Présente en Afrique depuis 7 ans, Yango met en avant le rôle de l'intelligence artificielle dans la transformation du secteur de la mobilité. Entre diversification des usages, multimodalité et optimisation des revenus des chauffeurs, la plateforme technologique défend une approche adaptée aux réalités locales. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le secteur de la mobilité en Afrique connaît une évolution rapide, portée par l'intégration des technologies numériques. Présente sur le continent depuis sept ans, Yango affirme avoir contribué à transformer le transport, notamment dans le domaine des VTC. «Le secteur de la mobilité en Afrique évolue très rapidement. Il y a 7 ans, quand on a lancé, il s'agissait de pouvoir moderniser le secteur du transport», explique Elodie Filopon, Public Policy Manager pour l'Afrique francophone chez Yango. Bien que celle ci se positionne avant tout comme une plateforme technologique, elle opère dans plusieurs secteurs, dont la mobilité constitue un pilier majeur sur le continent. Selon elle, cette transformation repose sur un triple levier : modernisation, optimisation et structuration. «On a vraiment contribué à non seulement moderniser, non seulement optimiser, mais finalement à structurer le secteur de la mobilité en utilisant notamment l'IA», souligne-t-elle. L'évolution du secteur ne se limite plus au VTC. Elle s'inscrit dans une dynamique de diversification des modes de transport, en s'appuyant sur les usages existants. «Aujourd'hui, ce secteur évolue à plusieurs égards, notamment en matière de multiplication et de diversification des usages», indique-t-elle. Yango met ainsi en avant l'intégration progressive de nouveaux moyens de transport, comme les moto-taxis ou les tuk-tuks dans certains pays. «On passe du VTC, des voitures, à d'autres outils qui existent déjà et qu'on modernise toujours avec la technologie», précise Elodie Filopon. Cette évolution s'accompagne d'un développement de la multimodalité, combinant différents modes de transport, y compris les infrastructures publiques. «C'est-à-dire s'appuyer sur les secteurs déjà existants, comme les bus, et permettre aux usagers de pouvoir faire de la multimodalité», explique-t-elle, évoquant la possibilité de combiner plusieurs trajets via différents moyens de transport pour un même déplacement. L'intelligence artificielle constitue un élément central de cette transformation. «L'IA contribue à moderniser le secteur en l'optimisant, mais aussi en le structurant», affirme-t-elle. Concrètement, ces technologies permettent d'optimiser les itinéraires en temps réel, en tenant compte de multiples paramètres. «On sait pouvoir, en temps réel, savoir quelle route est congestionnée, quelle route est barrée (...) quels endroits sont les plus propices à avoir des besoins en matière de transport», détaille-t-elle. Au-delà de l'efficacité opérationnelle, ces optimisations ont également un impact direct sur les revenus des chauffeurs indépendants des partenaires. «En ayant des trajets optimisés, on a des revenus qui sont constants et bénéfiques pour les chauffeurs et les coursiers», souligne Elodie Filopon. L'entreprise avance également des données chiffrées à l'échelle internationale. «En 2025, notre AI routing system a contribué à sauver 5 millions d'heures dans les villes dans le monde», indique-t-elle. Et de rajouter : «À Lusaka, c'était 92 minutes pour un chauffeur (...), à Yaoundé 71 minutes, ou à Abidjan 133 minutes optimisées». Enfin, Yango insiste sur une stratégie fondée sur l'adaptation aux réalités locales plutôt que sur un modèle uniforme. «On n'a pas pour ambition de venir calquer quoi que ce soit dans un marché ou un autre, mais plutôt de comprendre les besoins et de les adapter grâce à la technologie», explique Elodie Filopon.