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Musiques sacrées: La 21e édition s'achève ce week-end
Publié dans L'Economiste le 29 - 05 - 2015

Le festival de Fès des Musiques sacrées du monde s'achève en beauté ce week-end avec la saeta, cantico espiritual, les Andalousies de Mohamed Briouel suivies d'un spectacle inédit de l'Emirati, Hussain Al Jasmi.
Vendredi 29 mai, place à la musique de chambre avec hautbois, clarinette, basson et 3 voix exceptionnelles qui chantent la saeta de Séville à l'image des déclamations poétiques d'antan. La saeta est ce chant mystique où l'homme peut crier et chanter, à Dieu, à la Vierge, la profondeur de ses émotions. A travers romances, peteneras et seguiriyas, l'âme de l'Andalousie et des processions sévillanes sera sublimée. Un spectacle d'une dimension profondément spirituelle et aérienne sera donné, à 16h30, au musée Batha. Bab Makina recevra, pour sa part, l'orchestre arabo-andalou de Fès dirigé par Mohamed Briouel. Le rendez-vous est donné aux festivaliers à 21h, pour une fresque andalouse. Y participent des artistes de renom comme Beihdja Rahal (Algérie), Sonia Mbarek (Tunisie), Benjamin Bouzaglo, Sanaa Maharati, Nabyla Maan, et Marouane Hajji (Maroc). Sous la main du maître Mohamed Briouel, la musique andalouse rayonnera de mille et une facettes des grandes écoles du Maghreb au Liban. «Remplis nos coupes, la brise se prépare. Les étoiles s'emploient à freiner leur course. L'aurore nous offre sa blancheur de camphre. Depuis que la nuit a repris son ambre noir». C'est dans ces termes que les Andalousies seront chantées.
Samedi 30 mai, un autre hommage sera rendu à l'Afrique. Rappelons-le, le continent est célébré cette année par le festival sous la thématique, «Fès, au miroir de l'Afrique». Ainsi, à 16h30, le Sénégalais Faada Freddy donnera son concert au musée Batha. L'art du gospel, revu par un rappeur africain de son vrai nom Abdoul Fatah Seck. Percussions corporelles, battements de choeurs et claquements de doigts, innovent l'âme d'une soul musique très africaine et innovatrice. «Quand on ne sait où l'on va, qu'on sache d'où l'on vient». C'est de ce proverbe sérère que s'inspire Freddy qui propose une formule sans autre instrument que la voix et les percussions corporelles. Entre battements de cœurs et claquements de doigts, Faada Freddy fascinera avec sa voix particulière au service d'une pop music raffinée. Le soir, le très attendu Hussain El Jasmi se produira à Bab El Makina. Sa voix et ses mélodies résonneront dans les entrailles du monument emblématique situé à quelques pas du palais royal. L'artiste qui s'inscrit on ne peut mieux dans le courant musical khaliji de la péninsule arabique est très sollicité par le public marocain. Les festivaliers de cette clôture viennent de différentes villes du Royaume. Certains ont préféré les musiques sacrées de Fès au Mawazine de Rabat. En tout cas, ils apprécieront le timbre vocal de Hussain El Jasmi, dont le grain renvoie aux voix des pêcheurs de perles ou des poètes bédouins.
Marée humaine
L'on se rappellera longtemps des soirées de Cheb Bilal qui a drainé plus de 50.000 spectateurs, ou encore du rappeur Muslim qui a attiré, pour la soirée du 27 mai, près de 70.000 jeunes. L'artiste tangérois a profité de la présence de cette marrée humaine pour se déchaîner. Par ses chansons libres et révolutionnaires, inspirées du rap américain, il a tiré à boulets rouges sur Benkirane, son gouvernement ainsi que les responsables corrompus. Ce n'est peut-être pas un hasard si son concert a connu, par moments, des coupures d'électricité.
Neuf jours de fête
Cette 21e édition qui s'achève ce week-end aura tenu son pari. Ses organisateurs ont offert neuf jours de fête aux festivaliers marocains et étrangers qui ont savouré les spectacles en toute quiétude. Surtout les nuits de la médina. Ici, les ruelles n'ont jamais été aussi propres, sécurisées et illuminées. Mais le grand succès populaire est celui connu et reconnu à la place Bab Boujloud. Le Festival dans la ville a rassemblé lui aussi les grandes traditions musicales du sacré, les musiques spirituelles et les musiques du monde. Il s'inscrit dans la lignée générale du festival de Fès des Musiques sacrées du monde mais il a cette caractéristique qu'il propose aux habitants de Fès, du Maroc et de l'étranger des concerts gratuits sur diverses places populaires de la ville quotidiennement.
Badr Rami
Originaire de Syrie, mais né au Maroc, Badr Rami a offert son tarab au public du complexe Sidi Mohamed Ben Youssef, mercredi, dans le cadre des nuits dans la médina. On a retrouvé, à travers ce chanteur, l'art d'interpréter les Quodud Halabiya, les chants traditionnels d'Alep, la grande ville syrienne musicale et historique, à la manière du regretté Sabah Fakhri.


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