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L'Etat au secours des stations du Plan Azur
Publié dans Les ECO le 03 - 06 - 2012

Le Plan Azur, dans sa configuration Vision 2010, est un fiasco ; il faut le reconnaître. C'était trop beau pour être vrai. «Le Plan Azur, dans sa première configuration, était ambitieux. Il rêvait d'avoir une offre balnéaire conséquente. Malheureusement, plusieurs facteurs ont fait que ce projet ne se concrétise pas», reconnaît Lahcen Haddad, ministre du Tourisme. Les investisseurs et les aménageurs développeurs qui y ont cru, du moment qu'il s'inscrivait dans le cadre d'une vision nationale. Ils ont tenté d'aller jusqu'au bout de l'aventure, mais se sont finalement retrouvés au pied du mur. Le surdimensionnement des sites des stations balnéaires, la conjoncture actuelle et les impératifs de calendrier ont imposé aux sociétés et aux aménageurs-développeurs en charge des projets en cours de repenser leurs visions et surtout d'élargir leurs tours de table. Et c'est l'Etat qui vient à la rescousse, via le Fonds marocain de développement touristique (FMDT) et la CDG, bras armé de l'Etat, pour donner une nouvelle configuration au Plan Azur. Ainsi, après avoir pris une participation de 30% dans le tour de table de la Société de développement de Saïdia, le FMDT est entré en négociation avec la Société d'aménagement et de promotion de la station touristique de Taghazout (Agadir). Les discussions ont effectivement abouti à la constitution d'un nouveau tour de table, où la CDG détient 35%, le FMDT (25%), Alliances (20%), Entreprises Souss (15%) et SMIT (5%).
Aujourd'hui, les travaux sont en cours au niveau de cette station, la première, d'ailleurs, à être concédée dans le Plan Azur, mais qui a accusé un énorme retard. Le terrassement du premier golf est en effet fini, ainsi que les études sur le club house. L'appel d'offres pour les travaux de voiries et réseaux divers sera lancé avant cet été. S'agissant de Port-Lixus (Larache), Alliances Développement Immobilier est toujours en discussion avec la CDG et le FMDT pour la révision du montage financier du projet qu'il détient à 100%. La station d'Essaouira, dite Mogador, n'est pas en reste. «Ce projet a besoin d'être recapitalisé à très court terme. C'est l'objet des contacts noués actuellement. En outre, le nouveau président du Conseil de surveillance de Risma, Yann Caillère, a sensibilisé fortement le chef du gouvernement et le ministre du Tourisme aux difficultés rencontrées et à l'urgence de la situation et de l'implication de nouveaux partenaires», nous a confié un administrateur de Risma, qui requiert l'anonymat. Il est, d'ailleurs, annoncé depuis longtemps que Risma, actionnaire à hauteur de 40% dans la Société d'aménagement d'Essaouira Mogador (SAEMOG) en charge de la réalisation de la station Mogador, ne souhaitait plus accroître ses engagements et son exposition au risque au sein de cette société qui peine aujourd'hui à s'en sortir seule. Sachant qu'à ce jour, ce sont près de 3 MMDH qui ont été investis dans ce projet. «Ce sont donc nécessairement de nouveaux partenaires qui accompagneront les développements futurs de cette station. Risma n'a pas vocation à s'engager dans des grands projets immobiliers. Son objet est, essentiellement, de faire des hôtels», a précisé notre source. Pis encore, même l'hôtel nouvelle génération de la station, livré, début 2011, à l'enseigne Sofitel Luxury est dans une mauvaise passe. Il souffre fortement de l'absence de promotion de la destination et de l'absence de liaisons directes aériennes en nombre suffisant en provenance des capitales européennes et de la France en particulier. «Dans ces conditions, sa pérennité est en jeu , si ces deux lacunes ne sont pas comblées rapidement.
