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«Mon adrénaline, c'est le travail»
Publié dans Les ECO le 02 - 01 - 2015

Son nom est sur toutes les bouches, tout le monde le connaît et il connaît tout le monde. Mais qui est-il vraiment ? Celui qui s'est fait connaître grâce à son groupe Fnaïre, a réussi à construire une carrière solo, costaud avec pour leitmotiv : la passion et le travail. Zoom sur une valeur sûre de la scène marocaine actuelle.
DJ Van
DJ et producteur
Il est sur tous les fronts avec ses représentations et ses différentes collaborations à succès. Celle qui aura fait le plus de bruit est le duo avec Saad Lamjarred «Enty». Que l'on aime ou que l'on n'aime pas, une chose est sûre, DJ Van travaille et cela se sent. «Le secret de la réussite c'est le boulot. Cela fait des années que je travaille, que je fais des recherches, et que je me réveille le matin en me disant que je vais y arriver. Même s'il n'y a rien à l'horizon», confie le DJ producteur qui se fait appeler «Parrain de la Moroccan Touch» et cette touche marocaine, il en fait son label. En effet, influencé par le Hip-Hop, la NuSoul, le RnB et la House, il nage entre folklore marocain, sons ethniques et sons modernes et a su enflammer les scènes maghrébines et internationales. Originaire de la ville de Marrakech, DJ Van s'est trouvé une vocation en tant que Disc Jockey pendant ses années de lycée et s'est, petit à petit, fait une place dans le monde de la nuit. Enchaînant sur sa notoriété nouvellement constituée, DJ Van se consacre plus à la composition et se lance dans la production. Fort de son expérience depuis les années 90 derrière les manettes et la table de mixage, il a su gérer, à ce jour, sa carrière et celle de plusieurs autres rappeurs marocains.
Créateur du son de Fnaïre, ce son electro marocain particulier, il a su imposer son empreinte et a collaboré avec Don Bigg pour son premier album «Mgharba Tal Mout». «En 2004, lorsque j'ai gagné l'Boulevard avec Fnaïre, on sentait avec le groupe que quelque chose se passait, que l'on commençait à toucher les gens. On a commencé à tourner, faire des concerts, des festivals, rencontrer le public», se souvient DJ Van qui n'a pas eu peur de continuer en solo après la séparation du groupe. «C'était difficile sur le plan humain car Fnaïre est une famille pour moi. Mais sur le plan artistique je sentais que je voulais accomplir plus de choses», continue celui qui a travaillé sur la musique de Barry et qui a fait la musique du film «Casanegra» de Nourredine Lakhmari. En 2013, c'est la consécration internationale avec l'album «Moroccan Touch», qu'il considère comme une mixtape, un concept, une compilation de tout ce qu'il a entrepris depuis plus d'un an et demi. Parmi les nombreux artistes ayant collaboré avec DJ Van à ce jour, on compte de grands artistes marocains tels que le groupe H-Kayne, Bigg, Steph Raggaman, Oum, Khansa Batma et de grandes noms de la scène internationale tels que Cilvaringz (du groupe Wu Tang Clan) ou Salah Edin (Pays-Bas). Il n'oublie pas les jeunes talents puisqu'il remarque une jeune chanteuse marocaine : Manal BK qu'il signe tout de suite. À 21 ans, elle a la musique dans le sang mais se prédestine pour une école de commerce : l'ENCG de Marrakech et met son rêve de côté, jusqu'au jour où elle rencontre DJ Van.«Je l'ai découverte sur Youtube et j'ai demandé à la rencontrer.
Elle est venue avec sa guitare, m'a chanté sa chanson, elle m'a tout de suite convaincu», confie le DJ producteur qui cherchait la prochaine voix féminine au label. Il la trouve en Manal BK qui collabore dans le collectif «Mantssayach» avec Ahmed Soultan, Dizzy Dro, Muslim & Shayfeen. «Il y en a marre de ce qu'il y a. Je voulais de la douceur et de l'originalité». Et c'est ce qu'il trouve chez cette jeune artiste. «Le problème de ce pays c'est qu'il considère la culture comme secondaire alors que c'est la culture qui fait un pays. Cela a été prouvé dans d'autres pays. C'est pour cela qu'on voit plusieurs de nos artistes aller ailleurs, et même s'ils partent ailleurs ils sont mal dirigés. On les voit chanter en une autre langue, choisir n'importe quoi», continue DJ Van. «On peut voir des Marocains chanter en marocain ailleurs. Cela peut s'exporter. Il faut y croire». En tout cas, avec sa Moroccan Touch, DJ Van y croit et compte bien participer à la création d'une véritable industrie musicale au Maroc...


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