Déficit budgétaire de 41,3 MMDH à fin juillet    Explosion à Beyrouth: Pont aérien humanitaire de l'UE    Botola Pro D1: Report de trois matches de la 22è journée    Covid-19: Le nombre des cas actifs s'élève à près de 11.000    Evolution Covid-19 au Maroc : 1.306 nouveaux cas ces dernières 24 heures, 39.241 cas cumulés, vendredi 14 août à 18 heures    Le Maroc devient le cinquième pays africain le plus touché    Distribution des aides marocaines aux victimes de l'explosion du port de Beyrouth    Covid-19 : Des joueurs Wydadis contaminés    Rentrée scolaire au Maroc : les écoles privées au bout du rouleau ?    Covid – Casablanca – Préfecture d'Anfa – Des mesures de restrictions instaurées dès aujourd'hui    Cinéma : L'actrice égyptienne Shwikar n'est plus    Tindouf: l'affaire du détournement de l'aide humanitaire continue de faire réagir    Tout savoir sur l'exemption des personnes touchées par la pandémie des impôts et redevances dus à la commune    Transfert: Arsenal réalise un joli coup    Vaccin anti-Covid-19: l'UE conclut un accord pour l'achat de 300 millions de doses    Transport routier: 153 MDH destinés au renouvellement du parc automobile (2020)    Fkih Ben Salah: une tentative de trafic de 720 chardonnerets avortée    Covid-19 au Maroc: témoignages poignants de médecins réanimateurs    Titrisation : La constitution du FT Immo LV prévue le 2 septembre    Réalisation d'une arthroscopie pour la première fois dans un hôpital provincial    Covid-19: Le vaccin d'AstraZeneca sera prêt au 1er trimestre 2021    Vaccin anti-Covid-19: accord entre l'UE et une société américaine    Sahara marocain: L'ambassade du Maroc à Pretoria promeut la doctrine nationale    Botola Pro D1 : Un classico et un derby animent la 22ème journée    Annulation des Mondiaux juniors de taekwondo    L'EN de cyclisme en stage de préparation à Ifrane    Les divagations d'Alger mises à nu par l'UE    L'Autorité nationale de régulation de l'électricité voit le jour    Kamala Harris se rêve en première vice-présidente noire des Etats-Unis    Explosions de Beyrouth. Le FBI se joint aux enquêteurs    Les collectivités territoriales dégagent 3,7 MMDH d'excédents budgétaires au premier semestre    L'immobilier après le confinement : ça commence à bouger    Célébration du 41ème anniversaire de la récupération d'Oued Eddahab    Des cas de contamination au Covid-19 enregistrés parmi le personnel judiciaire    La 22ème journée de la Botola au conditionnel    Comment Sharon Stone a frôlé la mort à trois reprises    Des milliers de fans réunis à Abidjan un an après la mort de DJ Arafat    Dwayne Johnson, acteur le mieux payé de Hollywood    Le PPS dénonce vigoureusement le favoritisme    UFC: Ottman Azaitar annonce son retour!    Une première dans l'histoire du Maroc!    «A Taste of Things to Come» exposé à Séoul    Il y a 41 ans, la récupération de Oued Eddahab    Lahcen Bouguerne libère la voix des femmes    L'avenir du monde arabo-musulman est indissociable de celui de la cause palestinienne    USA-Afrique: Peter Pham reçu par le Président tchadien    Terreur dans les camps de Tindouf : Une nouvelle vague de répression du Polisario    COVID-19 : Décès de l'artiste populaire Abderrazak Baba, un pionnier de la dakka marrakchia    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Trois questions autour de l'emprunt que le Maroc s'apprête à souscrire
Publié dans Les ECO le 23 - 10 - 2019

Le Maroc s'apprête à souscrire, dès le mois prochain, un emprunt à l'international. Des questions se posent sur la dette marocaine, son état actuel, les causes d'une telle sortie sur le marché international...
Que faut-il savoir sur ce futur emprunt?
C'est la Directrice du Trésor et des finances extérieures qui l'a annoncé hier mardi lors de la conférence de presse de présentation du Projet de Loi de finances 2020: Le Maroc s'apprête à contracter un emprunt à l'international en novembre prochain.
La date exacte n'a pas encore été fixée, ni le montant et la devise d'ailleurs. Ces deux derniers aspects devraient être fixés quelques jours avant l'opération. Ce que l'on sait, c'est que le ministère des Finances attendra la fenêtre idéale pour effectuer cette levée de fonds en fonction des conditions du marché financier international.
Jusque-là, l'information d'une prochaine sortie sur le marché international avait déjà été évoquée. On parlait d'une levée équivalant à un 1 milliard d'euros sur le marché financier international, soit environ 11 milliards de DH. Plus, une deuxième sortie, en vue du même montant, serait prévue en 2020.
Dans la Loi de finances 2019, cet emprunt était déjà évoqué. Il a été pensé afin d'établir une nouvelle référence pour la signature du Maroc sur le marché financier international après plus de 4 ans d'absence. Egalement, son but est de renforcer le stock des avoirs extérieurs et de renouer contact avec les investisseurs internationaux pour leur présenter les dernières réformes sectorielles et structurelles engagées par le pays.
La démarche, comme expliquée dans la Loi de finances 2019, a été pensée de telle sorte à ne pas impacter le niveau de liquidité sur le marché local et de profiter de l'écart de coût de mobilisation des fonds qu'offre le marché international.
Comment se porte actuellement la dette extérieure marocaine?
En 2019, l'encours de la dette extérieure publique, qui est composé de l'encours de la dette extérieure du Trésor, des EEPs, des Collectivités territoriales (CTs), des emprunts extérieurs garantis par l'Etat du Secteur bancaire publique et des Institutions d'Utilité Publique (IUP), s'est établi à 326,3 milliards de DH emprunté par le Trésor. À hauteur de 44,9% et par les entreprises et établissements publics à hauteur de 54,4%, le reste concernant le secteur bancaire et les collectivités territoriales. La dette a baissé chez l'ensemble des emprunteurs.
Cela constitue une baisse par rapport à 2018 où il était de 326,6 milliards de DH, et de 332,6 milliards en 2017.
Le PIB au Maroc s'établit à 1.106,8 milliards de DH en 2018, selon le HCP. La dette extérieure représente donc 29,5% du PIB. Un niveau confortable mais, la prochaine sortie du Maroc à l'international pourrait renverser la tendance. Le niveau doit malgré tout être surveillé de près, car le service de la dette (remboursement du capital et des intérêts) se fait en devises étrangères et que la balance des paiements au Maroc est structurellement déficitaire selon un rapport de la Haute Cour des Comptes daté de juillet 2019.
Est-ce grave si le Maroc contracte cet emprunt?
Pour Rachid Aourraz, économiste et membre du Moroccan Institute for Policy Analysis (MIPA), le déficit budgétaire est structurel au Maroc et les moyens disponibles sur le marché local ne lui permettent pas de le couvrir. Le pays a besoin de financements extérieurs et d'une assistance pour couvrir le déficit, estime l'expert. "Le problème serait grave si ces dettes étaient destinées à couvrir les dépenses sociales et non les investissements, car dans ce cas, leur retour serait faible et les générations futures assumeraient les coûts de la non-rentabilité économique de leur consommation directe", souligne Aourraz.
Néanmoins, l'économiste tire la sonnette d'alarme: " Le Maroc devrait abandonner l'habitude des emprunts et entreprendre des réformes au niveau de l'administration pour améliorer la gouvernance, rationaliser les dépenses et encourager les investissements directs étrangers".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.