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Résilience à toute épreuve?
Publié dans Les ECO le 10 - 08 - 2011

Dans la planète Finances, quand les Etats-Unis tremblent, le monde trébuche. Et pour cause, les USA détiennent la monnaie de référence mondiale, font tourner des pans entiers des économies de bien des pays et constituent le fer de lance de l'ordre géopolitique mondial. Il faut dire que le pays de l'Oncle Sam a bien plus que tremblé ces derniers temps, et encore plus avec la dégradation de la note souveraine de la dette américaine par l'agence Standard & Poor's, faisant trébucher -encore plus- les places financières internationales. Le pays accumule, tenez-vous bien, 15.000 milliards de dollars de dettes, dont 1.200 détenues par la Chine à elle seule. La puissance asiatique n'a d'ailleurs pas manqué de s'exprimer sur les déboires de la finance et de l'économie américaines, en donnant des leçons de morale à la limite de l'ironie. Par l'intermédiaire d'un communiqué publié par l'agence officielle Chine Nouvelle, le pays s'estime désormais «en droit d'exiger des Etats-Unis qu'ils affrontent le problème de leur dette structurelle». La Chine estime même, que «les jours où l'oncle Sam, perclus de dettes, pouvait facilement dilapider des quantités infinies d'emprunts de l'étranger semblent comptés... Afin de soigner sa dépendance aux dettes, les Etats-Unis doivent rétablir le principe de bon sens selon lequel il faut vivre selon ses moyens».
Planche à billets
Un conseil qui, il est vrai, relève du bon sens, la société américaine ayant longtemps cru pouvoir vivre le rêve américain à l'infini. Mais derrière cette confiance en soi démesurée, figure une raison bien tangible : le dollar.
Le fameux billet vert est en effet la monnaie mondiale de référence, ce qui donne la possibilité aux Etats-Unis de faire tourner la planche à billets, et ainsi créer, théoriquement, autant de monnaie que besoin s'en fait sentir. Dans les conditions actuelles d'assèchement prévisible des liquidités, tout porte à croire qu'un «quantitative easing», qui reviendrait à faire tourner la planche à billets et à injecter de la liquidité dans les économies, est à prévoir pour éviter un effondrement du système. D'après les déclarations du G8 et les besoins colossaux, cette création monétaire devrait intervenir de manière globale avec l'implication de tous les pays membres du G8. Ce serait la troisième fois que les Etats-Unis y ont recours, et cela induirait directement une dépréciation du dollar. De plus, les Américains ont fait le choix d'un dollar faible afin de dévaluer leur dette.
Maroc et impacts macroéconomiques
Le Maroc, comme tous les pays de par le monde, serait directement impacté par ce scénario vraisemblable. Les revenus de vente du phosphate, libellés en dollars, seront nécessairement impactés par la baisse de la devise américaine. Sans parler des fortes pressions inflationnistes entraînées par l'injection massive de liquidités dans les économies afin relancer la croissance, et qui se traduirait directement sur les prix à l'importation des produits manufacturés. À contrario, la facture pétrolière se verrait sérieusement allégée, au même moment où le dirham verrait sa valeur augmenter, portée par l'appréciation de l'euro, composant l'essentiel du panier de devises définissant le dirham. Résultat, notre compétitivité à l'export se verrait touchée encore plus, le handicap du change venant s'ajouter aux récentes augmentations des salaires minima et alourdissant les charges salariales des industries exportatrices. Une évolution qui irait de pair avec une baisse marquée de la demande mondiale, et donc de sa partie qui nous sera adressée. Dans un autre registre, le Maroc, pour financer son déficit budgétaire qui a explosé en l'espace d'une année, aurait beaucoup de mal à se financer sur les marchés internationaux, l'assèchement marqué des liquidités faisant grimper les taux d'intérêts à des niveaux prohibitifs.
Et le gouvernement alors en place ne pourra non plus compter que très peu sur le financement intérieur, les liquidités nationales n'étant déjà pas suffisantes à rassasier le marché. D'aucuns s'accordent à dire que le Maroc a traversé la crise des subprimes la tête haute, faisant preuve d'une résilience remarquée. Mais aujourd'hui, la situation est tout autre, une multitude de variables ayant radicalement changé. Il convient d'être extrêmement prudent par les temps qui courent, et surtout de faire preuve d'une réactivité exemplaire. Le prochain gouvernement n'aura pas droit à l'erreur.


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