Changement à la tête du RNI : SM le Roi félicite Mohamed Chouki    Energies renouvelables : le Kenya mise sur la chaleur de la terre    Royal Air Maroc étend ses liaisons directes vers l'Europe depuis le Nord    Intempéries. Le Crédit Agricole du Maroc se mobilise pour soutenir les zones sinistrées    Namibie. Plus de 80 % du territoire menacé par l'aridité    Mondial 2030 - Lekjaa : « Réussir la meilleure Coupe du monde de toute l'Histoire »    Intempéries : Reprise progressive des cours dès ce mardi    Le musicien ghanéen Ebo Taylor s'est éteint à l'âge de 90 ans    Ramadan 2026 : 2M met à l'honneur la production nationale    « Twehechtek » : quand Sara Moullablad donne une voix au manque    France : 2025, année du réveil du crédit immobilier    Office des changes : le système d'information au cœur d'un tournant stratégique    Barrage d'Oued El Makhazine : 105 millions de m3 reçus en 24 heures    Hamid Bentahar : "Nous refusons déjà des clients faute de capacité"    Mondial 2030 : Lekjaa souligne le rôle central de la Vision Royale dans le succès marocain    Xi Jinping : l'autonomie en sciences et technologies..clé de la construction de la Chine moderne    Sénégal: Un étudiant tué après des affrontements avec les forces de l'ordre    Inondations : les Emirats arabes unis expriment leurs condoléances et leur solidarité avec le Maroc    Zone OCDE : l'inflation globalement stable à 3,7% en décembre 2025    Droit à l'information : l'urgence d'une réforme    CAN 2025 : beIN SPORTS annonce une audience record    OM : l'avenir de Medhi Benatia de plus en plus incertain à l'OM    Les matchs en retard bousculent la Botola avant le Ramadan    José Mourinho en pole position pour diriger le Portugal après le Mondial 2026    Sahara : Washington impulse une étape décisive pour le règlement à Madrid    Les fortes pluies ont endommagé 163 routes et fermé plusieurs axes dans le Nord    Maroc-Etats Unis : Un consulat mobile au Texas pour accompagner les MRE    Lutte contre la corruption : L'INPPLC et l'ANGSPE s'allient pour renforcer les principes de probité    Ministère public : nouvelles directives sur les règles d'interrogatoire des personnes déférées    Ramadan : Adoption de l'horaire continu par les administrations, les établissements publics et les collectivités territoriales    Le Marché dar Essalam enrichit le quotidien avec l'ouverture de son aile ouest et du cinéma pathé    Liga : Villarreal à l'affût pour Sofyan Amrabat ?    Le retour d'Azzedine Ounahi se précise après des semaines d'absence    Arsène Wenger tranche : le Maroc au niveau des géants européens    Les échanges éducatifs et culturels riches et diversifiés entre le Maroc et les Etats-Unis célébrés à Washington    Casablanca : Une campagne pour réorganiser les terrasses de cafés dans le quartier 2 Mars    Maroc : La Cour des comptes pointe les retards et failles des programmes de développement territorial    Grève ferroviaire en Espagne : un accord trouvé pour améliorer la sécurité des conducteurs et du réseau    Washington intercepte un pétrolier défiant le blocus sur le Venezuela    Températures prévues pour le mercredi 11 février 2026    Al Hoceima: Mobilisation pour la réouverture des routes suite aux intempéries    Personnes déférées: Le parquet encadre l'interrogatoire    Amara : Le chantier de généralisation de la protection sociale, un choix stratégique impulsé par le Roi    L'Année au Galop    SNRT unveils Al Aoula's Ramadan 2026 schedule with diverse programming    Des tombes musulmanes datées d'Al-Andalus découvertes à Estepona    Xi Jinping en visite dans un complexe d'innovation en technologies de l'information à Pékin    CMG achève la quatrième répétition du Gala du Nouvel An chinois 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Assurance-vie : les raisons de l'essor
Publié dans Les ECO le 28 - 06 - 2022

Au cours des dernières années, l'assurance-vie s'est positionnée comme l'un des placements vedettes des Marocains. Elle a accumulé 55 MMDH supplémentaires entre 2010 et 2020. Dans le contexte de taux bas, les opérateurs se renouvellent pour offrir des alternatives aux épargnants. Outre le rendement qui reste compétitif, sa fiscalité la distingue de la concurrence. De plus, elle constitue un bon outil d'organisation patrimoniale, une alternative aux règles régissant la succession et l'héritage.
Les avoirs des ménages logés en assurance-vie culminent actuellement à plus de 100 MMDH. Ces dernières années, ce placement est incontestablement la vedette dans les arbitrages des ménages avec une croissance de 138% de l'encours entre 2010 et 2020. Sur cette période, le produit a accumulé 55 MMDH supplémentaires sachant que la conjoncture en 2020 a ralenti la collecte.
Plusieurs facteurs contribuent à l'essor de l'assurance-vie. Le renforcement des synergies banque/assurance a permis de mieux vulgariser les produits d'assurance dans les réseaux bancaires et de favoriser leur commercialisation auprès du grand public. Les difficultés des régimes de retraite et les atermoiements autour de la réforme ont aussi réveillé les consciences sur la nécessité de mieux préparer les vieux jours.
