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Interview croisée avec les frères Bouab : À la vie comme à la scène...
Publié dans Les ECO le 27 - 11 - 2015

L'un est mystérieux et affjiche un style «bad boy» , l'autre est lumineux, solaire même, et s'avère être le parfait jeune premier. Quand l'un se retrouvait dans la musique et le théâtre, très jeune, l'autre préférait le sport. Le premier a bluffé dans Zéro et se concentre sur une carrière marocaine, le second est un Mao qui a marqué et qui se permet l'international. Il s'agit de Younès et d'Assaad Bouab, deux stars confirmées du cinéma marocain. Ils nous ont donné rendez-vous dans leur quartier de l'Agdal à Rabat. Ils parlent à cœur ouvert aux ECO. En prime, un shooting de deux hommes, tantôt Gucci, tantôt Dior, au cœur du Sofitel Jardin des Roses de Rabat, pour le plus grand bonheur de leurs fans.
Les ECO: Avant d'être liés par le cinéma, c'est la musique qui vous réunissait à l'adolescence...
Younès Bouab : Oui! J'avais envie de faire comme ceux qui jouaient de la guitare. Mon père avait une guitare à la maison et j'en ai profité. J'avais un ami qui impressionnait tout le monde avec «La Bamba», je me suis dit «J'ai envie de faire comme lui»! (Rires). J'ai pris des cours avec les frères Souissi. Assaad a appris avec moi. Il a ensuite commencé à poser les accords sur un piano. Mes premiers accords m'ont été enseignés par M'jid Bekkas. C'était une chanson de Cat Stevens.
À quel moment est venu le cinéma?
Assaad Bouab : Younès a commencé ses cours de théâtre au lycée, pendant sa période «musique» en fait. Il s'était inscrit à l'atelier théâtre du mercredi après-midi tandis que faisais mon foot, mon hand, mon basket. Chaque année, je changeais de ballon! (Rires). Et quand Younès était en terminale, j'étais en première, et il m'a demandé d'arrêter le sport pour essayer le théâtre. J'ai donc arrêté le foot et j'ai intégré la troupe. C'était pour la pièce «Chapeau de paille d'Italie». Younès interprétait jouait le rôle principal, Fadinard. Moi, j'étais dans la noce. De la figuration en fait...
Younès : Oui il faisait partie des troubadours qui chantaient, dansaient et foutaient le bordel! (Rires). Il rentrait une bonne demi-heure après le début de la pièce.
Assaad : je me souviens, je stressais en backstage dans la salle Bahnini, alors que je voyais Younès détendu et beau sur scène! Mais je ne voulais plus faire autre chose, j'ai été piqué par la magie de la scène. L'année d'après, j'ai de nouveau opté pour le théâtre et j'ai joué Orcan dans Zadig, un rôle de méchant.
Après le lycée, vous mettez de côté le cinéma...
Younès : Je n'avais jamais imaginé gagner ma vie de cette façon-là. Bac en poche, j'étais mal orienté; pour moi, il fallait faire des études, c'était comme cela et pas autrement. J'adorais lire, j'aimais beaucoup la philosophie. J'ai donc fais des études de philo. Je n'ai pas pensé à l'après, je n'ai pas choisi de filière professionnalisante. Si c'était à refaire, j'aurais peut-être fait du droit! (Rires). Mais la philo, c'est quelque chose que j'aime beaucoup. S'il n'y avait pas eu le cinéma, je serais sûrement devenu prof. J'adore ça, enseigner. Qui sait, peut-être plus tard... Mais moi, je ne me suis pas vu faire des études de théâtre.
Assaad, si...
