Le Maroc a réalisé des progrès remarquables au cours des 20 dernières années, grâce à une gestion macroéconomique prudente, à sa stabilité politique et à des réformes structurelles « prospectives », souligne mardi le Groupe de la Banque mondiale (BM) dans un nouveau rapport consacré au « diagnostic du secteur privé » du Royaume. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram « Fort de ces acquis, le Maroc s'est engagé dans une nouvelle phase de son développement, telle qu'annoncée dans le Nouveau modèle de développement et dans un ensemble de stratégies sectorielles ambitieuses », relève l'institution de Bretton Woods dans l'étude publiée par la société financière internationale (IFC), filiale de la BM. Ces cadres placent l'investissement privé au cœur de la vision de croissance du Maroc, avec un accent renouvelé sur la création d'emplois, le développement du capital humain, l'équité territoriale et la transition verte, notamment à travers l'objectif de porter l'investissement privé à deux tiers de l'investissement national total d'ici 2035, ajoute-t-on dans ce rapport de « Diagnostic-pays du secteur privé » (DPSP). Le CPSD, soulignent ses auteurs, « s'inscrit pleinement dans ces priorités nationales en apportant des éléments analytiques et des recommandations de réformes destinées à soutenir l'agenda de l'emploi du Maroc ». L'étude définit ainsi les mesures à prendre pour lever les obstacles à l'investissement privé, renforcer la compétitivité et « accélérer la création d'emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes et les femmes, dans les régions clés du pays ». A cet égard, le CPSD note que la transformation économique du Maroc a reposé sur d'importants investissements publics dans les infrastructures, la logistique et les énergies renouvelables, estimant toutefois que l'investissement privé n'a pas encore atteint « l'ampleur nécessaire pour soutenir une croissance élevée et absorber l'expansion de la population active ». « L'hypothèse centrale du CPSD est que l'élimination des contraintes qui freinent l'investissement privé est essentielle pour soutenir une croissance inclusive » et atteindre les objectifs ambitieux en matière de création d'emplois et de développement, conclut le rapport.