C'est l'un des plus grands projets d'investissement jamais lancés par la Lydec. 1,7 MDH, c'est en effet ce que devrait coûter le projet de dépollution du littoral est de Casablanca. La première phase de réalisation de ce système d'envergure a récemment démarré, pour une livraison complète du projet en 2014. Sur le papier, le principe – qui devrait être installé d'ici là – semble être simple. Les ouvrages projetés visent à intercepter les rejets directs d'eaux usées existant sur le littoral casablancais, depuis le port de la capitale économique jusqu'à la ville de Mohammedia. Ces rejets devraient ensuite passer par une phase de prétraitement et d'évacuation à travers un émissaire marin. Ce système est une reproduction de celui en fonctionnement actuellement à la station d'El Hank, pour la partie Ouest de la ville. Le projet Est, qui s'étend sur une longueur de 24 km de littoral, vient ainsi compléter le programme structurant de dépollution du littoral de la ville, d'Est en Ouest, dans le but de préserver l'environnement, l'écosystème et l'hygiène publique. Cela dit, le système à mettre en œuvre dans la zone est, est assez particulier pour la seule et simple raison qu'il devrait être opérationnel dans un environnement immédiat, constitué de parcs industriels. Cela suppose, de fait, des rejets liquides très polluants. Un aspect de la question que le management de l'enseigne délégataire a tenté d'anticiper. Entre 480 et 500 conventions ont été signées avec les opérateurs industriels opérant dans la zone. Ce partenariat devrait permettre à ces derniers de bénéficier de l'assistance technique de la Lydec, pour l'élaboration de solutions durables de dépollution, à la source même de ces rejets. Par ailleurs, le projet de dépollution devrait permettre de répondre aux nouvelles normes de rejet des eaux usées dans le milieu urbain, instaurées par la tutelle ministérielle. L'idée est également de permettre le raccordement des eaux usées des nouvelles zones d'aménagement urbain sur les intercepteurs et ainsi éviter les rejets directs dans l'océan.