C'était d'ailleurs le message fort adressé par Yann Caillere au gouvernement, lors de leur rencontre le 28 mars dernier à Rabat», selon cet administrateur de Risma. Pour la station Mazagan développée par Kerzner International dans la région d'El Jadida, avec des partenaires institutionnels de taille, à savoir CDG Développement et la MAMDA, elle n'est pas encore fixée sur son sort. Certes, si ces investisseurs ne sont pas en négociation avec l'Etat pour l'élargissement du tour de table, il n'empêche qu'ils sont appelés à réaliser la deuxième tranche du projet, dont la première a, pour rappel, nécessité plus de 3 MMDH. Une enveloppe investie dans la réalisation du Resort hors volet résidentiel (la station propose 67 villas privées). Pour le moment, le principal souci du management du Resort disposant d'un hôtel de 500 chambres et suites, de restaurants, d'un night-club et d'un golf de 18 trous est de rentabiliser le projet. Un pari réussi, après une année 2011, difficile, selon le nouveau management, qui a annoncé une rentabilité en hausse, en un an, de 30% à fin mars 2012. Cette performance est attribuée à la croissance du taux d'occupation. Il est à noter que l'activité dans cette station n'est pas saisonnière comme c'est le cas pour d'autres sites, dont notamment Saïdia, qui intègre uniquement les composantes immobilière et hôtelière. L'animation fait, quant à elle, encore défaut. Il fallait attendre que le projet soit repris en main par la CDG pour repenser la viabilité économique du projet, qui demeure tributaire de la durée d'ouverture annuelle encore très faible (4 à 5 mois). Ainsi, une première tranche est prévue pour 2015, avec la livraison d'un cœur de vie complet, qui sera le centre des activités et des loisirs du resort, ainsi que d'un parc aquatique et d'un centre sportif de haut standing. Les deux autres tranches suivront, avec des livraisons étalées jusqu'en 2020.
En fait, de nombreux efforts sont actuellement déployés pour rectifier le tir et relancer le Plan Azur dans sa nouvelle configuration, en associant un thème à chacune des stations. Même au Sud, où le problème de la saisonnalité ne se pose pas, les ambitions sont énormes, notamment avec Plage Blanche (Guelmim) et Oued Chbika (extension du Plan Azur) qui se situe le long de la côte de l'Océan Atlantique et du Sahara, à 400 km au sud d'Agadir, dans la province de Tan-Tan, et directement en face de Fuerteventura (Îles Canaries). Les 2 premières phases de ce projet couvriront une surface de 500 hectares, avec une assiette foncière supplémentaire de 1.000 ha à venir. Le projet comporte une marina, réalisée à près de 70%, plusieurs hôtels, un parcours de golf, des appartements donnant sur la marina, des établissements médicaux et des aires de divertissement, de bien-être et de sport. En somme, l'engagement de l'Etat de créer des stations plus matures est réel. Pilotage des investissements, gestion de la problématique de l'aérien, intégration de la variable animation dans l'équation... tout y est, pour sauver les projets du Plan Azur. «On ne va se retirer des tours de table des sociétés créées pour la gestion des stations qu'une fois les projets arrivés à maturité», a tenu à rassurer le ministre du Tourisme. Gageons que cela soit suffisant pour rectifier le tir des défaillances de la vision 2010.
Lahcen Haddad, ministre du Tourisme : «Nous recherchons d'autres investisseurs pour Plage-Blanche II»
Les Echos quotidien : Où en sont les négociations avec les sociétés d'aménagement des stations Lixus et Mogador ?
Lahcen Haddad : Concernant Lixus à Larache, on est toujours en négociation pour voir quelle serait la possibilité pour le Fonds marocain de développement touristique d'entrer dans le tour de table. L'aboutissement des négociations est pour très bientôt. Pour Mogador, la station d'Essaouira, plusieurs idées sont en gestation. Dans peu de temps, on devrait y voir plus clair. Toutefois, le FMDT est prêt à intervenir dans le développement de Mogador, afin d'accroître son offre.
Ne s'agit-il donc pas de dupliquer le même modèle ?
C'est presque le même modèle, car il y a une participation du FMDT dans les sociétés nouvellement créées pour reprendre les stations. C'est un modèle adopté par Saïdia et Taghazout. Cela ne va pas être différent pour Lixus et Mogador.
Quid des stations Mazagan et Plage-Blanche ?
Pour Mazagan, la première phase est finie. Il faut donc passer à la deuxième phase. D'ailleurs, on n'est pas en négociation avec eux, car le tour de table est déjà mis en place, mais on est en train de pousser vers le développement de la seconde phase. Plage-Blanche, dont
la réalisation a été confiée à l'égyptien Pickalbatros – avec lequel on a déjà signé une convention –, est de très grande taille. La semaine prochaine, une réunion est prévue avec les investisseurs pour pouvoir cerner l'état d'avancement du projet, ainsi que les difficultés entravant son développement. Vu la taille de la station, un grand nombre d'investisseurs peuvent être associés à sa réalisation. Donc, on peut faire deux stations, Plage-Blanche I et Plage-Blanche II. On est, d'ailleurs, à la recherche d'autres investisseurs prometteurs pour Plage-Blanche II.


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