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Qu'en disent les médias internationaux ?
Publié dans Les ECO le 04 - 07 - 2011

«Ils ont dit oui». «C'est un pas important dans le développement démocratique que connaît le Maroc». «Victoire du oui au référendum constitutionnel au Maroc ». «Victoire impressionnante et sans appel». Depuis l'annonce des résultats préliminaires du référendum constitutionnel ce vendredi 1er juillet, l'opinion publique internationale ne manque pas de relayer l'information. Opinions, commentaires, analyses, tout le monde y va de son point de vue et revient sur «la victoire» qui pour beaucoup se veut synonyme d'un «pas important vers un nouveau système démocratique». Voici un tour d'horizon des kiosques des quatre coins du monde :
Le Monde
Les Marocains ont voté vendredi à une écrasante majorité pour le "oui" au référendum sur le projet de révision constitutionnelle. Plus de 98 % des électeurs ont voté pour le "oui" dans 94 % des bureaux de vote, a déclaré le ministre de l'intérieur marocain Taib Cherkaoui. Ce dernier a également indiqué que le taux de participation a atteint 72,65 % dans les 94 % des bureaux de vote où le dépouillement a eu lieu. Ce référendum, le premier du règne du roi Mohammed VI qui a accédé au pouvoir en 1999, renforce les pouvoirs du premier ministre et du Parlement tout en préservant le prééminence politique et religieuse du monarque. L'issue positive de scrutin était considérée par les observateurs comme "acquise". Le projet de Constitution vise à "consolider les piliers d'une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale", avait déclaré Mohammed VI dans un discours adressé à la nation le 17 juin. Le premier ministre, issu du parti vainqueur aux élections, aura la possibilité de dissoudre la chambre des représentants, ce qui était du seul attribut du roi avant le projet de réformes, prévoit notamment le texte.
Le Figaro
Les électeurs ont approuvé vendredi à plus de 90 % le projet de Constitution proposé par le roi Mohammed VI.
À Rabat, la capitale, comme dans tout le royaume, les Marocains ont voté vendredi pour un renforcement de la démocratie. Bien avant la fermeture des bureaux de vote, la victoire du oui au référendum sur la nouvelle Constitution paraissait largement acquise. De fait, plus de 98% de Marocains ont voté pour le ‘oui' dans 94% des bureaux, a déclaré dans la nuit le ministre de l'Intérieur marocain Taib Cherkaoui. La plupart des partis politiques, des syndicats ainsi que les confréries musulmanes soufistes avaient appelé les électeurs à approuver le texte élaboré après une large consultation publique. Dans le camp des sceptiques, l'opposition, qui dénonce des réformes en trompe-l'œil, se résumait aux militants du mouvement contestataire et libéral du 20 février et aux islamistes de Justice et Bienfaisance, la secte du cheikh Yassine. En appelant à voter oui, Mohammed VI a pesé de tout son poids dans la courte bataille électorale autour du projet. Son choix a influencé des Marocains très attachés dans les campagnes comme dans les grands centres urbains à la personne du souverain chérifien. L'intervention royale a toutefois divisé les élites. Certains y ont vu le premier geste d'un roi citoyen. Les autres ont considéré qu'une fois de plus le roi péchait par excès d'interventionnisme et ne se posait pas en position d'arbitre.
Financial Times
«La révolution pacifique est impossible», John Kennedy a dit, «faire la révolution violente est inévitable». Le roi Mohammed VI du Maroc essaie d'éviter de devenir le dernier dirigeant arabe à prouver cette maxime. Le vendredi 1er juillet, les citoyens marocains ont eu la chance de voter sur un ensemble de réformes constitutionnelles proposées en réponse aux protestations des jeunes qui ont éclaté à travers le royaume en février dernier. Les propositions constituent une première étape favorable vers un système politique plus ouvert – mais sans plus. Les réformes visent une variété de problématiques que connaît le Maroc. Ainsi, les femmes bénéficieront de davantage de garanties en ce qui concerne l'égalité sociale et civique. La langue berbère sera officiellement constitutionnalisée. Mais le plus grand changement concerne le transfert de pouvoirs exécutifs par le monarque au Premier ministre. À partir de maintenant, le Premier ministre sera choisi parmi le parti qui remporte le plus de sièges aux élections parlementaires. Il sera également nommé chef du gouvernement. Le Parlement quant à lui gagnera plus de prérogatives en termes de surveillance des droits civils et des procédures électorales.
Washingtonpost
Ce vendredi 1er juillet, les Marocains ont approuvé massivement le projet de la nouvelle Constitution proposé par leur roi qui mènera vers une réforme démocratique au pays, annonçait hier soir le ministère de l'Intérieur. Les résultats préliminaires ont montré une cote de 98,94 % d'approbation et de 72,56 % de taux de participation et semblaient indiquer conviction des Marocains dans les promesses du roi de la réforme quelques mois seulement après que des centaines de milliers aient défilé dans tout le pays nord-africains demandent plus de démocratie.
