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Investissements étrangers : Le Sénégal mise sur les zones économiques spéciales
Publié dans Les ECO le 11 - 07 - 2017

Instruit par l'expérience réussie de certains pays d'Asie, mais aussi d'Afrique (Ethiopie, Maurice, Maroc), le Sénégal a relancé le projet de création de zones économiques spéciales (ZES). Objectif ? Attirer le maximum d'investisseurs.
Le Sénégal veut relancer le développement de Zones économiques spéciales (ZES) pour capter l'investissement étranger. Le pays avait tenté l'expérience une première fois en 1974, mais ce fut un échec. Pour éviter qu'un tel scénario ne se répète, le ministère de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices avait commandité une étude sur les orientations stratégiques des ZES au Sénégal afin de disposer d'un «outil d'aide à la décision». Les résultats viennent d'être publiés.
Dispositif réglementaire
Le dispositif réglementaire est presque bouclé. Il s'agit de la loi du 6 janvier 2017 portant sur la gouvernance des zones économiques spéciales et de la mise en place d'un Comité paritaire public-privé chargé de la régulation, de la médiation, de la conciliation et de la coordination des acteurs évoluant dans les ZES. D'ailleurs, Macky Sall vient de nommer El Hadji Ndiogou Diouf à la tête de ce comité. Le premier effet de ce nouveau dispositif, c'est l'adoption d'un décret portant création de la zone économique spéciale de Diass (40 km de Dakar) et d'un autre décret portant admission du Parc industriel intégré de Diamniadio au régime de ces zones. La troisième ZES située à Sandiara (100 km de Dakar) est une initiative locale appuyée par l'Etat. «Demain on peut avoir tout un réseau de ZES à travers le pays, c'est-à-dire partout où il y a des pôles de compétitivité afin d'exploiter toutes les ressources naturelles, voire même pour développer des activités dont la matière première n'existe pas sur place», explique l'économiste Moubarack Lô, conseiller spécial du Premier ministre du Sénégal. Pour lui, dans la manufacture mondiale, le fait de posséder la ressource de base n'est plus une contrainte : «Aujourd'hui, ce qui est important, c'est de disposer du savoir et du savoir-faire».
Compétition
Mais selon Moubarack Lô, dans un contexte de compétition mondiale pour attirer les investisseurs, ce sont les éléments de compétitivité globale qui priment : une administration performante, le capital humain, les infrastructures, la profondeur du système financier, etc. Autrement dit, il s'agit de créer des «îlots de compétitivité» pour que l'investisseur qui quitte le nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass soit dans des conditions aux normes internationales jusqu'à la ZES.
Khoudia Mbaye,
ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices (Sénégal)
Cet arsenal de textes législatifs et réglementaires nous donne des raisons de penser que notre pays saura gagner en compétitivité, notamment sur les coûts des facteurs de production, la qualité des services, les infrastructures de soutien à la production.
Moubarack Lô,
conseiller spécial du Premier ministre du Sénégal
En Afrique, les trois pays les plus agressifs en matière de mise en place d'un cadre d'affaires de classe internationale et de zones économiques spéciales sont le Maroc, le Rwanda et l'Ethiopie. Sous l'impulsion du roi Mohammed VI, le Maroc est devenu un pôle d'attraction de l'investissement étranger, surtout dans le domaine de la construction automobile (Renault) et de la maintenance aéronautique (Bombardier). Ces pays ont montré qu'il suffit simplement d'avoir une bonne vision, une stratégie opérationnelle avec un engagement total de tous les acteurs.
Pierre Ndiaye,
directeur général de la planification et des politiques économiques au ministère de l'Economie, des finances et du Plan (Sénégal)
Si elles deviennent réalité, les zones économiques spéciales vont contribuer à faire du Sénégal un hub logistique et industriel régional et aideront à mettre en valeur tous les atouts géographiques de notre pays. Elles peuvent servir de laboratoires pour expérimenter une politique efficace et appropriée pour le secteur privé. Toutefois, il faut une cohérence globale entre ce qui se passe dans les ZES et ailleurs pour éviter de fracturer le tissu économique et assurer un développement socioéconomique harmonieux.
Le FMI salue les progrès réalisés en matière de ZES
Après avoir approuvé la 4e revue de l'Instrument de soutien à la politique économique du Sénégal, le 26 juin dernier, le Conseil d'administration du FMI a salué les progrès réalisés dans le domaine des Zones économiques spéciales (ZES) qui doit créer les conditions pour le développement des PME et la promotion des IDE. «Une zone économique spéciale avec les standards internationaux en matière de gouvernance économique et de fiscalité a été aménagée à Diamniadio pour attirer d'importants investissements privés», mentionne le communiqué. Ajoutant que le gouvernement continue la mise en place des infrastructures de haute qualité et l'amélioration de l'environnement des affaires, grâce notamment à la réduction du coût de l'électricité, la promotion de la bonne gouvernance, le soutien aux petites et moyennes entreprises ainsi que l'approfondissement des réformes judiciaires et foncières. Selon l'ONUDI aussi, le Sénégal peut s'engager avec une grande probabilité de succès dans la mise en œuvre des ZES.


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