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Hommage à une étoile filante
Publié dans Les ECO le 26 - 07 - 2013


Amy winehouse .
Tel un destin fauché, la princesse de la musique jazz-soul meurt le 23 juillet 2011 comme pour rejoindre le panthéon des stars au même destin tragique comme Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, Robert Johnson ou encore Brian Jones. Retour sur une vie paradoxale d 'une diva malgré elle, benjamine du fameux club des 27...
Elle avait cette voix qui fait vibrer les cœurs et qui donne la chair de poule même de très loin. Elle est devenue en peu de temps une référence de la musique soul-jazz et son style en a inspiré plus d'un. Un charisme, une empreinte vocale à mi-chemin entre les divas du jazz telles qu'Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan auxquelles on ajoute une dose soul voire Motown à la Aretha Frankin mais surtout des chansons. Des chansons qui marquent comme celles qui ont marqué toutes ces années... Amy Winehouse avait tout pour faire une longue et belle carrière, continuer de faire rêver et de remplir le livre des chansons en or, mais non, il a fallu qu'elle devienne une diva au destin tragique parce que la virtuosité doit forcément être synonyme de malheurs. Dans la fleur de l'âge, à 27 ans à peine, elle est retrouvée morte dans son domicile de Camden Square, au nord de Londres, seule dans son immense appartement de 2 millions d'euros, un samedi en fin d'après-midi. La fin d'une vie et le début d'une mort déjà toute tracée...
De l'enfance heureuse à la gloire malheureuse
Malgré tout ce qui s'est dit, Amy Winehouse n'a pas connu la précarité et l'enfance difficile que certains s'accordaient à croire pour justifier ce timbre de la douleur qui caractérisait sa voix. Elle a été choyée par un père chauffeur de taxi et une mère pharmacienne qui ont tout de suite décelé son amour pour la musique et l'ont inscrite dans les meilleures écoles. À huit ans, elle prend ses premiers cours de chant au Susi Earnshaw Theatre School, à dix ans, elle fonde un groupe éphémère de rap appelé Sweet 'N' Sour avec son amie d'enfance Juliette Ashby et à 13 ans elle se voit offrir sa première guitare. Elle enchaîne les formations de qualité jusqu'à apparaître dans un épisode de The Fast Show en 1997 avant de faire partie d'une formation de jazz qui se produit sur les petites scènes. Ce sera son petit ami de l'époque qui enverra sa maquette à une maison de disques pour faire d'elle une chanteuse professionnelle, qui signera un contrat en bonne et due forme avec le label Island-Universal, avec Simon Fuller de l'entreprise 19 Management11 et avec la maison d'édition IME. C'est le début du succès avec un premier album «Franck» sorti en 2003, d'influence jazz avec un style bien à elle et une empreinte Winehouse déjà, mais la chanteuse n'est pas amplement satisfaite, elle a dû se laisser influencer par les producteurs afin que l'album voit le jour, elle prendra sa revanche 3 ans plus tard avec la sortie de «Back to black» qui lui ressemble plus. À mi-chemin entre le rétro et le moderne, entre la soul et le jazz, entre le déjanté et le gentil, «Back to black» est à la limite de l'adolescente timide et fleur bleue et la femme dépressive et déjantée. Les 11 chansons de l'album sont parfaites. Les paroles ne sont pas profondes ou poétiques, elles font juste référence à la vie d'une jeune femme. Le succès international est au rendez-vous. Une icône est née et ce n'est pas basé que sur le physique. Sa mort n'est qu'un compte un rebours permanent...
Une descente aux enfers médiatisée
La chanteuse ne s'en cache pas, elle se chante et tout le monde la suit : « hey tried to make me go to rehab and i said no, no, no». Elle boit, se drogue et joue avec sa vie sans se soucier des conséquences. La diva qui se démarque avec sa coiffure, son eye-liner et sa démarche, rappelant les chanteuses des années 50, fait la une des journaux avec ses disputes, ses sorties de boite complètement ivre et droguée, ses anorexies répétitives qui font d'elle un yoyo permanent. On lui découvre même une malformation des poumons qui fonctionnaient à 70% de leur capacité normale suite à ses excès de cigarettes et de crack. Ses problèmes judiciaires viennent ajouter du «peps» à sa couverture médiatique et elle devient rapidement la reine des paparazzis. Ses parents iront même jusqu'à avouer qu'ils ont perdu leur fille depuis longtemps. En effet, ces derniers mois étaient synonymes de cure d'intoxication répétitives, de dépressions, de rechute, d'annulation de concerts, de voix chevrotantes, de l'ombre d'elle-même. Le regard d'Amy Winehouse n'était plus de son monde, elle se rapprochait de plus de plus d'un autre, qui l'interpellait peut-être. La diva blanche à la voix noire, fragile mais puissante, porteuse de valeurs féministes, mais forcément soumise puisque l'amour l'a tué et faisait d'elle une femme battue, était un paradoxe vivant. Une chronique d'une vie brisée à force de talent et de virtuosité. Ce petit corps n'a pas pu supporter toute cette pression. Elle s'en est allée, il y a deux ans déjà avant même de concrétiser des projets de duos avec Prince et Damien Marley... Heureusement que ses chansons sont encore là et pour longtemps pour rappeler la naissance d'une des meilleures chanteuses des années 2000. Jamais le monde de la musique n'oubliera la chanteuse «back to black»...


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