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Un potentiel très «riche»
Publié dans Les ECO le 03 - 10 - 2014

Entre richesse nationale, lutte contre l'évasion fiscale et développement international, la banque privée semble avoir de beaux jours devant elle.
La course aux dépôts engagée par les banques marocaines confère aujourd'hui à la banque privée, grande pourvoyeuse en la matière, une importance stratégique. Toutes les principales banques de la place s'y mettent. L'activité s'exerce aujourd'hui à l'échelle nationale et la crise ne semble pas affecter cette catégorie de clients. Le cabinet de recherche britannique New World Wealth (NWW) indique dans son rapport 2013, que le Maroc compte plus de 4.900 millionnaires en dollars et prévoit un taux de croissance annuel de 4,7% pour atteindre 7.100 millionnaires marocains en 2020. Il n'y a pas de doute, le secteur est assez porteur. «Le marché de la banque privée se développe et se structure depuis quelques années. Les principales banques de la place se sont en effet dotées d'entités dédiées à la gestion des clients patrimoniaux et fortunés. Avec une clientèle souvent multi-bancarisée et particulièrement exigeante en matière de qualité de service et de rendement, le marché marocain est donc devenu très concurrentiel. Il est difficile de «quantifier» ce marché, mais il est clair qu'il se développe et tend à s'enrichir en termes de périmètre d'activités et de services couverts», souligne a cet égard Salima Benhima, directeur de la Banque privée au sein de Société Générale.
De nouvelles ressources
Par ailleurs, la mise en place de la contribution libératoire en février 2014 a permis aux banques privées de disposer d'une nouvelle manne de ressources, à savoir les avoirs détenus par les Marocains à l'étranger. «La mise en place de la contribution libératoire en février dernier a un impact positif sur notre activité. Elle nous permet d'avoir une meilleure connaissance de la situation de nos clients, de tisser avec eux des relations de confiance, inscrites plus que jamais dans la durée et dans la continuité d'une relation locale à développer», nous explique Salima Benhima. Certes l'engouement manifesté au début de l'entrée en vigueur du dispositif de la contribution libératoire est retombé durant la période estivale. Cependant, «nous avons ressenti une accélération dans le rythme depuis la rentrée. Nous sommes effectivement sollicités par nos clients pour une meilleure prise en charge à la suite de l'adoption de cette mesure. Nous les assistons dans la régularisation de leurs situations et nous les accompagnons dans leurs démarches en toute confidentialité et discrétion», nous confie Driss El Houari, directeur de la Banque privée à Crédit du Maroc. Grâce à la mise en place de cette mesure, la banque privée est désormais plus que jamais la nouvelle activité en vogue des banques marocaines, mais elle n'est à destination d'une clientèle que strictement marocaine. Dans le cadre de la recherche des relais de croissance à l'international qui s'imposent aux groupes bancaires marocains, l'Afrique, un marché historiquement dominé par les banques privées suisses, offre des opportunités avec un potentiel de développement intéressant pour les banques privées marocaines. En effet, avec 160.000 individus fortunés, l'Afrique est la nouvelle frontière de la banque privée, selon un rapport du NWW publié en juin dernier. Toujours selon le même rapport, les 160.000 Africains fortunés détiennent une fortune cumulée estimée à 660 milliards de dollars. Sur cette somme faramineuse, seulement 120 milliards de dollars sont confiés à des gestionnaires de patrimoine. Le nombre de ces personnes ayant chacun une fortune à investir d'au moins un million de dollars devrait augmenter de 7%, pour atteindre environ 18.401 en 2018.
Une business unit à part entière
Ainsi, entre richesse nationale, lutte contre l'évasion fiscale et développement international, la banque privée semble avoir de beaux jours devant elle. En quoi consiste donc cette activité qui suscite l'intérêt de l'ensemble des établissements bancaires ? «Une agence banque privée est dédiée à la clientèle patrimoniale et fortunée. Elle met en avant une gamme de produits et services également dédiée, adaptée aux attentes de cette catégorie de clientèle. Elle privilégie les services de diagnostic et conseil patrimonial, d'ingénierie financière, de gestion d'actifs, dans un cadre propice à un accueil hautement personnalisé, en toute discrétion et confidentialité», souligne Salima Benhima. «Au regard du business model de la banque en général, la banque privée se positionne comme un pôle d'attraction des avoirs et des ressources, ce qui motive justement sa création et son développement», précise de son côté, Driss El Houari. C'est la raison pour laquelle toutes les banques disposent aujourd'hui d'une business unit complètement consacrée à la banque privée, même si les modèles diffèrent en fonction de la politique de la banque et des ambitions construites autour du métier. La dernière en date est le CIH, qui vient de faire son apparition sur ce marché à fort potentiel. «En réalité, nous venons de démarrer l'activité de la banque privée fin 2013. Nous avons créé une structure au sein de la banque CIH avec des équipes et des produits dédiés et avec un environnement physique dédié car nous pensons qu'il y a un fort potentiel pour cette activité et nous comptons la développer», nous confie à ce propos, Lotfi Sekkat, directeur général délégué du CIH. D'autres banques ont été pionnières sur ce créneau et s'y sont établies quelques années auparavant tel Attijariwafa bank, la BCP, BMCE, BMCI, Société générale ou encore le Crédit du Maroc.
