Les propositions du PPS pour un nouveau contrat politique»    Un journal indien fustige le blackout total sur la situation du coronavirus à Tindouf    Chelsea en pole position pour accueillir Timo Werner!    Chauffeurs de taxi: Cet autre corps de métier qui pâtit de la crise sanitaire    Actes de violence de ce groupe terroriste en Afrique de l'Ouest et au Sahel    Vrai ou Fake sur la covid-19 au Maroc, vendredi 5 juin    Confinement: Tous ensemble?    «Avoir un bon réseau est utile dans l'insertion sociale et professionnelle future»    «De la nécessité de la réforme et restructuration du secteur des ICC»    ADM invite les usagers à vérifier leur solde Jawaz    Le coût du confinement en Afrique s'élève mensuellement à 09 milliards de dollars    La vérité derrière le mensonge    La province de Khouribga désormais indemne du coronavirus    Covid-19: Quand les contes populaires font front à l'impact de l'épidémie    Cyclisme: Prudence et sécurité, maîtres mots de la reprise    Exclu-Al Bayane: Boutaib en discussion avancée avec un club de la Botola    Afghanistan: Les troupes US bientôt «at home»?    Coronavirus : 27 nouveaux cas, 8.030 au total, vendredi 5 juin à 10h    Coronavirus: une baisse de 54,6% du trafic aérien au mois de mars 2020    Modèle de développement: Des pistes de relance pour Fès-Meknès    Parlement: Les conseillers préparent leur déconfinement    Aérien: Ce que risquent de perdre les compagnies africaines    Reprise des vols: La Turquie conclut un accord préliminaire avec le Maroc    Le virus prépare une révolution monétaire    Débat sur la place de la culture dans le Maroc d'après-pandémie    Bientôt le retour du public dans les stades d'Italie    Hamza El Hajoui : Le sport joue un rôle économique et social créateur de valeur ajoutée et d'opportunités d'emploi    Yassine Boujouama signe son premier contrat pro avec Bordeaux    Retour d'expérience et stratégies de déconfinement    Le tourisme et le transport seront essentiels à la reprise de l'économie nationale après la crise    Cannes s'offre Wes Anderson, François Ozone et Steve McQueen dans la sélection officielle    La stratégie de développement durable remise sur le chantier    La ministre de la Solidarité détaille son action devant la commission parlementaire des secteurs sociaux    Opération exceptionnelle d'établissement des CNIE pour les MRE    Covid-19 aidant, SAMIR met à disposition ses bacs de stockage    Les éclaircissements de la Chabiba ittihadia    Des journaux nord-macédoniens soulignent la reconnaissance internationale croissante de la marocanité du Sahara    Rabat revient, doucement et sûrement, à la vie…    Pétrole: Les cours reprennent timidement    Le scénariste Hassan Lotfi n'est plus    Le Polisario dans la nasse de la justice espagnole    Youssouf Amine Elalamy lauréat du prix Orange du livre en Afrique    Prolongation de l'exposition "Maroc: une identité moderne" à l'Institut du monde arabe de Tourcoing    De la distanciation littéraire: Tentative de réflexion    Foot: LaLiga fixe le calendrier de reprise    L'Amérique et ses démons    Décès à Tanger de la libraire et éditrice Marie-Louise Belarbi    Message de condoléances d'Abbas El Fassi    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Contrer les contenus extrémistes, l'affaire de tous
Publié dans L'Economiste le 18 - 06 - 2019

Pour Latifa Akharbach (au centre), les autorités de régulation ont leur mot à dire pour éviter la prolifération de contenus extrémistes et nuisibles dans les médias digitaux (Ph. Adam)
«Nous sommes une partie de la solution», plaide d'emblée Latifa Akharbach, la présidente de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca). Ancienne ambassadrice et spécialiste des médias, la responsable de la Haca intervenait lors du Cyfy Africa 2019, qui vient de se dérouler à Tanger.
«Le renforcement des moyens, des prérogatives et de l'expertise des régulateurs des médias est désormais considéré, au plan international, comme partie importante de toute stratégie de lutte contre les discours de radicalisation et de haine», note Akharbach.
Le problème, ce sont les dérapages et les contenus extrémistes et nuisibles qui prolifèrent sur le web et les réseaux sociaux. Les récents événements de Christ Church en Nouvelle Zélande avec l'odieux «Live» du massacre de plusieurs dizaines de fidèles dans une mosquée en est l'un des exemples les plus frappants. L'assassin s'était radicalisé sur les réseaux sociaux en partageant des contenus disponibles pour tous les publics que personne n'a réussi (ou voulu) traquer.
En effet, les opérateurs des réseaux sociaux plaident souvent la non-ingérence même si des doutes persistent sur la «neutralité algorithmique» dont se prévalent la plupart d'entre eux. Cette neutralité a été largement entamée avec l'affaire Cambridge Analytica.
D'ou la nécessité de renforcer les moyens et les prérogatives des régulateurs et de profiter de leur expertise en la matière, même si leur juridiction n'inclut pas le web. «Mais la porosité des frontières entre les médias rend nécessaire plus que jamais cette régulation», insiste Akharbach. «Sur le terrain, des groupuscules comme Daech ont peut-être perdu la guerre, mais leur propagande de haine est toujours là circulant sur le web», précise cette dernière et en plusieurs langues.
Même si personne ne peut prétendre la panacée, il reste que la solution doit être globale, comme le précise la présidente de la Haca et émaner de l'ensemble des acteurs, créateurs de contenu mais aussi des journalistes, des éducateurs et des opérateurs eux-mêmes. «C'est le développement de l'esprit critique et la promotion d'une véritable éducation aux médias et à l'information qui sont susceptibles de renforcer l'immunité des individus», continue la responsable de la Haute autorité.
Intervenant dans le cadre d'un panel consacré à la question de la lutte contre l'extrémisme violent, la présidente de la Haute autorité a relevé que le discours de radicalisation n'est pas uniquement en lien avec la religion et qu'aujourd'hui, la radicalité a conquis d'autres espaces, attiré de nombreux acteurs et s'est élargie à de nouvelles questions.
«Les mouvements politiques d'extrême droite, les néo-nazis, les islamophobes ou les suprématistes, pour ne citer que ces exemples, utilisent les mêmes procédés de recrutement numérique», a-t-elle poursuivi. D'ou la nécessité de redoubler d'efforts pour les contrer.
Ali ABJIOU


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.