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Epargne retraite: le PLF 2015 déçoit !
Publié dans Les ECO le 03 - 11 - 2014


Sommaire
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La limitation de la déduction des cotisations d'assurance de retraite des salariés à 10% de leurs salaires
entraînerait de graves conséquences sur la dynamique de l'épargne et de l'investissement.
Le projet de la loi de Finances 2015 suscite, encore une fois, le mécontentement et la déception dans la sphère financière. Plus particulièrement, il est pointé du doigt par les compagnies d'assurance. Principal reproche : la limitation de la déduction des cotisations d'assurance de retraite des salariés à 10% de leurs salaires, au lieu de la totalité, est une hérésie. Elle entraînerait de graves conséquences sur la dynamique de l'épargne et de l'investissement. Alors que l'Assurance-vie commençait à peine à revenir sur les devants de la scène, la voilà qui risque d'être bloquée si ce projet passe tel qu'il est ! En effet, après la contre-performance généralisée de 2013, avec des primes émises en baisse de 15%, l'activité a repris de plus belle au premier semestre 2014 avec une hausse de 11,7% à 4,6 MMDH par rapport à la même période de l'année dernière. Cette embellie qu'affiche la branche Vie est attribuée au bon comportement des produits d'épargne, notamment l'assurance épargne retraite. Un constat que les chiffres appuient. Ce sont, en effet, les assurances dédiées à l'épargne qui dominent la branche Vie et capitalisation, totalisant 70% des primes au terme du premier semestre de cette année.
Une dynamique d'épargne et d'investissement en danger !
De l'avis des professionnels de l'assurance, l'on assiste aujourd'hui à une véritable prise de conscience par le Marocain de l'importance de l'épargne retraite. L'engouement est favorisé, d'une part, par le débat en cours sur la pérennité des régimes actuels de retraite et, d'autre part, par l'attrait de ces solutions au vu des multiples avantages fiscaux qui leur sont réservés. L'épargne retraite permet, jusqu'à présent, aux salariés de déduire la totalité du montant cotisé de l'IR, permettant ainsi, grâce à des mécanismes d'optimisation fiscale, d'échapper à une bonne partie de cet impôt même après la sortie dudit produit à l'échéance. Dans le même sens, les professionnels affirment que cette tendance devrait se confirmer notamment sur fond de marché boursier en reprise, surtout que les contrats d'épargne retraite garantissent un minimum de rendement en plus du capital qui est garanti de fait. Tout une dynamique qui sera ralentie si la déductibilité des cotisations d'assurance de retraite venait à être limitée à 10% du salaire net ! Il semblerait que l'Etat ne tire pas les enseignements des erreurs du passé. La limitation à 10% de la déduction des cotisations d'assurance de retraite des salariés rappelle celle déjà appliquée aux professionnels. Celle-ci est, en revanche, fixée à 6%. À en croire les propos des assureurs, cette limitation appliquée aux professions libérales n'a pas encouragé l'épargne de cette catégorie de souscripteurs. Les revenus ainsi que les résultats des entreprises d'assurances semblent menacés. Les compagnies qui devraient être le plus lourdement impactées sont la Marocaine Vie, Axa assurance, Wafa Assurance et RMA Watanya.
Des priorités qui changent ?
