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Gérer un turn-over élevé, tout un challenge
Publié dans Les ECO le 28 - 03 - 2013

Selon un sondage de bayt.com, le turn-over est qualifié d'élevé dans les entreprises de la région. Cette situation, également constatée dans plusieurs secteurs de l'économie marocaine, n'est certainement pas sans conséquence sur la performance de ces entreprises.
C'est l'un des défis les plus importants qu'ont à relever les entreprises dans le contexte actuel, mais qui n'est pourtant par gagné d'avance. La rétention des salariés est aujourd'hui devenue l'un des facteurs clés du succès des entreprises. Plus encore, dans un contexte où la disponibilité de compétences qualifiées est l'une des problématiques majeures de l'économie marocaine, comme dans d'autres pays de la région, retenir ses salariés, du moins les plus compétents, est devenu un des facteurs clé de viabilité des entreprises, particulièrement les petites et moyennes structures. C'est la raison qui pousse le portail spécialisé Bayt.com à se pencher sur la question pour déterminer s'il est plus difficile aujourd'hui de retenir ses salariés dans la région MENA et Afrique du Nord. D'emblée, les spécialistes de Bayt.com rapportent que plus de 75% des salariés et entreprises sondés jugent que le turn-over est «modérément élevé», jusqu'à «très élevé» dans la région. Cette situation s'explique, selon plusieurs spécialistes du recrutement, par la constatation d'un fort déphasage entre les désirs des salariés et la politique de gestion des talents dans les entreprises.
En effet, un grand nombre d'entreprises n'anticipent pas les potentielles frustrations de leurs salariés et ont souvent une image déformée de la façon dont elles sont perçus par eux. Ceci est d'autant plus avéré dans un contexte de crise où les entreprises sont plus regardantes sur l'optimisation de leurs coûts, tandis que les salariés sont presque tout le temps demandeurs de revenus supérieurs. Cette situation est d'ailleurs confirmée par le sondage effectué par Bayt.com et dans lequel le salaire et les avantages liés ressortent en tête des facteurs cités pour motiver les décisions de changement. La reconnaissance de la bonne performance et la bonne relation entre les managers de l'entreprise et les employés ne sont considérées qu'au second plan comme facteur de changement. En d'autres termes, si les entreprises veulent retenir davantage leurs salariés, la motivation par le salaire reste une solution privilégiée.
D'ailleurs, cette option peut s'avérer nettement moins coûteuse que ce que supporte l'entreprise en cas de départ de salariés compétents. En effet, les employés performants quittant l'organisation génèrent des coûts en matière de dotation et de formation, tout en provoquant une diminution de la productivité et des ventes pour l'entreprise. Et pour cause, les nouveaux employés appelés à remplacer les employés sortants ont besoin d'un temps d'adaptation avant d'atteindre une performance optimale correspondant aux attentes organisationnelles et au profil de performance recherché. Ceci sans parler du manque causé par la perte de productivité dont peut souffrir l'entreprise si le remplacement des employés partants prend beaucoup de temps. De plus, les départs d'employés influencent négativement le climat du travail. Les postes vacants se traduisent en effet par une réorientation de l'organisation du travail, laquelle peut entraîner une surcharge pour les employés toujours en poste. Un tel surplus peut générer une augmentation du stress.
Ces sources d'insatisfaction influencent la propension des employés à quitter leur emploi. La perte de collègues est également un facteur qui affecte négativement le climat de travail et le moral des employés, puisque les spéculations sur les raisons du départ peuvent provoquer une mauvaise image organisationnelle, ainsi que des attitudes négatives parmi les employés. Par ailleurs, un turn-over élevé et continuel dans une entreprise ou un secteur d'activités favorise l'émergence d'une culture de roulement, à savoir le développement d'une croyance voulant que le roulement soit normal. Une telle culture peut entraîner des départs supplémentaires. Plus globalement, au terme du sondage effectué, bayt.com arrive à la finalité selon laquelle les entreprises qui cherchent à conserver leurs employés devraient envisager d'introduire une compensation plus créative du travail ainsi que des avantages pour encourager les salariés à rester. En outre, «ll suffit de fournir régulièrement des améliorations et une reconnaissance pour le travail bien fait, chose qui semble également être un facteur de motivation clé, comme c'est le cas pour la progression régulière de carrière et le conseil de développement de carrière», souligne Suhail Masri, vice-président des ventes de Bayt.com. Il est à noter que selon le sondage, les services où le turn-over est le plus élevé sont souvent liés aux activités de ventes et de marketing. Les technologies de l'information et les départements financiers ne se classent que derrière, avec des taux nettement moins importants.


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