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Les nouveaux champions de la croissance africaine
Publié dans Les ECO le 28 - 10 - 2014

En matière d'évolution du rythme de croissance, tous les pays africains ne sont pas logés à la même enseigne. À la suite des premières économies ayant enregistré un taux à deux chiffres dans les années 2000, de nouveaux champions de la croissance ont pris le relais. Ils devraient porter la croissance du continent pour les prochaines années en raison notamment d'une certaine résilience dont fait désormais preuve l'économie africaine.
Nigeria 2014 : 7 % 2015 : 7,3%
Le Nigeria a ravi cette année et après révision de son PIB nominal, le titre de première économie du continent. Son PIB nominal est désormais estimé à 510MMUSD, loin devant les 352MMUSD de l'Afrique du Sud. Le Nigeria dispose d'atouts stratégiques incomparables sur le continent puisqu'il est le plus grand marché de consommateurs (160 millions de personnes) et l'un des premiers producteurs de pétrole du continent. Ces dernières années, ce pays affichait des perspectives de croissance économique vigoureuses malgré des risques de fléchissement dus à des problèmes sécuritaires dans le nord du pays ainsi qu'à des risques d'instabilité politique. De même, l'industrie pétrolifère a accusé l'année dernière un repli. Cependant grâce au dynamisme de certains secteurs comme le commerce ou l'agriculture, le Nigeria a de quoi maintenir la cadence et garder son leadership économique sur le continent.
Ethiopie 2014 : 8,2% 2015 : 8,5%
En 2012/13, l'économie éthiopienne a bondi de 9,7%, devenant l'une des plus performantes d'Afrique. Le pays a su compter sur des politiques budgétaires et monétaire prudentes et coordonnées ainsi que sur un taux d'inflation relativement maîtrisé sous la barre des 10% pour maintenir la tendance de la croissance de son PIB, qui a certes baissé par rapport à la dernière décennie où l'Ethiopie affichait des taux de croissance à deux chiffres. En 2012, par exemple, ce pays d'Afrique de l'Est pointait en lieu et place de la douzième économie mondiale à avoir progressé le plus rapidement. Sur les dix dernières années, son produit intérieur brut (PIB) réel a affiché une croissance annuelle moyenne de 10,9%. L'agriculture, qui représente 42,7% du PIB, a progressé de 7,1%, tandis que l'industrie (12,3% du PIB) a bondi de 18,5% et les services (45% du PIB) de 9,9% en 2012/13.
Côte-d'Ivoire 2014 : 9,1% 2015 : 9,2%
Après la crise postélectorale de 2011, la première puissance économique de l'UEMOA a amorcé son grand retour. La reprise économique se poursuit avec en toile de fond un effet de rattrapage progressif grâce notamment à la politique de grands travaux publics et à la reprise des investissements privés.Le climat des affaires s'est également amélioré au travers de diverses réformes, même si le secteur privé a besoin d'un secteur financier plus actif et innovant. De ce fait, les banques du pays, en situation de surliquidité, pourraient mieux mettre l'épargne à contribution. La bonne mobilisation des ressources internes et externes jouera aussi, de même que la stabilité sociale et politique.
Mozambique 2014 : 8,3% 2015 : 8,3%
Le PIB réel du Mozambique a affiché, en 2013, une croissance de 7%, laquelle était a fortiori en deçà des prévisions. Le Mozambique a en effet connu de graves inondations qui ont impacté son solide rythme de croissance des dernières années. La montée en puissance progressive de la production de charbon et la mise en chantier de grands projets d'infrastructures, associées à l'expansion budgétaire, devraient continuer d'alimenter la croissance pour les prochaines années. Les principaux moteurs de la croissance sont les investissements directs étrangers (IDE), essentiellement concentrés sur les industries extractives et l'augmentation des dépenses publiques.
Tanzanie 2014 : 7,2% 2015 : 7%
Sur le modèle du Kenya dans la décennie 2000, la Tanzanie a pu maintenir un rythme de croissance assez solide ces dernières années. Les moteurs de cette croissance sont les investissements publics dans les infrastructures et les transports, les communications, l'industrie manufacturière et l'agriculture. Ce pays s'est également lancé dans le développement des secteurs de l'intermédiation financière et de la construction. À moyen terme, sa dynamique économique sera portée par les investissements continus dans les infrastructures et les conditions météorologiques, qui s'annoncent favorables, de même que la poursuite des investissements dans les réserves de gaz naturel ainsi que les investissements afférents visant à stabiliser la production d'électricité dans le pays.
RDC 2014 : 8,6% 2015 : 8,5%
La République démocratique du Congo (RDC), l'un des pays les plus riches d'Afrique en ressources naturelles continue à souffrir de plusieurs maux dont de récurrents problèmes sécuritaires et des risques d'instabilité politique ambiants. Toutefois, ces dernières années et grâce au soutien des partenaires financiers, la République démocratique du Congo a su miser sur des investissements dans le secteur minier, une meilleure productivité agricole et la reconstruction de ses infrastructures pour consolider le rythme de sa croissance économique.
Congo 2014 : 6% 2015 : 7,5%
Après les épisodes de la guerre civile des années 90, la baisse de la production pétrolière, principal moteur de l'économie et un niveau de demande intérieure amoindrie ont entraîné, entre 2012 et 2013 un affaiblissement de la croissance économique du pays (3%). Toutefois, à la faveur du programme d'investissements de l'Etat, le démarrage de la production minière et le dynamisme du secteur non pétrolier, ce pays a pu remonter la pente et se hisse désormais parmi les pays aux croissances les plus dynamiques du continent.
Burkina, Gambie et Tchad
Le Burkina (6,7% en 2014 et 6,8% en 2015), la Gambie (7,4% en 2014 et 7% en 2015) ainsi que le Tchad (9,6% en 2014 et 6,7% en 2015) constituent également de nouveaux pôles de croissance sur le continent. Ces pays ne disposent certes pas des mêmes atouts stratégiques que beaucoup d'autres de la région, mais ont su mettre en place des politiques leur permettant de soutenir la croissance de leur économie respective.


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