L'initiative d'ouvrir un consulat mauritanien à Laâyoune place Nouakchott devant un nouveau test diplomatique    Le Polisario réclame 100 millions $ d'aides humanitaires    Luís Filipe Tavares : « Après la résolution 2797, l'UA doit expulser le Polisario »    Akhannouch détaille une nouvelle dynamique industrielle et sociale pour Rabat-Salé-Kénitra    Panneaux solaires : l'Inspection des finances enquête sur des irrégularités dans des marchés publics    La Chine enregistre en octobre un excédent commercial de plus de 640 milliards de yuans    Masse monétaire: un accroissement annuel de 7,4% en octobre 2025    Voici les 5 indicateurs de la BAM cette semaine    Cherté du tourisme interne : La tutelle s'accroche au mythe de l'abordabilité [INTEGRAL]    France : Transavia renforce ses vols vers Marrakech et Agadir durant la saison hivernale    La SRM Casablanca-Settat ouvre une nouvelle agence à Oulad Ali Tnine Toualaa    ONCF : Un chiffre d'affaires record de plus de 5 milliards de dirhams attendu d'ici fin 2025    Yves Leterme: « le Maroc entre dans une nouvelle catégorie d'économies influentes »    La Russie pourrait bloquer complètement WhatsApp    Espagne: Les dépenses publiques atteignent un record en 2024    Black Friday: Près de 12 millions de dollars de dépenses prévus    Coupe arabe (Qatar-2025): L'équipe du Maroc cherche son deuxième titre    Foot/amical : Match nul (1-1) entre la sélection marocaine féminine et son homologue burkinabè    Programme des principaux matchs du samedi 29 novembre    Diaspo #417 : Driss Bourroum, la fierté de représenter le Maroc au badminton    Botola D2 / J10 : Le leader accueille la lanterne rouge    Basket. DEX (H) / J7 : Programme du week-end    Chutes de neige et fortes pluies locales parfois orageuses dans plusieurs provinces du Royaume    Taza : Un incendie fait des ravages au marché de la médina    Le temps qu'il fera ce samedi 29 novembre 2025    Dakhla : Inauguration du siège de l'Académie Africaine des Sciences de la Santé    Les températures attendues ce samedi 29 novembre 2025    FIFM 2025 : Pour le jury, l'IA ne remplacera pas l'intelligence humaine dans le cinéma    FIFM : Avec "Sirât", Oliver Laxe puise dans le désert marocain pour un cinéma des extrêmes    Marrakech Film Festival launches with diverse lineup and iconic tributes    Jury du FIFM : « Découvrir les écritures émergentes, c'est préparer l'avenir du cinéma mondial »    Jodie Foster, une étoile américaine sous le ciel de Marrakech    Coup d'envoi de la 22e édition du Festival International du Film de Marrakech    FIFM : IA, création et avenir du 7e art, le jury de la 22e édition prend la parole    L'institution Archives du Maroc célèbre la Journée nationale des archives    Le rappeur Pause Flow reste en détention à Sefrou faute de paiement de la caution    Diplomatie : Une feuille de route pour assurer le soutien de la Somalie à la marocanité du Sahara    Amérique du Sud : L'Algérie et le Polisario se répartissent les missions    SAR la Princesse Lalla Meryem préside à Rabat la cérémonie d'inauguration du « Bazar solidaire » de bienfaisance du Cercle diplomatique    Nayef Aguerd revient sur le terrain après sa guérison d'une blessure    El ministro español de Agricultura critica a los opositores del acuerdo agrícola Marruecos-UE    Nayef Aguerd regresa al campo tras recuperarse de una lesión    Argelia y el Polisario intensifican esfuerzos diplomáticos en Sudamérica    France : l'Assemblée nationale unanime contre l'accord UE-Mercosur    Trump annonce une politique d'immigration stricte après la mort d'un soldat américain    La Somalie réitère son soutien à l'intégrité territoriale du Maroc et salue l'adoption de la résolution 2797    Médias : Rabat désignée capitale arabe de l'information pour 2026    Fusillade à Washington: le FBI enquête sur un éventuel acte terroriste    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Trois questions autour de l'emprunt que le Maroc s'apprête à souscrire
Publié dans Les ECO le 23 - 10 - 2019

Le Maroc s'apprête à souscrire, dès le mois prochain, un emprunt à l'international. Des questions se posent sur la dette marocaine, son état actuel, les causes d'une telle sortie sur le marché international...
