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Alanis Morissette made in Morocco
Publié dans Les ECO le 13 - 06 - 2014


Samia Tawil
Chanteuse, auteur-compositeur
Une voix rock-soul, un bout de femme et une énergie détonante, c'est ce qui caractérise le plus la chanteuse Samia Tawil venue partager son univers musical le premier soir de Mawazine sur la scène de Salé. Avec un mélange des genres et une omniprésence des racines, la chanteuse morocco-suisse n'oublie pas d'où elle vient. Rencontre colorée.
Sa chanson «Pray» peut s'écouter en boucle. Ce mélange de rock-soul à la limite de la pop avec cette voix maîtrisée et forte entre la soul encore une fois et le rock, rappellent les variations de la magnifique Dolorès O'Riardan des Cranberries. Pourtant Samia Tawil, comme son nom l'indique est bien d'origine marocaine. Elle est née à Genève, a vécu au Maroc entre l'âge de 5 et 7 ans et vient de réaliser un rêve en se produisant, le 30 mai dernier, à Salé. « L'accueil du public marocain était si chaleureux, à Mawazine ! De plus, c'était la première fois que je me produisais dans mon pays d'origine et je ne savais donc pas si le public allait être au rendez-vous», explique la chanteuse. Au final, son concert a ravi le public. Avec sa voix sublimée par celle de ses deux choristes, Samia Tawil a un côté libre et rafraîchissant sur scène, un côté bohème assumé qui rappelle fortement celui d'Alanis Morissette, une de ses inspirations.
«Il m'est toujours difficile de décrire le style de musique que je fais car il s'agit d'un grand mélange ! J'ai tendance à dire que je fais du soul/rock aux accents world, inspiré par des artistes qui ont bercé mon enfance, comme Lenny Kravitz, ou encore Ben Harper, mais il y a aussi des teintes de pop/rock très 90's, puisque j'ai beaucoup été influencée par des rockeuses féminines aux textes forts telles qu'Alanis Morissette ou Skunk Anansie. Je pense que ma musique est un poème sans codes ni règles, qui puise au gré des inspirations dans divers styles qui me sont chers et dont le fil conducteur est finalement la liberté». Une liberté qu'elle découvre au fur et à mesure puisque pour elle, la chanson n'était pas une évidence et certainement pas sa première option. «Lorsque j'étais enfant, je voulais d'abord devenir danseuse et je me suis consacrée à la danse pendant de nombreuses années. Or, mon amour de la danse me venait d'artistes tels que Michael Jackson.
Mais très vite, la danse ne m'a plus suffit et j'ai commencé à vouloir écrire mes propres chansons, en vue d'un jour pouvoir partager ma danse sur des compositions et des textes qui me seraient propres. Je pense aussi que mon amour de l'écriture y a été pour beaucoup. En effet, ma mère étant écrivain, j'ai toujours cultivé un amour des mots et de l'écriture et cela m'a aussi poussé à me tourner vers l'écriture de chansons». Elle se donne alors corps et âmes à sa passion et se fait repérer très vite par une maison de production franco-new-yorkaise qui souhaitait signer un(e) jeune artiste à Genève. «Je leur ai plu et nous avons rapidement enregistré un EP, basé sur mes compositions de l'époque. C'était une belle expérience pour moi à ce jeune âge de pouvoir mettre un pied dans le milieu et de faire des plateaux télé tels que le fameux «Hit-Machine», sur M6, qui pour moi, adolescente, était une émission culte ! Néanmoins, j'ai rompu mon contrat au bout de deux ans car le label commençait à trop transformer mes chansons, ainsi que mes textes, qu'ils traduisaient systématiquement en français, alors que je composais et chantais en anglais.
C'est ainsi qu'après avoir quitté ce label, je me suis entourée de musiciens afin de commencer à enregistrer mes chansons telles que je le voulais et rendre justice au côté rock et organique de mes compositions». Des chansons en effet qu'elle compose et arrange elle-même. «Cela me tient à cœur d'être la plume et l'âme derrière les textes que je chante, puisque je mets un point d'orgue à travailler le message que je souhaite transmettre. Je pense que ce qu'un artiste transmet comme message est crucial et cela me touche d'autant plus lorsqu'il lui est propre et personnel. Ceci dit, mon guitariste a aussi co-composé avec moi l'instrumentation de certaines chansons de cet album et certaines de mes chansons évoluent et s'enrichissent aussi d'une collaboration avec mes musiciens, en particulier pour les versions live».
Inspirée par une envie de dénoncer les injustices, elle puise son inspiration et ses textes des situations sociales qui dérangent, d'un séjour à Beyrouth ou au Brésil qui l'ont marquée. Elle intitule d'ailleurs son album «Freedom is now» en réponse à ce qu'elle a ressenti, ce qui lui a inspiré des chansons telles que «Modern Slaves» ou «Rain». «J'ai aussi certaines chansons d'amour, bien sûr, qui sont d'ailleurs souvent des chansons un peu torturées et je pense finalement que chacune des chansons que j'écris tend à une prise de conscience et à une libération tant d'un point de vue politico-social que d'un point de vue émotionnel ou personnel». L'artiste, qui est déjà monté sur la scène du Montreux Jazz, ne fait que commencer et compte bien montrer de quoi elle est capable. Le talent de Samia Tawil dépasse les frontières et elle le prouve en travaillant sur le clip du deuxième single de son album : «Daddy Knows». «J'ai plusieurs concerts cet été en Europe, mais je compte revenir dès la rentrée au Maroc et prévoir une tournée marocaine !». Heureusement pour nous.


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