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Les jeunes, notre avenir
Publié dans Les ECO le 17 - 08 - 2018

Les jeunes représentent l'espoir et le Maroc de demain. C'est pourquoi il faut leur accorder toute l'importance qu'ils méritent sur les divers aspects de notre quotidien. Ainsi, la Fête de la jeunesse est une belle occasion de procéder à un scanner des maux qui rongent la jeunesse marocaine, l'empêchant de libérer tout son potentiel et jetant un doute sur son devenir. C'est aussi une aubaine pour décrypter les politiques générales appliquées à cette catégorie de compatriotes. Il s'agit aussi de passer en revue les solutions envisageables car il n'est pas question de faire de cette occasion un «mur des lamentations», mais plutôt une réflexion d'étape pour une meilleure relance.
L'éducation et l'emploi sont aujourd'hui les handicaps majeurs dont souffre notre jeunesse. Le système éducatif produit l'analphabétisme et l'exclusion, et ne permet pas de faire émerger des forces vives à même de prendre le relais dans les meilleures conditions. La problématique de l'emploi, étroitement liée à l'échec de notre enseignement, n'est pas moins importante. Malgré un diplôme en poche, nos jeunes lauréats ne sont pas à l'abri du chômage. L'accès au monde professionnel relève souvent du parcours du combattant. Les jeunes non diplômés ne sont pas mieux lotis puisqu'ils sombrent dans la précarité dès leur jeune âge. Ce n'est pas un tableau noir mais un récapitulatif des constats du Haut-commissariat au plan qui tire la sonnette d'alarme, signalant que plus de deux millions de jeunes Marocains âgés entre 15 et 24 ans ne font rien au quotidien, n'ont ni formation, ni travail. Autrement dit, ils sont une bombe à retardement. Que faire face à pareil warning ?
Il y a lieu de repenser le système éducatif sans délai. Les différents plans de réformes entamés depuis une quinzaine d'années ont absorbé plusieurs milliards de dirhams, sans résultat. Aujourd'hui, il y a lieu de rationaliser les dépenses, de renforcer les contrôles, d'actionner le principe de reddition des comptes. Autrement dit, il faut entamer une réforme par la dissuasion et l'implication de tous les Marocains. Si nous entamons cette réforme en 2019, il ne faut pas attendre les fruits avant 2030. Autant dire que nous avons déjà condamné plusieurs générations. Soit ! Mieux vaut deux ou trois générations que l'ensemble de l'avenir d'une Nation.
Sur le plan de l'emploi, il faut responsabiliser les jeunes à travers l'auto-emploi. Des crédits garantis par l'Etat de 15.000 à 20.000 dirhams, pour de petits projets à deux emplois, pourraient créer 100.000 emplois et plus chaque année si l'on attribue un budget d'un milliard de dirhams, soit l'enveloppe de 500 MDH, allouée à l'indemnité pour perte d'emploi, assortie d'une rallonge du même montant. Bien sûr, d'autres idées doivent émerger et devront marquer une rupture avec les modèles qui ont échoué. Enfin, il faut revoir notre modèle de société en revenant aux valeurs qui ont fait ce Maroc que nous aimons tant et qui, malheureusement, ont été complètement perdues de vue par notre jeunesse. Il faut que notre classe politique intègre les jeunes dans la gouvernance de la chose publique et leur assure des responsabilités. Les jeunes Marocains doivent prendre leur destin en main et s'auto-gouverner. Là, réside le salut de ce beau pays qui nous rassemble tous.


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