Que faut-il savoir sur ce futur emprunt?
C'est la Directrice du Trésor et des finances extérieures qui l'a annoncé hier mardi lors de la conférence de presse de présentation du Projet de Loi de finances 2020: Le Maroc s'apprête à contracter un emprunt à l'international en novembre prochain.
La date exacte n'a pas encore été fixée, ni le montant et la devise d'ailleurs. Ces deux derniers aspects devraient être fixés quelques jours avant l'opération. Ce que l'on sait, c'est que le ministère des Finances attendra la fenêtre idéale pour effectuer cette levée de fonds en fonction des conditions du marché financier international.
Jusque-là, l'information d'une prochaine sortie sur le marché international avait déjà été évoquée. On parlait d'une levée équivalant à un 1 milliard d'euros sur le marché financier international, soit environ 11 milliards de DH. Plus, une deuxième sortie, en vue du même montant, serait prévue en 2020.
Dans la Loi de finances 2019, cet emprunt était déjà évoqué. Il a été pensé afin d'établir une nouvelle référence pour la signature du Maroc sur le marché financier international après plus de 4 ans d'absence. Egalement, son but est de renforcer le stock des avoirs extérieurs et de renouer contact avec les investisseurs internationaux pour leur présenter les dernières réformes sectorielles et structurelles engagées par le pays.
La démarche, comme expliquée dans la Loi de finances 2019, a été pensée de telle sorte à ne pas impacter le niveau de liquidité sur le marché local et de profiter de l'écart de coût de mobilisation des fonds qu'offre le marché international.
Comment se porte actuellement la dette extérieure marocaine?
En 2019, l'encours de la dette extérieure publique, qui est composé de l'encours de la dette extérieure du Trésor, des EEPs, des Collectivités territoriales (CTs), des emprunts extérieurs garantis par l'Etat du Secteur bancaire publique et des Institutions d'Utilité Publique (IUP), s'est établi à 326,3 milliards de DH emprunté par le Trésor. À hauteur de 44,9% et par les entreprises et établissements publics à hauteur de 54,4%, le reste concernant le secteur bancaire et les collectivités territoriales. La dette a baissé chez l'ensemble des emprunteurs.
Cela constitue une baisse par rapport à 2018 où il était de 326,6 milliards de DH, et de 332,6 milliards en 2017.
Le PIB au Maroc s'établit à 1.106,8 milliards de DH en 2018, selon le HCP. La dette extérieure représente donc 29,5% du PIB. Un niveau confortable mais, la prochaine sortie du Maroc à l'international pourrait renverser la tendance. Le niveau doit malgré tout être surveillé de près, car le service de la dette (remboursement du capital et des intérêts) se fait en devises étrangères et que la balance des paiements au Maroc est structurellement déficitaire selon un rapport de la Haute Cour des Comptes daté de juillet 2019.
Est-ce grave si le Maroc contracte cet emprunt?
Pour Rachid Aourraz, économiste et membre du Moroccan Institute for Policy Analysis (MIPA), le déficit budgétaire est structurel au Maroc et les moyens disponibles sur le marché local ne lui permettent pas de le couvrir. Le pays a besoin de financements extérieurs et d'une assistance pour couvrir le déficit, estime l'expert. "Le problème serait grave si ces dettes étaient destinées à couvrir les dépenses sociales et non les investissements, car dans ce cas, leur retour serait faible et les générations futures assumeraient les coûts de la non-rentabilité économique de leur consommation directe", souligne Aourraz.
Néanmoins, l'économiste tire la sonnette d'alarme: " Le Maroc devrait abandonner l'habitude des emprunts et entreprendre des réformes au niveau de l'administration pour améliorer la gouvernance, rationaliser les dépenses et encourager les investissements directs étrangers".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.