Aziz Akhannouch : La dignité du corps enseignant, pilier de la réforme du système éducatif    Averses orageuses mercredi et jeudi dans plusieurs provinces du Royaume    Le pétrole chute fortement sur fond d'espoirs d'apaisement au Moyen-Orient    Halhal et Zabiri savourent leurs premiers pas chez les Lions de l'Atlas    HCP : Benmoussa présente les principales mutations démographiques du Royaume    Le Maroc accueille le premier Forum africain des organisations de la société civile consacré au volontariat    PSG : Hakimi ne bougera pas, son agent met fin aux rumeurs madrilènes    CAN 2025 : le TAS dément toute saisine du Sénégal    Maroc – Équateur : horaire, stade et enjeux du premier match de Ouahbi    Washington fait passer un plan en 15 points à Téhéran pour mettre fin à la guerre    Coup de filet anti-terroriste : Démantèlement d'une cellule de Daech opérant entre le Maroc et l'Espagne    Etats-Unis : Les agriculteurs ne veulent plus des droits de douane sur les engrais phosphatés du Maroc    Estados Unidos: un nuevo senador se une a la iniciativa de Ted Cruz contra el Polisario    Essaouira police thwart international drug trafficking seizing over 11 tons of cannabis resin    Morocco outspends Algeria in US lobbying efforts    Edito. Résilience pour qui ?    Anthropic propulse Claude vers une IA autonome capable de piloter votre ordinateur    DarkSword: la fuite d'un outil de piratage d'iPhone expose des millions d'appareils dans le monde    Détroit d'Ormuz : plus de 80 pétroliers bloqués, selon Greenpeace    Menaces terroristes : le Maroc, parmi les pays les plus sûrs au monde    Cybersécurité: la Défense nationale ouvre un concours pour recruter 10 ingénieurs au Maroc    Co-développement industriel : un forum économique franco-marocain le 31 mars à Nancy    Achraf Hakimi de retour au Real Madrid ? Une révélation venue d'Espagne    Le nouveau maillot de l'équipe nationale marocaine dévoilé (PHOTO)    Finale CAN : le TAS dément, aucun recours du Sénégal enregistré    Lobbying à Washington : le Maroc creuse l'écart avec l'Algérie    Etats-Unis : un nouveau sénateur rallie l'initiative de Ted Cruz contre le Polisario    Patrimoine en péril en Iran : entre dégâts collatéraux et enjeux stratégiques    « La Dolce Vita à Mogador » : L'excellence du cinéma transalpin rayonne à Essaouira    France : Nawal Rezagui, cheffe franco-marocaine étoilée au guide Michelin    Mort d'un Marocain dans une attaque de missile iranien à Bahreïn    Le Royaume-Uni et le Maroc engagés en faveur de l'élargissement de leur coopération    Droits de l'Homme: ONU : le Maroc exprime sa préoccupation face à la situation en Palestine    Interpellation d'un Britannique à Marrakech: La DGSN dément les allégations du Daily Mail    RDC. Le recensement au cœur des priorités nationales    Assemblée nationale : le Togo accélère ses réformes économiques et sociales    « Le Procès de la Conscience » : quand le théâtre invite les citoyens à juger leur propre époque    Subvention de la musique et des arts chorégraphiques: Ouverture des candidatures pour la 1ère session de 2026    Météo : Averses orageuses et fortes rafales de vent prévues ce mardi    CV, c'est vous ! Ep-90. Fadoua Jemoumkh, la social media manager qui rêve grand    Le Wydad de Casablanca se sépare à l'amiable avec son entraîneur Mohamed Amine Benhachem    Terres soulaliyate : le gouvernement précise les règles de dépôt des contrats de gestion    Maroc : Chanaz Essakli prend la tête de l'Imprimerie officielle    Espagne : près des deux tiers des musulmans sont d'origine marocaine    Guelmim : Arrestation express après une agression violente d'un agent    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    Festival Jidar : Première édition d'un grand prix qui met les fresques à l'honneur    Dans le Fujian : Neuf moments marquants d'un voyage au cœur du Sud-Est chinois    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les propositions des promoteurs immobiliers pour la Loi de finances 2014
Publié dans La Vie éco le 05 - 07 - 2013

Logement pour la classe moyenne : accès au foncier public brut, un prix de 6 000 DH HT par m2 et une TVA prise en charge par l'Etat, exonération des taxes locales et abattement de 50% de l'IS et de l'IR si le projet est développé sur du foncier privé.
Alors que la majeure partie de leurs revendications a été refusée l'année passée, les promoteurs immobiliers prennent les devants pour la prochaine Loi de finances. Rassemblés sous la bannière de leur fédération (FNPI), ils apportent actuellement la dernière touche à leurs propositions fiscales que La Vie éco a pu avoir en exclusivité.
Sans cesse critiqué depuis son adoption l'année passée, le dispositif du logement subventionné pour la classe moyenne figure évidemment en première place des propositions des professionnels. De toutes les composantes de ce dispositif, la seule chose à conserver selon les promoteurs serait la superficie minimale de 80 m2 par logement, suffisante pour proposer un salon et 3 pièces. Tout le reste serait à revoir de l'avis des promoteurs, à commencer par le prix. La FNPI réclame en effet un tarif réglementaire de 6 000 DH/m² hors taxe, la TVA devant être prise en charge par l'Etat. On en est loin pour l'heure puisque la formule adoptée porte sur un prix de 6 000 DH TTC. Ce qui, précisent les promoteurs, revient à commercialiser un logement pour la classe moyenne avec tout ce que cela comprend comme prestations spécifiques au même prix que le logement social.