D'aucuns n'ignorent que les compagnies d'assurance ont un bienfait évident sur l'économie dans son ensemble. En effet, ces entreprises gèrent un actif d'un peu près 115 MMDH pour le compte des épargnants et des bénéficiaires des contrats, qui sont investis directement dans l'économie nationale. Aujourd'hui, le secteur est considéré comme le premier souscripteur en bon de Trésor ainsi que le premier investisseur à la Bourse de Casablanca. Ce n'est pas tout, à chaque fois que l'Etat décide de faire d'un secteur, une priorité pour l'économie nationale (le Tourisme, l'Industrie), il peut bénéficier de la force de frappe des compagnies d'assurance qui gèrent des fonds colossaux, surtout constitués d'épargnes longues. Combien de complexes à travers le royaume ont été financés par les compagnies d'assurances et des caisses de retraite et aujourd'hui encore, les entreprises d'assurances les banques mobilisent des centaines de millions de dirhams dans un véhicule de placement dédié à ce que l'on appelle les plateformes industrielles intégrées (P2I). L'Etat, quand il n'encourage pas l'épargne longue, met en danger toute cette dynamique qui est créée par l'investissement dans l'industrie des compagnies d'assurance. L'Etat a-t-il changé ses priorités. En tout cas, on a remarqué que, dorénavant, il s'attache plutôt à augmenter ses recettes !Une vision qui ne manquera pas d'avoir des impacts sur le plan social. Le fait que la population marocaine soit jeune (près de la moitié de la population est âgée de mois de 30 ans), présente un réel problème quand on le voit de l'angle de la retraite. En effet, si cette population ne venait pas à se constituer des pensions de retraite descentes, c'est une bombe à retardement dans les 30 à 40 ans à venir. «La vieillesse est un naufrage», écrivit Chateaubriand ! L'Etat a pour responsabilité d'inciter les salariés et les professions libérales en activité à se constituer un filet de sécurité pour leurs vieux jours, d'autant que l'espérance de vie continue à s'allonger.
Désamour du gouvernement pour les salariés du privé ?
Pour les salariés du privé, le système de retraite au Maroc peut être considéré comme un système «à trois piliers». Le régime de base, le premier pilier qu'est la CNSS, reste très limité et ne permet pas un taux de remplacement décent. Pour peu que le salarié ait un salaire supérieur à 6.000 dirhams, qu'il n'ait pas cotisé de manière régulière, il risque de se retrouver avec une rente de retraite très faible par rapport à son dernier salaire d'activité. C'est à ce niveau qu'intervient le deuxième pilier qui est constitué par la CIMR. Ce denier offre certes la possibilité de cotiser jusqu'à 10% de son salaire, mais le taux de cotisation moyen tourne autour de 5,75%, selon les responsables de la caisse. Un taux qui fait aussi que la retraite future ne pourra jamais égaler le dernier salaire. «Un niveau de cotisation patronales de 6% et salariale de 6% n'est pas suffisant pour retrouver un niveau de remplacement intéressant à la retraite. Il faut un minimum de cotisation de 20% (cotisation salariale de 10% et patronale de 10%) pour permettre de se retrouver avec un niveau de pension décent», nous explique un assureur. Cependant, il ne faut pas omettre que le régime de la CIMR est facultatif. Ce ne sont donc pas toutes les entreprises au Maroc qui font profiter leurs salariés de ce système, d'où l'importance de l'Assurance épargne retraite. Contrairement aux régimes classiques qui reposent sur le système de la répartition ou sur les deux systèmes de la répartition pour les cotisations patronales et la capitalisation pour les cotisations salariales, l'Assurance épargne retraite est un contrat par capitalisation pure. Cela veut dire que l'épargne constituée pour chaque adhérent résulte de ses propres cotisations et des placements effectués par la compagnie d'assurance. Elle ne dépend jamais de celle des autres membres du groupe. Du fait que les contrats garantissent le capital en plus d'un minimum, fait que l'assurance épargne retraite est jusqu'à présent, le meilleur moyen pour se constituer une épargne certaine en vue d'une retraite décente. Dans l'état actuel des choses (un taux de cotisation CNSS limité et une CIMR facultative), une politique plus visionnaire de l'Etat aurait été de permettre aux salariés ainsi qu'aux professionnels une déduction des cotisations d'assurance de retraite à hauteur de 20 à 25% de leurs revenus. Une telle politique aurait des avantages induits sur la réduction du noir et de l'informel, la protection des salariés et des professionnels et une manne financière supplémentaire qui pourrait booster l'épargne longue et l'investissement productif. ...Lire la suite


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