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«La place marocaine est plus chère et moins rémunératrice»
Publié dans Les ECO le 03 - 11 - 2014


Mouhammed Mariane
Directeur de Marogest (société de gestion d'actifs)
Les ECO : Comment évaluez-vous le comportement du Masi au troisième trimestre 2014 ?
Mouhammed Mariane : Alors que l'on s'attendait à ce que le marché boursier traverse une période estivale assez calme, à l'instar des précédentes années, ce dernier a été étonnamment plus mouvementé cette année. Les indices boursiers ont, de leur côté, tous emprunté le chemin de la hausse. À commencer par l'indice de toutes les valeurs cotées, le Masi, qui a pleinement profité de la reprise des deux plus grandes capitalisations de la place «IAM et ATW», en plus des valeurs énergétiques, et des deux cimentiers, Lafarge et Holcim, pour réaliser une performance trimestrielle saisissante de 9,26%, et franchir par la même occasion, et pour la première fois depuis juillet 2012, la barre symbolique des 10.000 points. Le baromètre des valeurs les plus actives a fait de son côté, légèrement mieux en clôturant la période sur une hausse de 9,87% à 8.254 points. Pour sa part, la capitalisation boursière s'est appréciée de 40,5 MMDH à 497 MMDH, suite au rétablissement des cours des sociétés cotées.
Quels sont les facteurs qui ont contribué à cette embellie ?
S'agissant des forces ayant alimenté cette poussée positive, figure en premier lieu, les anticipations favorables dressées autour des réalisations semestrielles des sociétés de la cote. D'un œil critique, soulignons que la perçue positive des résultats a été plutôt modeste et elle a occulté de fortes disparités, dépendamment de la situation sectorielle de chaque société. Elle demeure néanmoins très intéressante dans la mesure où elle survient dans un contexte macroéconomique peu favorable aux affaires, avec notamment la baisse avérée de l'activité agricole, l'accroissement modéré des activités non agricoles, la baisse du rythme de croissance de la consommation, la décompensation additionnelle sur les combustibles, la hausse du SMIG, et la décélération de l'investissement notamment sur le marché immobilier. Le deuxième facteur ayant donné un coup de pouce au marché des actions dans son ascension, est l'arbitrage graduel qui se fait en faveur des actions, en relation avec la baisse continue qui lamine le marché des taux, et qui détourne l'attention des investisseurs de ce segment devenu peu lucratif. Notons bien, qu'en raison de l'asymétrie entre la percée réalisée sur le marché boursier, et celle des résultats des sociétés de la cote, la place marocaine est devenue davantage plus chère, avec un PER 2014 estimé de 17,5 fois, et moins rémunératrice, étant donné que le rendement du dividende «D/Y» a dégringolé à 3,9%.
Les échanges ont-ils également profité de cette embellie?
Côté échanges, la volumétrie globale de la place enregistre, au titre du troisième trimestre, un net raffermissement pour s'établir à 6,7 MMDH, contre 2,7 MMDH à la même période de l'an dernier. Cette variation intègre une hausse des volumes réalisés sur le marché central (4,9 MMDH, vs 2,7 MMDH en T3-2013), et sur le marché de Blocs (1,8 MMDH, vs 88 MDH un an plus tôt). Soulignons, en revanche, que la récente envolée des échanges n'a pas suffi pour absorber le retard accusé sur le premier semestre de l'année. La volumétrie globale enregistrée sur le marché accusant toujours un retrait notoire de près de 22% par rapport aux neufs premiers mois de 2013. Par ailleurs, le dynamisme affiché n'aura certainement pas suffi pour dissuader le groupe FTSE (Financial Times Stock Exchange) de rétrograder le marché boursier marocain du rang de «Marché émergent» à celui de «Marché frontière». Une décision actée le 22 septembre 2014 pour motif du manque récurrent de liquidité sur la place marocaine.
Quelle lecture faites-vous des résultats semestriels des sociétés cotées?
Vus dans leur ensemble, les résultats de ce premier semestre sont relativement bien orientés avec une hausse du CA consolidé des sociétés de la cote de 5,6% à 124 MMDH, du résultat d'exploitation de 1,2% à 24 815 MMDH, et du RNPG de 2,5% à 14,3 MMDH. Les principaux contributeurs à cette performance sont les bancaires qui ont profité des plus-values engrangées sur les activités de marchés, ainsi que de la montée en puissance de la participation de leurs filiales africaines, pour afficher un RNPG en hausse de 7,6% à 5 MMDH, et concourir à hauteur de 2,53% à la croissance du RNPG consolidé des sociétés de la cote. JLEC, la toute dernière recrue de la Bourse, n'est pas passée inaperçue, ce semestre, avec une contribution positive de 2,03% aux résultats, attribuable à la comptabilisation d'une compensation financière de 378 MDH, lui ayant été accordée suite au retard de construction des unités 5 et 6. La Samir qui arrive à faire passer ses indicateurs au vert, grâce au lancement de sa filiale de distribution (SDCC), et aux accords passés avec les distributeurs locaux, n'a pas été en reste ce semestre, avec une contribution à la croissance des résultats de la cote de 0,76%. En revanche, le secteur des télécommunications et celui des mines ont brutalement amorti cette orientation positive sous l'effet des pressions concurrentielles qui s'exercent sur le premier, et de la baisse des cours des matières premières qui pénalise le second. En dernier lieu, la légère érosion de la marge d'exploitation agrégée des sociétés qui baisse de 0,9 point à 20,4%, et de la marge nette qui se rétracte de 0,5 point à 11,8%.


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