et des droits numériques, outre les volets sécuritaires ayant trait aux menaces cybersécuritaires et celles concernant l'espace numérique, a-t-il noté. Ajoutant qu'il s'agit également des dimensions sociales se rapportant à l'impact de la technologie sur les valeurs morales et les relations humaines ainsi que les défis économiques du marché du travail et les mutations profondes imposées par les nouvelles technologies, à leur tête l'intelligence artificielle. Selon lui, cette initiative constitue une étape majeure sur la voie du renforcement de la sensibilisation des jeunes quant à ces mutations afin de leur permettre d'assimiler leurs différentes dimensions, développer leurs capacités à faire face à leurs défis et tirer profit des opportunités offertes. Relevant que cette rencontre a pour objectif, en outre, de les encourager à s'impliquer activement dans les débats autour des questions numériques contemporaines afin de contribuer à bâtir un espace numérique sûr, responsable et pérenne. De son côté, le directeur des affaires pénales, des grâces et de détection du crime au ministère de la justice, Hicham Mellati, a indiqué que les efforts du Maroc en matière de cybersécurité comprend la mise à jour de la législation, à travers la loi n°03.23 modifiant et complétant le code de procédure pénale, qui se veut la réforme la plus profonde du système pénal depuis deux décennies, outre la loi n°20-05 relative à la cybersécurité et la loi n° 08-09 relative à la protection des données à caractère personnel. Ces efforts concernent également la ratification par le Royaume de la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, a-t-il dit, soulignant que le Maroc a contribué activement au processus de son élaboration. Pour sa part, Mme Bahija Smidi, du département des Affaires juridiques et des normes internationales de l'ICESCO, a indiqué que cette simulation n'est pas un exercice académique ordinaire, mais constitue un acte de confiance en la capacité de « la génération numérique » à établir un diagnostic des différents défis. « Cybersécurité, citoyenneté numérique et intelligence artificielle dessinent le contour d'un défi civilisationnel que notre génération ne peut plus se permettre d'ignorer », a-t-elle ajouté. « Nous évoluons aujourd'hui dans un monde profondément façonné par les technologies numériques. Cette transformation, à la fois rapide et globale, redéfinit nos économies, nos institutions, mais également nos sociétés et nos interactions sociales », a fait remarquer, de son côté, le chef du bureau du Conseil de l'Europe à Rabat, Javier Orlando Gomez Prieto. Bien qu'elle ouvre des perspectives considérables en matière d'innovation, d'accès à l'information et de développement, cette transformation soulève aussi des défis majeurs en matière de sécurité, de gouvernance et de protection des droits fondamentaux, a-t-il poursuivi. Les participants à cet évènement seront répartis sur six comités simulant les principales instances des Nations Unies, à savoir l'Assemblée générale des Nations Unies, le Conseil des droits de l'Homme, ONU-femmes, l'Organisation mondiale de la Santé, le Conseil économique et social et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. Les travaux de cette rencontre, qui se tient sous l'égide du ministère de la Justice et du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, avec le soutien de l'ambassade de Suisse au Maroc, seront sanctionnés par l'adoption de résolutions et la sélection des meilleures propositions, témoignant de l'engagement des jeunes en faveur d'un numérique éthique, responsable et inclusif.