Inondations : Premiers convois de retour des sinistrés de Ksar El Kebir    Medhi Benatia annonce son départ de l'Olympique de Marseille    Températures prévues pour le lundi 16 février 2026    Inundaciones: Primeros convoyes de regreso de los damnificados de Ksar El Kebir    Inundaciones: Sidi Kacem organiza el regreso progresivo de las poblaciones evacuadas    Belle semaine pour la Bourse de Casablanca    Nayef Aguerd sonne l'alarme après un nouveau match frustrant de l'OM    L'Association du public de l'AS FAR rejette le stade olympique et exige le retour au Complexe Prince Moulay Abdellah    L'hommage d'Hervé Renard au Maroc : « La CAN a été sublime »    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    USA : paralysie budgétaire partielle au département de la Sécurité intérieure    Royaume-Uni: Propagation rapide de la rougeole dans plusieurs écoles de Londres    Tata: Réunion de suivi du programme de réhabilitation du bassin du Foum Zguid    Intempéries: la province de Sidi Slimane élabore un plan opérationnel intégré pour assurer le retour progressif des citoyens évacués    Gessime Yassine renverse le Vélodrome : « j'ai été intelligent »    CAN : la CAF aurait ordonné de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais lors de la finale contre le Maroc    Algérie : La «sélection de football» du Polisario contestée dans les camps de Tindouf    Inondations : Sidi Kacem organise le retour progressif des populations évacuées    Fake news : Hicham Jerando piégé par une fausse source    Le Salon international « Al Omrane Expo – Marocains du Monde 2026 » fait escale à Paris    Auto Hall renforce sa présence dans le Sud avec une nouvelle succursale à Laâyoune    Le secteur ferroviaire chinois poursuit son expansion grâce aux lignes à grande vitesse    Depuis une position de force, le Maroc mène la transformation historique de la région    Par mesure de précaution face aux intempéries... Suspension des cours dans plusieurs communes de Ouarzazate    Ksar El Kebir : Début du retour des habitants de 17 quartiers évacués après les inondations    Donald Trump évoque un « changement de pouvoir » en Iran    Inondations : Le ministère de l'Intérieur annonce la mise en œuvre imminente des mesures visant à garantir un retour sûr et progressif des populations des zones sinistrées    Akhannouch: La troisième élection du Maroc au CPS de l'UA, un signe de confiance    Le ministère de l'Intérieur dévoile un plan pour le retour des habitants dans les zones sinistrées    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    Rabat : Nouvelle étape dans la coopération institutionnelle entre le Maroc et le Tchad    Maroc-Mauritanie : Vers un renforcement de la coopération agricole et scientifique    Addis-Abeba: Le Maroc réitère son soutien au processus d'opérationnalisation de l'Agence Africaine du Médicament    Province de Guercif/INDH : 230 bénéficiaires d'une caravane médicale pluridisciplinaire    IDARATI x.0 : la future méta-application qui rapprochera citoyens et administration    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    Ukraine: les prochaines négociations se tiendront à Genève les 17 et 18 février    Maroc-Equateur: la billetterie ouverte ce vendredi    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    COMEX : Patrice Motsepe hausse le ton et exige un durcissement des règles    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Finance participative, Dar Assafaa pense (déjà) à l'Afrique
Publié dans Les ECO le 03 - 02 - 2015


Youssef Baghdadi
Président du directoire de Dar Assafaa
La filiale du groupe Attijariwafa bank dédiée à la «finance participative» ou finance islamique n'exclut pas de s'étendre au sud du Sahara, mais le saut ne se fera qu'une fois l'expérience de la finance islamique réussie au Maroc. Youssef Baghdadi, président du directoire de Dar Assafaa, revient ici sur cette option, ainsi que sur les types de produits qui pourraient cartonner sur le marché subsaharien.
Les ECO : Dar Assafaa envisage-t-elle de s'implanter en Afrique subsaharienne ?
Youssef Baghdadi : Le Maroc mène une politique orientée vers l'Afrique. C'est une démarchée affichée et confirmée. Attijariwafa bank figure parmi les institutions et entreprises marocaines qui accompagnent cette dynamique, notamment dans le secteur bancaire. C'est tout à fait normal qu'Attijariwafa bank, qui est présente dans tous les métiers de notre secteur, pense à explorer le filon de la finance islamique en Afrique. Dar Assafaa, qui assure le segment «finance participative» du groupe, n'exclut pas dans l'avenir de se lancer sur le continent afin d'accompagner les pays africains dans le développement de la finance participative.
Avez-vous un calendrier d'expansion déjà établi à ce propos ?
Je pense que c'est très prématuré d'en parler pour le moment. Au Maroc, nous sommes en train de construire la banque participative. Une fois qu'elle sera effective, avec tous ses fondements, nous pourrons alors l'exporter vers l'Afrique.
Selon vous quels produits présentent le plus de chance de rentabilité en Afrique ?
Pour les particuliers, on note un besoin d'équipement. Qu'il s'agisse de l'immobilier ou des moyens de transport, le besoin est là. À cet effet, je pense que le produit «Mourabaha» pourrait intéresser ce type de clientèle car il s'adapte le plus à leurs attentes. Concernant les entreprises, nous privilégions d'autres produits comme la «Moucharaka» ainsi que beaucoup d'autres outils possibles.
Quels pays vous paraissent beaucoup plus disposés à accueillir ce type de finances ?
Je pense par exemple au Sénégal. C'est un pays bien positionné pour développer la finance participative. C'est une opportunité importante, du fait de sa proximité culturelle avec le Maroc. Avec ce pays, les choses se feront naturellement. Sinon je pense à des pays comme la Côte d'Ivoire également. Cela dit, aucune décision n'est encore prise dans ce sens. Nous sommes encore concentrés sur la concrétisation et la réussite de cette expérience au Maroc.
Quel serait l'utilité de l'accord signé récemment entre Attijariwafa bank et l'Etat ivoirien sur la finance islamique ?
Attijariwafa bank a beaucoup de compétences et de savoir-faire dans le domaine bancaire aussi bien dans le segment conventionnel que la finance islamique. Cet accord sert à l'accompagnement dans le conseil technique. Le groupe met son expertise à la disposition du gouvernement ivoirien.
Comment se portent les activités de Dar Assafaa au Maroc ?
Nous sommes installés depuis quatre ans. Nous sondons le marché. Il est vrai que nous ne communiquons pas beaucoup sur l'évolution de notre activité, mais nous avons une clientèle. C'est une clientèle de niche. Pour le moment, le plus important c'est de mieux connaître ce marché de la finance participative afin de mieux construire la banque Dar Assafa.
Perspectives prometteuses
La 6e édition du Forum africain de la finance islamique (FAFI) s'est tenue à Casablanca les 28 et 29 janvier derniers. L'événement a connu la participation de plus d'une centaine de managers, d'experts nationaux et internationaux, ainsi que d'opérateurs financiers. Les débats ont porté sur les «dynamiques, stratégies et enjeux de la mise en place de la finance islamique en Afrique». Il a ainsi été relevé que l'introduction de la finance islamique constitue une source d'opportunités pour les banques marocaines, fortement implantées en Afrique subsaharienne. Elles pourraient ainsi y exporter ce modèle alternatif de financement, dans un contexte d'engouement des Etats africains pour les obligations islamiques (sukuk). Renfermant 40% des musulmans du monde, l'Afrique offre en effet de belles opportunités de développement de la finance halal.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.