Assaad : C'est Ali, un ami de Younès, qui m'a montré le chemin des cours Florent. En arrivant à Paris, j'ai fais la même fac que Younès, à Nanterre, en éco-gestion. Je me suis débattu 4 mois avec les classeurs et les stylos avant de me rendre compte que la fac n'était pas faite pour moi. C'était pendant un dîner de Noël chez notre grand-mère que je m'étais confié à Younès sur le fait que les études n'étaient pas faites pour moi. Il m'a encouragé à opter pour le théâtre, et m'a aidé à en parler aux parents. Quand j'ai commencé les cours Florent, c'était comme une révélation. Je me suis retrouvé. Ensuite, le conservatoire est venu. Le cinéma et le théâtre sont devenus ma vie.
On a l'impression que chacun a influencé l'autre, à un certain moment de votre vie...
Younès : Je reviens au cinéma après mes études de philo. Assaad venait d'intégrer le conservatoire, nous étions tous très fiers de lui parce que c'est la meilleure formation qui puisse y avoir! Quand il a eu Marock, ça a été un déclic pour moi. Je me suis dit que j'avais envie de rejouer aussi! Je me suis inscrit dans une troupe de théâtre amateur. Il s'est avéré que c'était une super expérience qui m'a conforté dans le fait que je voulais gagner ma vie avec...
Assaad : Clairement, c'est Younès qui m'a donné envie de monter sur scène, à l'école.
Quelle relation entretenez-vous avec le travail de l'autre ? Êtes-vous plutôt critiques ou plutôt protecteurs?
Assaad : Il s'agit plutôt d'un ressenti. Parfois, je sens qu'il peut apporter plus et donner plus dans ses rôles, et vice-versa... Après ça dépend. J'ai été confronté à des réalisateurs avec qui tu n'es pas à 100% à l'aise et, dans ce cas-là, tes proches le ressentent. Ma mère est forte, à ce jeu-là. Elle parle de lâcher prise, elle sent qu'il y a quelque chose qui bloque.
Younès : Je n'ai pas encore ce regard critique. Je suis toujours agréablement surpris quand je le vois travailler. Quasiment pour tout. Il y a des choses qui m'ont plus marqué que d'autres, comme les Clowns ou la Reine écartelée, au théâtre. Il faudrait repartir dans le processus créatif pour dire qu'il faut peut-être prendre cette voie plutôt que l'autre.
Qu'admirez-vous le plus chez l'autre?
Assaad : j'ai toujours admiré Younès, même très jeune. C'est le grand frère, je passais toujours après lui en classe, l'année d'après. En début d'année, pendant l'appel, quand les professeurs découvraient que j'étais le frère de Younès, ils esquissaient un énorme sourire. Je me disais que c'était dans la poche! Après, quand tombaient les premières notes, ils étaient déçus (rires). Il y a toujours eu cette admiration, j'ai toujours été fier d'avoir ce frère rebelle que tout le monde admirait au lycée...
Younès : C'est gentil, je devrais revenir plus souvent...(Rires). J'étais protecteur durant l'enfance, en colo par exemple. Je faisais en sorte qu'il aille bien, le gardais près de moi. À l'adolescence, chacun a fait son bout de chemin. Je suis admiratif de son parcours. Il nous a tous étonnés. Par la force de sa détermination et de son boulot, il a réussi à faire son bout de chemin dans ce métier. Je suis très fier de son parcours et de tout ce qu'il lui reste à faire!
Quand sentez-vous que vous vous ressemblez et, au contraire, à quel moment vous sentez-vous complètement différents?
Younès : On se retrouve pas mal dans les expressions, les attitudes physiques du père ou de la mère. Je me vois pas mal en lui.
Assaad : La famille nous le renvoie beaucoup! Mes tantes me disent souvent qu'elles croiraient voir ou entendre Younès!
Younès : Après, nous n'avons pas le même tempérament, nous sommes différents
Travaillez-vous ensemble?
Assaad : Nous nous aidons, lors de l'écriture des textes, il me filme, je le filme. Nous répétons parfois ensemble; il vient de me faire répéter un texte et de me filmer pour un casting. Nous allons tourner une série ensemble pour Arte.
