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Une politique environnementale qui paye
Publié dans Les ECO le 15 - 07 - 2010

L'édition 2010 de l'Indice de performance environnementale (IPE) classe le Maroc en deuxième position au niveau de la région MENA après l'Algérie et à la 52e place au niveau mondial. En soi, cela représente une position honorable, puisque l'indice concerne 163 pays. Le classement, réalisé par l'Université de Yale (USA), est élaboré sur la base d'une grille de notation composée de deux grandes catégories représentant, chacune, 50% de l'IPE. Au total, 25 indicateurs de performance environnementale sont concernés, lequels permettent d'évaluer la politique environnementale d'un gouvernement.
Santé environnementale,
le point fort du Maroc
L'objectif de cette catégorie, comptant pour 50% de l'IPE, est d'évaluer les maladies environnementales, les facteurs de risque tels que l'eau et l'assainissement médiocre, ainsi que le degré de pollution atmosphérique intérieure et extérieure. Sur ce volet, le Maroc affiche de bons résultats dans l'ensemble puisqu'il obtient une note de 73,38% devant la Bulgarie (73,2%) mais derrière la Syrie (73,7%) et la Turquie (74,5%). La première note revient à l'Islande avec 95,1%, pays dont l'engagement environnemental a, plus d'une fois, été cité en exemple. La santé environnementale englobe selon le rapport EPI 2010, trois grandes rubriques, incluant l'accès à l'eau potable et aux services d'assainissement. Sur la base d'un indicateur issu du programme mixte de suivi de l'UNICEF et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'indicateur d'accès aux services sanitaires est utilisé pour évaluer les risques pour l'environnement des individus face à l'exposition à un mauvais assainissement. Ceux qui ont accès à des installations d'assainissement adéquates sont moins susceptibles d'entrer en contact avec des bactéries et des virus dangereux que ceux qui n'ont pas accès à ces installations. La collecte des déchets et leur traitement peuvent également réduire ces risques sur l'être humain et l'environnement. Selon cet indice, 68,57% de la population marocaine auraient accès à des installations et services corrects d'assainissement pour un objectif réaliste et réalisable de 100%. Des pays comme le Qatar, le Japon, l'Islande ou encore l'Uruguay ont déjà réussi ce pari. L'eau potable est, quant à elle, mesurée selon un programme commun (UNICEF-OMS) de surveillance ayant pour objectif de mesurer le pourcentage de la population d'un pays ayant accès à une source d'eau potable de bonne qualité. L'objectif pour cette rubrique est de 100% et reflète la conviction que chaque personne devrait avoir accès à l'eau potable. De nombreux pays (France, Koweït, Liban, ...) ont déjà atteint cet objectif, une fois de plus ce qui indique que 100% de couverture n'est pas un objectif irréaliste. Pour le Maroc, seuls 70,7% de la population sont considérés comme ayant accès à une eau potable de bonne qualité.
Une bouffée d'air pur, s'il vous plaît !
Les infections et les maladies respiratoires sont souvent causées par la pollution de l'air, qui est estimée responsable d'environ 2 millions de décès prématurés par an. Les 3 milliards de personnes les plus pauvres des pays en développement dépendent de manière permanente de la biomasse sous forme de bois, de charbon de bois, de fumier, de résidus de culture comme combustible de cuisson. Ceci entraîne la pollution de l'air «intérieur» et pose de sérieux risques sanitaires pour ces populations. L'objectif fixé par l'IPE 2010 concernant cet aspect est établi à «zéro», ce qui reflète l'idée que toute quantité de combustible solide utilisée à l'intérieur d'une maison ou d'un environnement clos présente un risque pour la santé et est considérée par conséquent comme indésirable. Sur ce volet, le Maroc atteint tout simplement 92,81% de cet objectif, ce qui veut dire tout de même que 6,83% de la population est exposée, alors que l'objectif à atteindre est de 0%. La pollution «extérieure» de l'air, liée principalement à l'industrialisation des pays suit une toute autre logique. Selon les directives établies par l'OMS (OMS, 2005) en matière de qualité de l'air, la moyenne annuelle tolérée de particules en milieu urbain est fixée à 20 microgrammes par mètre cube. Le Maroc dépasse de peu cette moyenne avec 21,01 microgrammes/m3, ce qui lui vaut une note de 97,37 sur 100 sur ce point. L'IPE 2010 démontre que la politique environnementale du Maroc commence à donner ses fruits. Mais ce classement fait également ressortir des éléments sur lesquels le Maroc devrait encore travailler pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens.


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