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e-learning : Entretien avec Doha Benjelloun, DG du cabinet Proactech
Publié dans La Vie éco le 03 - 06 - 2015

Le Cloud apporte pour le e-learning, comme pour d'autres domaines, une grande souplesse. La mise en place de dispositifs mixtes (ou «blended learning»), alternant formation à distance et en salle sont souvent plus performants et plus efficaces.
Après les modules standard, place aujourd'hui au digital learning. Même en matière de e-learning, de nouvelles tendances se dessinent. Doha Benjelloun, DG du cabinet Proactech, prévient toutefois que l'essentiel dans le choix d'une approche ou d'une autre tient à la connaissance (au préalable) des contraintes et besoins de la cible, l'impact souhaité ainsi que le type d'accompagnement qui sera nécessaire à la réussite d'un projet e-Learning. Tour d'horizon des principales tendances.
Quels types de solutions développez-vous pour les entreprises ?
Proactech développe et commercialise une solution e-Learning globale comprenant:
y Une offre standard à travers notre produit phare «Proactech e-Learning Academy» qui consiste en plus de 700 heures de formation interactive axée sur quatre grandes thématiques: le management, la communication et le développement personnel, les bases informatiques et la bureautique, et les langues. Ces contenus de formation sont intégrés dans une plate-forme de suivi et de pilotage de l'apprentissage en ligne (LMS) en mode Cloud. En dehors des contenus en langues édités par un partenaire, tous nos produits sont développés et maintenus par notre société.
y Une offre spécifique à destination d'organismes de différents secteurs, comme par exemple la propriété intellectuelle pour le compte de l'OMPIC, la sécurité informatique pour le compte de l'INRIA et l'INRA en France…
Plusieurs organismes de formations utilisent notre solution standard, comme par exemple l'ESCA ou Al Akhawayn Executive Center dans le cadre de parcours de formation en Blended au profit de leurs propres clients.
Selon les thématiques cibles, nos contenus de formation s'appuient sur les approches pédagogiques du "Learning by doing", du «story telling» et de la «gamification» (l'apprentissage à travers le jeu). Nous nous positionnons également sur le mobile learning à travers la technologie HTML5. Ainsi, l'apprenant évolue dans un environnement virtuel stimulant et engageant proche de son environnement professionnel lui permettant d'apprendre et d'exercer ses compétences dans des cas réels. Au jour d'aujourd'hui, Proactech a déjà développé des modules en arabe, français, anglais, et dans certains cas en darija.
MOOCs, serious games, mobile learning… On constate l'émergence de nombreuses tendances. A votre avis, quelles en sont les principales ?
Il existe de multiples tendances en matière de digital learning. Il y'a d'abord la gamification (serious game et learning games) qui consiste en l'intégration du jeu pour susciter et maintenir le plaisir et l'engagement dans l'apprentissage jusqu'à atteindre un but. Les LMS en cloud : LMS ou Learning Management System est également une plate-forme qui permet d'héberger les contenus de formation et de piloter et suivre l'apprentissage. Fini le temps où on devait intégrer cette solution sur des serveurs internes, le Cloud apporte pour le e-learning comme pour d'autres domaines une grande souplesse. On peut citer également le Mobile Learning qui s'impose comme terminal de choix pour des vidéos où quiz courts (5 minutes) qui peuvent servir de rappel ou de mises à jour. D'autre part, les MOOC (massive open online courses), concept à la mode, répondent à la problématique de massification en termes de nombre d'heures de formation et de nombre d'apprenants et à moindre coût. Mais ils se heurtent souvent à un manque d'assiduité des apprenants qui abandonnent souvent en cours de route, ainsi qu'au choix d'un modèle économique viable sur le long terme.Chacune de ces tendances suit d'une manière générale l'évolution des technologies web, mais ce qui reste et doit rester l'essentiel dans le choix de telle ou telle approche est de connaître, au préalable, les contraintes et besoins de la cible, l'impact souhaité ainsi que le type d'accompagnement qui sera nécessaire à la réussite d'un projet e-Learning.
Existe-t-il une pléthore de solutions sur la place ?
Le marché marocain représente un véritable potentiel de par les grands besoins non satisfaits en développement des compétences pour toutes les tranches de la population. De ce fait, de plus en plus d'éditeurs internationaux commercialisent leurs produits au Maroc à travers des partenaires locaux.
Cela dit, les bénéfices de l'intégration du e-Learning pour une entreprise sont nombreux. Notons à titre d'exemple le fait de garantir une bonne appropriation des compétences, chacun selon son rythme et son niveau selon un référentiel de compétences précis, mesurer l'impact réel des formations à travers des évaluations objectives et systématiques et des tableaux de bord de suivi en temps réel, réduire les coûts de formation en réduisant considérablement les coûts liés à la logistique ainsi qu'atteindre des populations géographiquement éloignées des centres de formation en peu de temps. Pour pallier le risque que l'apprenant se retrouve «isolé» en mode 100% e-Learning, la mise en place de dispositifs mixtes (ou «blended learning») alternant formation à distance et en salle sont souvent plus performants et plus efficaces. Autre facteur de réussite d'un dispositif e-Learning, la mise en place d'un accompagnement virtuel des apprenants et la création de communautés de partage entre les pairs à travers des outils collaboratifs dédiés permettant d'enrichir l'apprentissage.
Dernier facteur, le degré d'engagement du client et du prestataire est essentiel pour la réussite du projet e-learning.
Faut-il être vigilant sur certaines étapes pour éviter les échecs ?
On peur citer le manque de fixation d'objectifs clairs: comme pour tout projet, il est impossible d'atteindre un objectif qui n'est pas défini ! Une grande partie de la réussite d'un projet e-learning réside dans la qualité de la définition des objectifs en termes d'acquisition des compétences et des performances. Passer du 0% e-learning à 100% e-learning d'un seul coup est également préjudiciable. Le développement de contenus pauvres en interactivité et en apport pédagogique (écrans de type Puces/images avec quelques quiz) ou encore le manque d'accompagnement des apprenants pendant l'apprentissage pour maintenir l'engagement et la motivation sont autant de facteurs menant à l'échec. Ce qui implique généralement de très faibles taux de suivi des formations.
En résumé, un projet e-Learning qui se limiterait à mettre à disposition des apprenants uniquement des comptes de formation en ligne a très peu de chances de réussir.


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