Younès : Nous avons d'ailleurs été contactés pour interpréter les rôles de deux frères, pour cette série-là. Nous y sommes allés. J'ai vu la photo d'Assaad et la mienne collées. Cela m'a fait bizarre. Au final, ils n'ont pas gardé l'idée des frères. Il ont choisi Assaad pour un autre rôle...
Aucun réalisateur marocain n'a pensé à vous faire jouer, tous les deux, dans un même film?
Assaad : Jamais encore...
Younès : Il n'y pas assez de propositions au Maroc. J'adorerais faire plus de choses, jouer avec Assaad, mais personne ne nous le propose. On a 20 films qui sortent par an, en même temps... C'est un peu difficile de jouer plus. Il faut peut-être créer des opportunités en écrivant soi-même.
Assaad : C'est comme cela que je vois mon parcours avec mon frère. Il nous arrive de nous jalouser pour un rôle que nous aurions aimé interpréter et que l'autre a eu. Nous nous le disons clairement, nous en parlons. Mais il nous arrive de proposer l'autre quand l'un ne peut pas jouer pour diverses raisons. Pour Achoura, je n'ai pas pu assurer le rôle, j'avais un autre projet à l'étranger. J'ai proposé Younès et le réalisateur a eu l'intelligence de le prendre! Je suis ravi qu'il l'ait fait!
Younès : C'est la première fois que nos routes se sont croisées comme ça. Généralement, chacun travaille de son côté et, là, je me vois contacté par un réalisateur grâce à mon frère. J'était très heureux qu'il n'ait pas pu le faire (fou rire général)! Mais blague à part, je le remercie pour ça parce que c'était une très belle expérience de tournage. Je sais qu'il s'en est voulu de ne pas le faire, il voulait vraiment le rôle... Pour ma part, je parle souvent d'Assaad aux réalisateurs. Si je sens qu'un rôle est pour lui, je n'hésite pas. Souvent, on m'appelle pour me demander le numéro d'Assaad...
Le fait que vous évoluiez tous les deux dans le cinéma est sûrement dû à votre environnement, à l'enfance... Quelle place avait le cinéma à la maison?
Assaad : Il n'y avait peut-être pas une influence du cinéma, mais il y avait une culture cinéma à la maison.
Younès : Nous avons grandi avec les Van Damme, les Jackie Chan, les Schwarzenegger... Nous avons fait du théâtre très jeunes, avec notre ami d'enfance Ali Benchekroun. Nous jouions dans Alice aux pays des Merveilles. Nous avons joué le rôle des fleurs. Les parents nous parlaient de Simone Signoret, d'Yves Montant, de Brel aussi; un mélange de musique et de cinéma.
Y a-t-il un rôle, chez l'autre, qui vous a marqué?
Assaad : Zéro! Evidemment...La partition est géniale, Younès est génial dedans. Nous en parlions tout à l'heure, mais je pense que c'est un rôle que j'aurais aimé jouer. Et puis ça remonte à loin, mais le rôle de Fadinard au lycée m'aura marqué à vie. J'ai dailleurs revu cette pièce à la Comédie française, et j'avais tellement Younès en tête que je n'en ai pas profité. Il était sensationnel, à 17 ans seulement. Et c'est pour cela qu'il faudrait peut-être rendre hommage à un grand monsieur, notre professeur du lycée Jacques Mandréas, qui a fait des merveilles avec les élèves. Beaucoup ont choisi une carrière artistique grâce à lui.
Younès : Il est l'une des raisons pour lesquelles nous avons eu envie de faire ce métier. Jusqu'à aujourd'hui, il a un certain regard sur notre travail. Il nous suit... Sinon, pour répondre à la question, Assaad me bluffe à chaque fois. Dans tous les films, il y a des scènes intéressantes. Dans Marock, dans Rose et Noir, il me fait rire et il est à chaque fois à sa place! Ce n'est pas évident dans une grosse machine, avec Jugnot à sa tête. Et lui, il fait son boulot. Dans «Hors-la-loi», il a une scène parfaite aussi...
Assaad, dans quel rôle imagines-tu Younès, et vice-versa?