The Independent
Le Maroc tient sa consultation référendaire au moment où les révolutions qui ont balayé la région peinent toujours à réaliser le changement tant souhaité. Le Maroc s'est abstenu de recourir à la force contre les manifestants, au moment où les réalisations démocratiques au lendemain des événements du Printemps arabe restent fragiles, les réformes engagées par le Maroc lui ont valu un soutien à grande échelle de la part de la communauté internationale
The Guardian
La nouvelle loi consacre les droits de la femme et des minorités, et consolide les pouvoirs du parlement et du pouvoir judiciaire. L'opération de vote a été organisée de manière à faciliter à tous les Marocains de participer, y compris les analphabètes, (...) les bureaux de vote dans les régions rurales ont enregistré une forte affluence.
Radio publique américaine NPR
«C'est une victoire impressionnante et sans appel de la réforme constitutionnelle à laquelle a appelé le gouvernement. 98 % de oui pour un taux de participation qui dépasse les 72 %. Ce sont des résultats importants, malgré l'appel au boycott des mouvements opposants. (...) Cette nouvelle Constitution appelle à un développement positif, puisque le Premier ministre disposera désormais de plus de prérogatives, le gouvernement également».
France Soir
«Le oui l'a emporté. Sur fond de grands bouleversements dans le monde arabe, près de 98 % des électeurs Marocains ont accordé leur confiance au roi Mohammed VI pour qu'il engage le royaume sur la voie des réformes, selon les résultats officiels du référendum sur une révision de la Constitution. Le taux de participation a atteint 72,65 % dans les 94 % des bureaux de vote où le dépouillement a eu lieu. Aujourd'hui, nous avons tourné une page de notre histoire et ouvert celle de la démocratie participative», a indiqué le ministre de la Communication, Khalid Naciri.
Khaleej Times
Le vote marocain pour les réformes constitutionnelles est susceptible de donner le ton pour l'avenir politique du pays. Le vote intervient dans le cadre de la proposition du roi Mohammed VI, qui a cédé plus de pouvoir au Parlement et au Premier ministre. Perçu comme une mesure préventive pour contrecarrer toutes les chances d'une implosion populaire à l'image de ce qui s'est passé en Tunisie et en Egypte, cette réforme a toutefois provoqué des réactions contradictoires. C'est cependant un développement positif que plus de 98 % de la population aient voté en faveur de la réforme, et s'engagent ainsi dans le chemin d'une réforme politique puissante, accordant au Premier ministre plus de pouvoir, avec un roi qui exerce solennellement ses prérogatives, en tant que figure de proue du royaume.
Agence de presse italienne ANSA
Les changements qu'observe actuellement le Maroc visent à créer une nouvelle classe politique, honnête et efficace, à l'heure où la législature actuelle est pointée du doigt pourr son «extrême faiblesse» et accusée de corruption.
Radio France International
Plus de 98 % de «oui» et un taux de participation de 72 %. Mohammed VI ne pouvait rêver mieux. Une telle participation donne une légitimité très forte à sa réforme constitutionnelle. Ce quasi-plébiscite réaffirme aussi la confiance qu'ont les Marocains en sa personne. À l'inverse, ces résultats sont un coup dur pour le Mouvement du 20 février. Ces contestataires avaient appelé les Marocains à ne pas aller voter. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Si le «oui» et la popularité du roi ne faisaient pas de doute, pour beaucoup, cette approbation exprime une volonté de changement ou à tout le moins celle de voir les réformes démocratiques se poursuivre.
Al Jazeera
Les résultats préliminaires du référendum qui a été organisé le vendredi, ont démontré que 98,48 % des électeurs au Maroc ont voté en faveur des modifications proposées par le roi Mohammed VI à la nouvelle Constitution marocaine. Après le dépouillement des suffrages de 94 % des bureaux de vote, le pourcentage de ceux qui ont soutenu les amendements à la Constitution s'élève à 98,48 %, tandis que le pourcentage des refus s'est élevé à 1,51 %. Le taux de participation au référendum est de 72,65 %. Il est prévu que le Conseil constitutionnel annonce les résultats définitifs entre ce dimanche et le lundi 4 juillet. Selon le ministre de l'Intérieur, Taïb Cherkaoui, le référendum s'est déroulé normalement et reflète le niveau d'interaction entre le peuple et le contenu du projet de Constitution. Le ministre a également souligné que 30 % de ceux qui ont voté étaient des jeunes âgés de moins de 35 ans. L'agence de presse internationale, Associated Press a, quant à elle, attiré l'attention sur la forte participation au référendum, tel que souligné par le gouvernement, ce qui contraste avec les dernières élections parlementaires en 2007, au cours desquelles le taux de participation s'était élevé à 37 % seulement.
Times of India
Une majorité écrasante de 98 % des Marocains ont voté pour des réformes constitutionnelles accordant davantage de pouvoirs au Parlement, et ouvrant la voie vers plus de démocratie. (...) Le référendum qui s'est tenu vendredi 1er juillet sous une chaleur de plomb (près de 41 degrés), aura enregistré un taux de participation de 73 %, dont près de 98 % ont répondu oui à la Constitution élaboréee par la commission, nommée par le Palais, en réponse aux revendications de la rue et à la colère qui envahissait le monde arabe et qui a donné lieu à ce que beaucoup ont appelé le «printemps arabe».


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