Le régime vénézuélien a annoncé, jeudi, que le nombre de morts tombés lors de l'opération militaire menée par les Etats-Unis pour capturer son ancien chef Nicolas Maduro, s'élève désormais à 100 victimes, un bilan en nette hausse par rapport aux chiffres non officiels communiqués les jours précédents. L'annonce a été faite à la télévision par le ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello. « A cette heure-ci, il y a 100 morts et un nombre similaire de blessés », a déclaré le responsable chaviste. Auparavant, Cuba avait déploré 32 morts parmi ses agents qui assuraient la sécurité rapprochée de Maduro. Après la capture de Nicolas Maduro, son adjointe Delcy Rodriguez avait prêté serment, lundi dernier, en tant que nouvelle présidente du régime. Lire aussi : Venezuela : Les décisions resteront "dictées" par Washington, selon la Maison Blanche Le même jour (lundi), Nicolas Maduro avait été présenté devant un tribunal de New York en compagnie de son épouse. Il a plaidé « non coupable » pour les chefs d'accusation du « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux Etats-Unis. Le tribunal l'accuse notamment de « complicité de narcoterrorisme, de complot en vue d'importer de la cocaïne, de possession d'armes automatiques et d'engins destructeurs, et de complot en vue de posséder des armes automatiques et des engins destructeurs contre les Etats-Unis ». Les Etats Unis prévoit un plan en trois étapes pour le futur du Venezuela. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a expliqué que « la première étape est la stabilisation du pays », la deuxième, appelée « rétablissement », consiste à « s'assurer que les entreprises américaines, occidentales, et autres aient accès au marché vénézuélien de manière juste », alors que la troisième serait « bien sûr, de transition » vers un nouveau gouvernement.