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Youssef Nabil, La photographie autrement !
Publié dans Les ECO le 23 - 09 - 2011

Il est passionné. Chez lui, la photographie est une obsession. Cela date de plusieurs années déjà. C'est au Caire, sa ville natale, que le déclic a eu lieu. Les films égyptiens des années 1940 et 1950, les artistes comme Fatine Hamama, Imad Hamdi, Omar Sharif, Samia Gamal, Chadia... ont marqué à jamais son esprit. Enfant, il passait son temps à observer. Observer les visages, les décortiquer. C'était sa manière à lui de communiquer avec le monde extérieur. Rien n'a changé depuis. Youssef Nabil, considéré aujourd'hui comme l'un des photographes contemporains arabes les plus importants, continue toujours de communiquer de la même façon. Il photographie des inconnus croisés dans les ruelles du Caire et des stars internationales rencontrées lors de ses multiples voyages à travers le monde ou réalise des auto-portraits. C'est d'ailleurs ce qu'il va présenter à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 1e novembre à la galerie HD à Casablanca. «C'est ma première exposition au Maroc et dans un pays du monde arabe, après le printemps arabe. C'est très émouvant d'être ici. Tout me rappelle mon pays, l'Egypte, où il est très difficile d'exposer en ce moment», nous confie Youssef Nabil. Choisissant dès le départ de s'éloigner des sentiers battus, Youssef qui fêtera dans deux mois son 39e anniversaire, opte pour une démarche artistique originale : il met en scène à la manière des photographes anciens, travaille sur des tirages en argentique noir et blanc, avant de les coloriser à la main. Cette démarche est inspirée justement des films arabes des années 1940 et 1950. «Je pense que tout est une question de feeling. J'ai toujours voulu faire des photographies en noir et blanc, vu que je suis nostalgique des années 1940 et 1950 et puis j'ai désiré mettre des couleurs, mais d'une façon artistique», explique le photographe. Résultat : des clichés qui sont à mi-chemin entre la photographie et la peinture. Chose tout à fait normale, si l'on sait que c'est à grâce au cinéma et à la peinture qu'il a décidé de faire de la photographie, même s'il n'avait jamais pensé au début qu'il allait exposer ses œuvres un jour.
Des questions existentielles
Nostalgique de ces années «inoubliables», Youssef Nabil appartient-il réellement au monde actuel ? Il répond très vite : «Pas vraiment. Je suis lié au présent, avec un regard sur le passé. Rien ne va plus comme avant. Aujourd'hui tout va très vite, même les relations humaines... Bref, j'essaie de naviguer entre ces deux mondes, mais en choisissant de faire ce que je veux et de vivre la vie dont j'ai toujours rêvé». Cette réflexion est reflétée largement à travers ses auto- portraits. «C'est un exercice très personnel. Ce sont des moments où je pose des questions sur l'existence, la mort, la vie, la fragilité humaine... J'essaye à travers ces auto-portraits de transmettre ce que je ressens dans un moment et dans un lieu déterminés». Cette manière de voir les choses explique la rareté des paysages dans les collections de Youssef Nabil, présentées dans les plus grandes galeries à travers le monde. «En prenant des photographies de gens différents rencontrés dans des circonstances différentes, je les invite tous à faire partie de ma famille. Des relations naissent après chaque rencontre... C'est pourquoi, je préfère photographier l'humain et non les paysages». Inspiré par l'Egypte, New York, Paris, Casablanca... Youssef a réussi à convaincre Catherine Deneuve, Sting, Samira Saïd, David Lynch, Rossy de Palma, Natacha Atlas, Alicia Keys et bien d'autres à poser pour lui. «Ce sont des gens que j'apprécie et que j'aime. Il y a d'autres personnes très célèbres que je n'ai pas photographiées... Tout est une histoire de feeling». Ambassadeur de la photographie arabe contemporaine, Youssef Nabil continue à sillonner le monde, présentant ses travaux uniques, tout en se félicitant de l'évolution de cet art dans notre monde arabo-musulman. «Il y a 20 ans en Egypte, la photo artistique, pour moi, n'existait pas. Les choses ont tellement évolué depuis... Cela ne peut que nous inviter à penser que l'avenir sera encore meilleur».


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