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Croissance, gare à la «surchauffe» !
Publié dans Les ECO le 18 - 06 - 2013

Dans son dernier rapport, la Banque mondiale met en garde contre un effet de «surchauffe». D'autres risques sont liés aux cours internationaux des produits miniers, aux changements climatiques et aux instabilités politiques.
Si les dernières actualisations sur les perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale, n'ont fait que confirmer ce que l'on savait déjà sur l'Afrique en termes de croissance, elles mettent néanmoins en garde, pour la première fois, contre le risque symptomatique d'une «surchauffe» économique. «Les risques intérieurs comprennent notamment la possibilité d'une surchauffe des économies, qui ont presque atteint leur capacité maximale de production», souligne-t-on dans le rapport de l'institution de Breton Woods. Celle-ci part du constat selon lequel la forte croissance que connaît actuellement le continent – et qui devrait se maintenir sur les trois prochaines années - pourrait très vite atteindre ses limites. Le principal risque encouru est une explosion de l'inflation, qui risque de rester, à partir de là, à des niveaux tellement élevés que les économies concernées ne pourraient plus la maîtriser. Un avertissement, qui ressemble en plusieurs points à celui adressé, en avril dernier, à la Chine par le FMI. Il faut en effet savoir que le continent africain, en l'occurrence la région subsaharienne, continue de tirer la croissance mondiale avec un taux bien supérieur à la moyenne planétaire. Selon les projections de la Banque mondiale, rendues publiques en milieu de semaine dernière, le PIB de cette région du monde devrait croître de 4,9% en 2013, 5,2% en 2014, pour atteindre 5,4% en 2015. «L'Afrique du Sud non comprise, cette croissance devrait atteindre 6,2% en 2013 et en 2014, et 6,4% en 2015», relève-t-on dans les perspectives de l'institution financière mondiale. Les facteurs de cette bonne santé économique restent inchangés. «La demande intérieure robuste, qui a soutenu la croissance en Afrique subsaharienne au cours des récentes années et le renforcement prévu de la demande mondiale (et ses effets sur les IDE, les exportations des matières premières minières, etc...), devraient permettre à la région de maintenir sa trajectoire de croissance à moyen terme», soulignent les auteurs du rapport.
Autres risques...
Les autres risques qui guettent l'économie du continent sont justement liés à ces mêmes facteurs, qui font aujourd'hui sa croissance. En effet, la forte dépendance du PIB de la région à ses exploitations minières, en l'occurrence, et aux cours des produits de ce secteur, sur le marché international, l'expose à de nouveaux dangers conjoncturels. Ce risque est de fait lié à une «intensification possible du récent mouvement d'assouplissement des cours internationaux des produits de base». Selon les calculs de la Banque mondiale, une éventuelle «baisse de 25% des prix du pétrole entraînerait une baisse de 1,4 point de pourcentage de la croissance des pays exportateurs de pétrole du continent». Cela se ferait en dépit des avantages qu'une telle situation des prix pourrait présenter pour les pays importateurs de pétrole de la région. De même, «une chute brutale des cours des métaux, pourrait avoir une incidence similaire sur les pays exportateurs de métaux», toujours selon l'institution financière internationale. Par ailleurs, dans la catégorie des risques intérieurs, nous sommes en terrains connus. Ils sont liés, principalement, aux éventuels «chocs climatiques» et surtout aux problèmes d'instabilité politique que connaissent actuellement certaines économies du continent. L'impact de ce dernier aspect s'est déjà vérifié en 2012. Le Soudan du sud, la République centrafricaine, la Guinée-Bissau et le Mali, ont en effet été les pires élèves du continent en termes de croissance, marquant de grandes exceptions dans la dynamique globale de la région. Globalement, toutefois, la Banque mondiale laisse ouverts des angles de vue plus enthousiasmants sur l'économie du continent. «La croissance africaine pourrait être plus vigoureuse si les pays à revenu élevé connaissaient une reprise plus rapide que prévue», ou si les nombreux investissements consacrés actuellement aux progrès infrastructurels, améliorent la compétitivité du continent.


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