Investir en Afrique subsaharienne en minimisant les risques et en maximisant les opportunités, cela s'apprend. C'est un peu dans cet ordre d'idées que deux cabinets de consulting, Business In the World (BIW) et Afrique Challenge, spécialisés dans l'accompagnement de stratégies d'internationalisation de sociétés privées vers les marchés de l'intérieur du continent, ont initté et lancé mardi le cycle «Investir en Afrique». L'initiative est aussi significative que les objectifs recherchés : promouvoir des marchés subsahriens cibles auprès des investisseurs marocains, mais surtout, adopter une approche pédagogique sur comment investir ces mêmes marchés. «Ce projet a un but surtout pédagogique et informatif pour répondre au besoin d'intelligence économique des opérateurs marocains ayant des ambitions concrètes sur les marchés subsahariens», nous explique Alioune Gueye, pdg d'Afrique Challenge, pour cette première opération, les deux enseignes ont pu réussir à regrouper une bonne dizaine d'opérateurs économiques, de divers secteurs. Le marché gabonais est à l'honneur aujourd'hui car c'est une économie d'Afrique de l'Ouest avec laquelle «nos échanges commerciaux demeurent modestes et fluctuants, en dépit des opportunités de croissance», précise Zouhair Lamchouri, représentant du département marocain du Commerce extérieur. Potentiels inexploités Le Gabon est de fait, l'une des destinations économiques les plus dynamiques de la région, notamment pour les exportateurs du royaume. Sur le volet institutionnel, plusieurs accords de partenariat économiques ont déjà été concrétisés entre le royaume et cette économie d'Afrique subsaharienne. Le dernier en date a été conclu entre Maroc Export et sa structure homologue gabonaise, l'Agence gabonaise de promotion des investisemens et des exportations. Toufefois, plusieurs contraintes restent encore à aplatir pour améliorer le niveau des échanges entre les deux économies. Au niveau du marché gabonais, par exemple, ces contraintes sont notamment liées à l'étroitesse même du marché, la forte concurrence d'opérateurs économiques dèjà bien installés sur le marché (Français, belges, libanais...), ainsi qu'aux transports et à la logistique, de manière plus globale. Pour en revenir à l'initiative «Investir en Afrique», les organisteurs ne comptent pas se limiter à l'aspect informatif. Il est en effet également prévu des misions de prospection dans les différentes économies du sud du Sahara. L'avenir s'y trouve...