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Arganier: La menace qui venait d'Israël
Pas assez de munitions pour redresser la filière
Publié dans L'Economiste le 11 - 04 - 2012

Intermédiaires, concurrence des industriels... beaucoup de dysfonctionnements à endiguer
En moins de cinq ans la filière argan a fait un véritable bond en avant. L'activité s'est en effet structurée disposant aujourd'hui d'un cadre institutionnel bien établi et d'une feuille de route jusqu'à 2020. Les objectifs de cette stratégie à cette échéance consistent tout d'abord en la réhabilitation de 200.000 ha de l'arganeraie, la domestication de l'arganier et l'extension de sa culture en conduite moderne sur 5.000 ha. Il s'agit aussi de l'augmentation de la production de l'huile d'argan pour atteindre, en 2020, 10 000 tonnes /an. A noter que celle-ci aujourd'hui est estimée à 4.000 tonnes/an dont plus de 60% exportées. De même, il est question d'une valorisation et d'une promotion modernes et efficientes des produits de l'arganier ainsi que de la défense de la singularité du label Maroc de l'arganier (IGP Argan) comme de l'ensemble de ses produits et dérivés sur le marché international. Et ce, à travers plusieurs actions. En effet, le programme de développement de la filière argan s'articule autour de plusieurs axes. Il s'agit de l'émergence d'un pôle de compétences en recherche et développement intégré dédié à l'arganier. A ce sujet ce qui est envisagé c'est la mise en place d'infrastructures de proximité nécessaires et la formation de compétences spécialisées pour promouvoir la recherche scientifique et technique dans ce domaine. De même il est prévu la concrétisation d'un programme de recherche entièrement dédié à la filière avec ses dimensions agro-forestière, socioéconomique et environnementale. Le développement d'une valorisation forte et pérenne et l'amélioration des conditions cadres de la filière sont les autres axes de cette stratégie.
A noter que le coût global de la mise en œuvre de l'ensemble de ces actions s'élève, à l'horizon 2020, à près de 2,81 milliards de DH. Le gouvernement contribuera au soutien de la profession pour la concrétisation des actions prévues dans le cadre du contrat programme à travers la mobilisation d'une enveloppe budgétaire globale de 2,25 milliards de DH. Avant de se lancer dans la mise en œuvre de ce plan d'action, il a été question d'abord d'assurer l'intégration de la filière de l'amont à l'aval. C'est ainsi qu'un groupement réunissant l'interprofession, constitué de cinq collèges a été mis en place. «C'est une des étapes des plus importantes. Elle permet d'avoir un seul interlocuteur et d'avancer dans une démarche concertée», souligne Latifa Yaakoubi, directrice du développement des zones de l'arganier à l'Andzoa (agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l'arganeraie). Ces derniers mois, la jeune manager s'est attelée à la mise en place de l'antenne de l'Andzoa dans la capitale du Souss. Aujourd'hui selon elle, il est question avant de se lancer dans la mise en œuvre de chantiers en faveur des populations de l'aire de l'arganier, de poursuivre la sensibilisation des ayants-droit. Ceux-ci constituant un maillon clé de la filière. Dans le secteur, depuis la mise en place de l'indication géographique protégée, d'importantes avancées ont été enregistrées. Il s'agit notamment d'une modernisation des techniques de production, d'étiquetage et de conditionnement et une qualité remarquable. Ce résultat est incontestablement le respect par les coopératives certifiées des exigences du cahier de charges élaboré par l'Amigha. Il reste cependant aujourd'hui beaucoup à faire. Si de jour en jour, on assiste à une véritable explosion de la demande de l'huile d'Argan défiant toute concurrence, notamment sur les marchés européens, générant une forte augmentation du prix, ce n'est pas pour autant les producteurs qui en profitent. La situation bénéficie plutôt aux intermédiaires sans oublier que les exportations du vrac sont en forte croissance. Le domaine bien qu'en pleine évolution, est marqué en effet par quelques dysfonctionnements. D'une manière générale, les coopératives de production connaissent des problèmes de commercialisation. Selon Dr Ourais, président d'Amigha, il existe plus de 170 coopératives dans le secteur mais plus de la moitié ne travaille pas. De fait la filière ne compte qu'une vingtaine de coopératives certifiées. Le monopole du commerce de l'huile d'argan à l'international est plutôt détenu par les industriels. Il reste donc à faire valoir véritablement les intérêts des producteurs et limiter l'exportation du vrac pour une valorisation et un développement efficient de la filière. Pour l'heure l'Andzoa prépare sa stratégie 2020. Une étude est en cours de réalisation. Elle devrait aboutir à la fin de l'année sur des orientations qui se déclineront en plans d'actions. En attendant, l'avenir est prometteur pour la filière.
Prix
L'huile d'Argan est indéniablement une des huiles la plus chère au monde. Le prix d'un quart de litre conditionné d'huile d'argan alimentaire est à 100 DH sur le marché local. A l'export l'huile exportée en vrac est commercialisée à 150 DH le litre en moyenne cette année. En Europe le litre de l'huile alimentaire peut atteindre sur le marché local 100 euros environ alors que le cosmétique est à 30 euros les 50 ml ce qui revient à 600 euros le litre. A noter que c'est au 13ème siècle que le médecin égyptien Ibn Al Baytar a remarqué l'arbre exceptionnel qu'est l'arganier et en a fait une des premières monographies décrites dans l'histoire. Aujourd'hui les recherches des scientifiques sont de plus en plus approfondies et révèlent de nouvelles et étonnantes propriétés de l'huile extraite des fruits de l'arganier.


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