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Nexans Maroc : 2017, une année à oublier
Publié dans Les ECO le 30 - 04 - 2018

Nexans Maroc a clôturé l'année avec des résultats en demi-teinte. Si la filiale marocaine du groupe français a pu maintenir son chiffre d'affaires en hausse, les autres agrégats se placent sur une courbe décroissante. Ceci étant, le groupe compte toujours rétribuer ses actionnaires en proposant un dividende de 3 DH/action.
La conjoncture économique du Maroc a eu raison des résultats de Nexans Maroc. La poursuite de la politique d'austérité marquée par le ralentissement du lancement des marchés publics ont perturbé en partie l'activité du spécialiste en câblage. Les ventes ont en effet chuté de 2% sur le marché marocain et de 5% à l'export. Mais Nexans Maroc a réussi à contenir la baisse de son chiffre d'affaires 2017 à -3,4% à prix constants des métaux. La hausse des cours des métaux a toutefois sauvé la mise.
Le chiffre d'affaires est ressorti au final en hausse de 4,78% à 1,64 MMDH. Tandis que le résultat d'exploitation recule de 23,6% à 47,8 MDH. Ce repli intègre la chute des volumes assorti d'un alourdissement de 10,2% des achats consommés suite à la pression sur les cours du cuivre et de l'aluminium sur les marchés internationaux, ce qui implique la baisse de la marge opérationnelle à 2,9% (contre 4% un an auparavant) et ceci malgré un sensible gain de productivité. Le résultat financier, lui, creuse le déficit à -15,3 MDH contre -13,9 MDH en 2016, tandis que le résultat non courant passe à -8 MDH contre -17MDH à la même période de l'année dernière. Il en ressort, dans ces conditions, un résultat net consolidé qui perd 39% de sa valeur à 12,3 MDH pour une marge nette de 0,8% contre 1,3% en 2016. Au final, le RNPG chute de 54% à 7,7 MDH. Au niveau du bilan, le fonds de roulement s'est amélioré de 3% à 628,5 MDH et le BFR a reculé de 3,8% à 530 MDH entraînant ainsi une progression de 2,2% de la trésorerie nette à 98,6 MDH. Par contre, la dette nette s'est alourdi de 22x à 41 MDH soit un gearing de 5,8% contre 0,3% en 2016. Ceci étant, malgré les incertitudes concernant l'environnement économique actuel, le management de Nexans Maroc mise sur les actions de développement tant sur le marché local que sur le marché export. Celles-ci devraient permettre au groupe de retrouver le chemin de la croissance et d'améliorer son résultat d'exploitation. L'entreprise créée dans le début des années 2000 compte entre autres sur sa nouvelle implantation en Côte d'Ivoire pour propulser son activité. La filiale ivoirienne a mobilisé un investissement de 10 millions d'euros. Le démarrage est prévu pour ce deuxième trimestre 2018.
Concernant ses activités au Maroc, le management déplore le fait que l'essentiel des investissements dans les énergies renouvelables profite souvent à certains groupes internationaux. Sachant que ce type d'investissements est de plus en plus important compte tenu du contexte actuel et ceci au détriment des autres segments classiques. À cela s'ajoutent les efforts de recouvrement qui devraient s'accentuer encore cette année. D'ailleurs, Nexans Maroc affichait 122 jours de délais de paiement net au terme de 2017 contre 125 en 2016. Ceci étant et malgré des résultats en demi-teinte, le groupe maintient sa politique de distribution de dividendes. Le spécialiste en câblage prévoit ainsi le versement d'un dividende de 3 DH par action (contre 4 DH/action).
Fatma Haddad
Analyste chez AlphaMena
Nexans Maroc figure parmi les sociétés marocaines les moins performantes de notre couverture. Avec une performance YTD de 0,75% (au 24/04/2018), le titre est clairement peu liquide et n'arrive visiblement pas à dépasser la barre des 135 DH. Nexans a réalisé un RNPG 2017 de l'ordre de 7,730 MDH (contre 16,810 MDH en 2016). Cependant, la filiale marocaine du spécialiste des câbles français a décidé de rémunérer ses actionnaires en dépit de la dégradation de ses résultats. Le dividende proposé de 3 DH est inférieur aux 4 DH de 2016, mais reste appréciable à nos yeux. Il est clair que le marché exige plus ! Le problème majeur de Nexans Maroc demeure, sans aucun doute, l'environnement défavorable dans lequel elle évolue. En effet, la crise du BTP, qui dure depuis quelques années déjà et qui devrait persister sur le moyen terme, représente un obstacle à la croissance de Nexans. D'ailleurs, ces difficultés ont pesé sur le sentiment des investisseurs qui sont particulièrement sensibles aux facteurs externes à l'activité de la société. Une reprise du secteur BTP serait le catalyseur tant attendu par le marché.


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