«Nous considérons la contribution libératoire comme une réelle opportunité»
Noufissa Kessar
Directeur exécutif, groupe Attijariwafa bank, en charge de la Banque privé
Les ECO : Peut-on quantifier le volume d'activité de la Banque privée ?
Noufissa Kessar : La Banque privée représente un enjeu important sur la place puisque cette activité s'adresse à une clientèle fortunée souvent multibancarisée, et donc cible d'une concurrence rude. Le suivi spécifique de cette catégorie de clientèle acquise, dans le cadre de structures dédiées à cet effet, est en passe de se généraliser sur la place. Les modèles de suivi vont de l'animation des réseaux bancaires en intra à la création d'entités dédiées et autonomes. Peu consommatrice en fonds propres, cette activité demeure néanmoins rentable car générant des actifs en bilan et en hors bilan, représentant une part non négligeable dans les ressources globales d'une banque universelle. La Banque privée est un concept de gestion et de prise en charge des attentes d'une clientèle particulière, communément désignée de fortunée, privée, patrimoniale ou encore haut de gamme, et qui dispose d'avoirs financiers présents ou à venir. Plusieurs méthodes permettent d'approcher en nombre ou en volume l'importance de cette clientèle dans un marché déterminé, les plus usitées étant les approches macroéconomiques se rapportant à la création de richesse nationale, les approches comparatives d'extrapolation par rapport aux parts de marché normatives ou encore les approches qualitatives se basant sur des retours d'investigation sur un échantillon de cible. Les résultats de ces différentes approches sont épars et parfois divergents et il n'y a à ce jour aucune étude «sérieuse» permettant une quantification de cette clientèle à l'échelle nationale.
Que représente la contribution libératoire pour votre activité de Banque privée ?
Nous considérons la contribution libératoire comme une réelle opportunité de régularisation réglementaire qui s'inscrit naturellement dans la réflexion patrimoniale de tous détenteurs de biens et avoirs à l'étranger. La franche mobilisation du groupe Attijariwafa bank, dès le début de l'année 2014 pour apporter à ses relations toute l'assistance dans les démarches de souscription à la contribution libératoire, est confortée par une collaboration exemplaire des administrations de tutelle et devrait d'ici la fin de l'année étendre les horizons de gestion patrimoniale abordés par la Banque privée avec ses relations, jusque-là essentiellement domestiques, à un périmètre élargi à l'international.
Comment se décline la stratégie de la Banque privée d'Attijariwafa bank en Afrique ?
Le groupe Attijariwafa bank est un acteur de référence au Maghreb et en Afrique subsaharienne, résolument engagé à accompagner la dimension économique du continent africain à travers le déploiement de tous ses métiers. La démarche de la Banque privée est reprise dans chaque pays d'implantation en tenant compte des particularités locales culturelles et réglementaires. Notre clientèle s'élargit au rythme de la croissance externe du Groupe avec des besoins et exigences les plus étendues. À l'instar des plus importantes Banques privées, notre offre s'étoffe aussi bien en local qu'en régional. Quelque soit son pays d'origine, notre client est reconnu dans toutes les implantations de la Banque privée et peut prétendre au meilleur de la banque.
Quel devrait-être l'évolution future de la Banque privée ?
L'évolution de la Banque privée devra accompagner d'un côté la mutation du tissu économique marocain en termes de transmission intergénérationnelle de patrimoine, de modernisation des outils et de l'approche conseil et d'un autre côté l'ouverture du marché financier à l'international sur les aspects CFC, investissement à l'étranger et accueil de patrimoines étrangers. La Banque privée d'Attijariwafa bank est culturellement proche des spécificités de ses clients. Nous faisons de cette proximité un atout premier qui nous permet de comprendre finement leurs besoins et d'anticiper leurs attentes en constante évolution dans le cadre de relations pérennes.


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