Assaad : Dans la rôle d'un super-héros comme Albator. Et moi, je veux bien jouer une rockstar!
Younès : J'aimerais jouer un rôle d'époque, avec ses costumes propre. On me cantonne à des rôles de fêlés, à fleur de peau. J'admire les rôles extravertis, qui en jettent à l'image de Jim Carrey et de Ben Stiller. Cet élan à exagérer. J'aimerai travailler sur un truc solaire, extraverti, drôle. Assaad, je le vois dans un rôle de fêlé!
Aimeriez-vous jouer ensemble?
Assaad : J'aimerais vraiment.
Younès : Moi aussi.
Assaad : Tout à l'heure, j'écoutais des sœurs jumelles chanter, et j'avais cette sensation, à chaque fois que nous chantions tous les deux, faux ou juste, qu'il y avait quelque chose d'unique qui ressortait. Je suis sûr que cela peut se ressentir à l'écran si on joue ensemble. Après, il faut trouver l'histoire, mais je pense qu'il y aurait cette résonance, en plus de ce que nous pourrions apporter, chacun de notre côté.
Younès : Nous nous suivons bien, tous les deux! Nous n'avons pas besoin de se dire les choses pour se comprendre.
Petits, que vouliez-vous devenir?
Assaad : Plein de choses! Sportif professionnel mais je n'étais pas assez bon, vétérinaire à un moment...
Younès : Vétérinaire aussi. J'avais même un projet, j'ai créé une association de protection des animaux. À un moment, je voulais devenir acteur de film d'action.
Avez-vous la même manière de préparer vos rôles?
Younès: Nous en parlons beaucoup. Chacun à sa manière de travailler, mais on se demande conseils parfois. Quand j'ai un personnage, je lui en parle. Nous en discutons pendant des heures, parfois.
Assaad : J'ai toujours une approche qui vient du théâtre. Se greffent dessus des expériences accumulées tout au long du parcours. Les réalisatrices belges m'ont proposé une nouvelle méthode d'acting basée sur l'action. Je fais ma propre cuisine. Je compose avec plusieurs choses. Je n'ai pas vraiment une méthode...
Younès : J'aime bien beaucoup répéter le texte. C'est la seule méthode qui reste. Improviser dessus, m'amuser.
Quel regard portez-vous sur le cinéma marocain?
Assaad : Ce que je ressens, c'est cette dynamique. Il y a beaucoup de choses qui se font, mais en termes de visibilité et de qualité, je ne sais pas trop...
Younès : Nous avons tous un désir de cinéma, mais nous n'avons pas l'offre qui correspond à notre forte demande. C'est un peu frustrant.
Il faut ouvrir le cinéma à l'indépendant. Il y a tout le talent et la culture, aujourd'hui, pour aller vers ça. Ça libère la créativité. Hicham Lasri le fait très bien, avec rien. C'est ce qui manque au Maroc.
Qu'attendez-vous d'un festival du film comme celui de Marrakech?
Younès : Il devrait y avoir des sections parallèles avec le cinéma marocain mis en valeur comme «Un certain regard» ou «La quinzaine des réalisateurs» au festival de Cannes.
Ils ont essayé de mettre en avant le cinéma marocain avec les coups de cœur. Après, c'est un festival international, c'est son rôle d'être orienté vers tous les cinémas. C'est notre devoir également d'aller voir ces films, chose qui n'est pas évidente vu le gap culturel ou de langues. Mais telle est la richesse du cinéma.
Assaad : Peut-être créer un espace dédié à la production marocaine. Plusieurs films n'ont pas la chance de s'exporter. Permettre les rencontres entre les professionnels.
Younès : Oui il faudrait décloisonner un peu les choses. Les invités de la Mamounia et de l'hôtel Atlas Medina ne se rencontrent jamais... C'est dommage.
Assaad : Mais nous restons fiers de ce festival, surtout lorsque, à l'étranger, professionnels du cinéma comme public nous en parlent,
lorsque nous disons être Marocains.


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