Et pour traiter l'épineuse question du foncier dans le cadre du dispositif, les promoteurs proposent l'introduction d'un partenariat public-privé pour permettre aux opérateurs privés de développer leurs projets de logements pour la classe moyenne sur du foncier public domanial. Une configuration sur laquelle l'Habitat planche déjà et qui devrait aboutir à un modèle de convention entre les privés et l'aménageur public Al Omrane, ce dernier devant céder du foncier aménagé à prix coûtant, à l'instar de ce qui se pratique pour le logement à 140 000 DH (faible VIT). Seulement, les promoteurs demandent que le partenariat garantisse l'accès à du foncier brut, sous-entendu sans l'intervention d'Al Omrane.
Si du foncier public leur est accordé à ces conditions, les promoteurs ne demanderaient aucune exonération en termes d'IS et d'IR. En revanche, si leurs projets sont développés sur du foncier privé, ils réclameraient un abattement de 50% au titre de ces impôts.
Qu'ils accèdent ou non à des terrains étatiques, les promoteurs demandent en outre une exonération de la fiscalité locale (taxe sur les constructions, taxe de la protection civile, taxes communales…). Cela peut faire beaucoup d'avantages fiscaux réclamés surtout au vu de tous les efforts qu'a dû consentir le département de tutelle l'année passée juste pour faire passer le prix de vente réglementaire de 5 000 à 6 000 DH.
En revanche, une proposition des promoteurs qui pourra vraisemblablement passer d'une manière plus facile porte sur la révision des cahiers de charges des logements pour la classe moyenne afin de permettre l'exploitation de la verticalité et renforcer la densité au niveau de ces programmes. En effet, l'Habitat a déjà annoncé son intention de lâcher du lest en la matière en autorisant systématiquement du R+6 pour ce type de projets, voire plus quand cela est possible. Une circulaire diffusée récemment au niveau des agences urbaines recommande déjà de faire bénéficier ce type de projets de dispositions particulières (un étage supplémentaire autorisé, surface constructible plus importante…).
Une dernière mesure et non des moindres proposée pour l'habitat intermédiaire subventionné consiste à limiter l'accès à ce type de logements aux personnes percevant au plus 20 000 DH/mois. Ce plafond a à vrai dire déjà cours dans le dispositif actuel, seulement la FNPI propose également un revenu minimal devant être perçu pour accéder aux logements intermédiaires subventionnés qui est de 3,5 fois le Smig. Cette limite est en fait proposée dans le cadre d'une volonté d'adapter chaque type de logement (intermédiaire, social et faible VIT) à une classe de revenus. Ainsi, la fédération propose aussi que le social soit désormais limité aux bénéficiaires percevant entre 2 et 3,5 fois le Smig, le logement à 140 000 DH étant déjà réservé dans la loi aux personnes percevant au maximum 2 fois le Smig. Cette segmentation est surtout bénéfique pour le dispositif du logement social qui, en l'état actuel des choses, profite moins à sa population cible qu'à des acheteurs de la classe moyenne qui se rabattent sur ces unités en l'absence de biens à leur portée.
La FNPI s'intéresse de nouveau au logement à 140 000 DH
Mis à part l'encadrement de l'accès au logement à 250 000 DH, les professionnels réclament simplement d'éviter toute augmentation de taxes ou impôts supplémentaires sur ce dispositif dont les incitations sont en théorie figées jusqu'en 2020. Une requête que tiennent à formuler les promoteurs, échaudés par des taxes appliquées sur le sable et le rond à béton intervenues l'année passée. Et vraisemblablement pour se refaire suite à ces surcoûts, les professionnels suggèrent dans le prochain budget d'exonérer le dispositif de tous les prélèvements perçus en faveur des collectivités locales (entre autres la TNB, les taxes sur opérations de lotissement et de construction…). La FNPI propose enfin au registre du logement social une batterie de mesures visant à lever les contraintes rencontrées par les potentiels acquéreurs de ce type d'unités sur le crédit garanti Fogarim.
La FNPI formule également un ensemble de propositions pour le logement à 140 000 DH, qui a plutôt été délaissé par la fédération ces dernières années. Sans doute, la conjoncture que traverse le secteur motive ce regain d'intérêt, les professionnels devant diversifier leurs marchés alors que le logement social commence à montrer quelques signaux d'essoufflement. De fait, la fédération réclame pour le logement à faible VIT une exonération en amont de la TVA (achat en suspension de la TVA) afin de soulager la trésorerie des promoteurs. D'autres propositions visent à faciliter l'accès aux avantages prévus pour le dispositif du faible VIT : harmonisation de la méthode d'exonération de l'IS, extension du délai de prescription en matière de TVA sur les logements à 5 ans pour coïncider avec celui du délai de réalisation du projet prévu par la loi… Pour dire, la FNPI va jusqu'à défendre des exonérations supplémentaires pour le programme Ville sans bidonvilles qui apporte aussi de l'activité aux professionnels, notamment à travers l'auto-construction menée par les bidonvillois. A cet effet, la FNPI suggère d'exonérer ces derniers de la taxe de construction pour alléger le coût des travaux.
Soucieux de se ménager encore plus de débouchés, les promoteurs immobiliers s'intéressent enfin au dispositif de location de logements sociaux à loyer encadré (1 200 DH) adopté dans la Loi de finances 2012. La FNPI propose d'abord d'abaisser de 25 à 20 le nombre d'unités à acquérir par un bailleur dans le cadre de ce dispositif. Aussi, les professionnels réclament une libéralisation des prix du loyer devant s'auto-réguler grâce au marché. En l'état actuel des choses, le dispositif ne générerait que 5,7% à 7,6% de rendement brut selon les promoteurs, ceci sans tenir compte des frais à la charge du propriétaire ainsi que du risque d'impayé.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.