Le Forum national du commerce a défini une feuille de route stratégique pour moderniser le secteur. Les mesures portent notamment sur la digitalisation, l'inclusion financière et le développement du commerce rural. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Ministère de l'Industrie et du Commerce a organisé, en partenariat avec la Fédération des Chambres de Commerce, d'Industrie et de Services et les associations professionnelles des commerçants, le Forum National du Commerce, sous le thème: «Commerce du Maroc 2030», ce lundi 27 avril, à Marrakech. Cette grand-messe, qui a connu la participation de plus de 1500 personnes, a réuni un large éventail d'acteurs institutionnels, publics et privés, de représentants des commerçants, aux côtés d'experts et d'académiciens dans un cadre structuré de co-construction, pour le développement de la feuille de route du commerce à l'horizon 2030. Le forum a constitué une plateforme privilégiée de mobilisation visant le renforcement du rôle du commerce dans le développement des territoires, l'accélération de sa modernisation et son adaptation aux mutations économiques, pour une croissance inclusive et durable. Il a également permis de mettre en exergue les avancées significatives réalisées par le Royaume dans le secteur du commerce, sous l'impulsion de la Vision Eclairée de Sa Majesté le Roi, que Dieu L'assiste, et de réaffirmer la dynamique de réforme engagée depuis 2019, à travers une feuille de route intégrée issue du Forum national du commerce. Structurée autour de quatre axes majeurs – la protection sociale, digitalisation, inclusion financière, modernisation inclusive du commerce et optimisation des chaînes d'approvisionnement, cette stratégie est déployée à l'échelle territoriale en partenariat avec l'ensemble des acteurs concernés. Ainsi, le chantier de la généralisation de la couverture sociale a permis à plus de 483.000 commerçants de bénéficier de l'assurance maladie obligatoire, et ce en application des directives Royales. En parallèle, le ministère a lancé, en partenariat avec des institutions de référence, un programme ambitieux de digitalisation visant à élargir l'accès des commerçants aux solutions numériques. Une plateforme d'accélération de la digitalisation du secteur commercial « MRTB » a été mise en place, dans ce cadre, en partenariat avec l'Université Mohammed VI Polytechnique et la Fondation OCP. La deuxième phase de ce programme, étendue sur la période 2025–2027, adoptera une approche régionale visant à accompagner 300 startup et permettre à 100000 commerçants supplémentaires de bénéficier des solutions digitales. L'inclusion financière a été renforcée à travers des offres bancaires innovantes et le déploiement de la « caravane nationale de l'inclusion financière des commerçants » à l'échelle nationale. Enfin, des partenariats stratégiques ont été noués pour améliorer les conditions de financement et optimiser les chaînes d'approvisionnement, contribuant ainsi à la modernisation et à la compétitivité du secteur. De nombreuses problématiques ont été abordées lors d'ateliers thématiques avec les commerçants et les partenaires concernés. Ceux-ci ont notamment porté sur le financement et la digitalisation, le renforcement du cadre réglementaire afin de créer un environnement plus incitatif pour les commerçants, ainsi que les stratégies d'urbanisme commercial et l'émergence d'une nouvelle génération de plateformes commerciales. Les discussions ont également abordé la qualification du commerçant, incluant le développement des compétences et l'amélioration des services sociaux, ainsi que la promotion d'un commerce rural au service du développement des territoires. Ce processus participatif, initié lors des consultations régionales puis finalisé aujourd'hui dans le cadre du Forum national du commerce à travers des ateliers thématiques, a permis de dégager 1.077 recommandations structurées autour de 11 axes prioritaires, en cohérence avec les spécificités territoriales, les contraintes opérationnelles et les attentes des acteurs de terrain. Ces recommandations portent notamment sur le renforcement de la digitalisation et du commerce électronique, l'accélération de l'inclusion financière, la modernisation du cadre juridique et de la régulation du secteur, ainsi que l'organisation de la répartition géographique des activités commerciales. Elles concernent également la mise à niveau et la modernisation des plateformes commerciales, le développement des compétences et l'amélioration des services sociaux, la mise à niveau et le développement du commerce rural, ainsi que la modernisation du commerce de proximité. S'y ajoutent le renforcement de l'efficacité logistique et des chaînes d'approvisionnement courtes, la promotion du label « Made in Morocco », ainsi que la structuration des marques commerciales et le développement du système de franchise. En marge des travaux du Forum National du Commerce, deux protocoles d'accord structurants ont été signés, traduisant l'engagement des parties prenantes en faveur de la modernisation et de la compétitivité du secteur. Le premier, conclu entre le Ministère de l'Industrie et du Commerce, l'ANAPEC et One Retail, porte sur la mise en place d'un partenariat stratégique visant à accompagner le développement du retail au Maroc, à travers la promotion de l'emploi structuré et durable, ainsi que le déploiement de dispositifs de formation alignés sur les besoins du marché. Le second protocole, signé avec Al Barid Bank, Barid Cash et Chari.ma, vise à accélérer la digitalisation et l'inclusion financière des commerçants de proximité, notamment via l'adoption de solutions de paiement électronique et d'outils digitaux de gestion, avec un objectif cible de 100 000 commerçants accompagnés. Rappelons que le secteur du commerce a contribué en 2024, à hauteur de 169 milliards de dirhams au produit intérieur brut, soit près de 10,6 % du PIB, et demeure un important pourvoyeur d'emplois, avec plus de 1,6 million d'emplois.