D'un autre côté, la politique monétaire accommodante menée au cours des dernières années et leur impact sur la rémunération de l'épargne conduisent les ménages à s'orienter vers des produits un peu plus rémunérateurs. Ainsi, dans un contexte où les placements sans risque sont moins pertinents pour fructifier son capital, les fonds dirhams (contrats classiques) continuent de servir des rendements assez intéressants, aux alentours de 3%.
Contre une prise de risque modérée, les épargnants peuvent booster la rémunération de leur épargne en s'orientant vers les contrats en unités de comptes (actions, obligations, monétaire...).
Le succès de l'assurance-vie tient pour une grande partie à ses qualités intrinsèques. Au-delà de sa fiscalité attractive, elle constitue un bon moyen d'organiser sa succession. En outre, elle offre une protection contre les avis à tiers détenteur, l'assurance-vie étant insaisissable.
Fiscalité avantageuse
Les contrats d'assurance-vie présentent des avantages fiscaux intéressants lorsque la durée du contrat dépasse huit ans. Contrairement à un investissement en direct, les arbitrages entre supports ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu dans un contrat d'assurance-vie. Il est important de «prendre date» pour bénéficier pleinement des avantages associés à ce produit.
C'est à partir de la date de souscription que sera définie la date anniversaire du contrat. Au-delà de la huitième année, tous les dépôts dans le contrat bénéficie du même avantage fiscal, c'est-à-dire une exonération totale d'impôt sur la plus-value. En cas de besoin pressant de trésorerie pour financer les études d'un enfant à l'étranger, saisir une opportunité d'investissement ou, pour une autre raison, un rachat partiel est possible.
Cependant, il est limité à deux au cours de la durée de vie du contrat. Il y a aussi la possibilité d'obtenir une avance, c'est-à-dire un prêt auprès de l'assureur. Cette avance doit être remboursée dans un délai de cinq ans.
Une alternative aux règles régissant la succession et l'héritage
Les Marocains sont divisés sur la réforme de la loi sur l'héritage et cela c'est déjà une grande avancée. Un sondage de l'Association des femmes marocaines pour la recherche et le développement (AFEMARD) et de l'OMDH révèle que 44% des Marocains s'opposent à toute réforme contre 36% qui y sont favorables. Par ailleurs, 20% des sondés ne se prononcent pas, jugeant le sujet complexe.
Si les traditions ont la vie dure, il existe des alternatives dans le cas d'espèce. L'assurance-vie offre un avantage qui n'existe nulle part ailleurs: la clause bénéficiaire. En cas de décès, le capital constitué sera reversé aux personnes désignées dans le contrat. C'est une solution différente des règles régissant la succession et l'héritage.
L'article 79 du code des assurances est très clair à ce sujet : «Les sommes stipulées payables lors du décès de l'assuré à un bénéficiaire déterminé ou à ses héritiers ne font pas partie de la succession de l'assuré. Le bénéficiaire, quelles que soient la forme et la date de sa désignation, est réputé y avoir seul droit, à partir du jour du contrat, même si son acceptation est postérieure à la mort de l'assuré».
Pour éviter toute mauvaise surprise, le nom du bénéficiaire doit être expressément mentionné sur le contrat assorti de son assentiment. Cela renforce aussi l'insaisissabilité du contrat par les créanciers du contractant. Dans la jurisprudence en France, certains contrats ont été saisis en l'absence d'un bénéficiaire expressément désigné.
La mention «ayant droit» à la place du nom du ou des bénéficiaires n'offre aucune protection. Mais, au Maroc, il n'y a pas de jurisprudence en la matière.
Rendement : Les assureurs se renouvellent pour le booster
Le statu quo du taux directeur, à l'issue de la réunion de politique monétaire, vise clairement à soutenir la reprise économique malgré la poussée de l'inflation. Au cours des dix dernières années, le taux directeur a baissé de 200 points de base. Dans son sillage, les taux obligataires ont décroché dans des proportions similaires, sachant que les fonds collectés auprès des assurés sont essentiellement investis en Bons du Trésor.
Dans ce contexte de taux bas, l'assurance-vie se renouvelle pour offrir des alternatives aux épargnants. Il y a, notamment, le développement des unités de comptes. Ces contrats offrent la possibilité de diversifier les supports d'investissement. Toutefois, cette diversification comporte un risque de perte en capital particulièrement pour les placements en actions en cas de baisse du marché.
Certains opérateurs proposent un mix entre les fonds dirhams et les unités de compte pour optimiser le rendement de l'épargne. Il existe d'autres leviers pour tirer un meilleur revenu de ce placement. Il s'agit principalement des frais à l'entrée qui peuvent atteindre 3,5%.
Lorsque les montants investis sont importants, les déposants ont la possibilité de les négocier. Certains organismes appliquent des barèmes dégressifs sur les montants (plus il est important, plus le taux de frais appliqué est faible) et aussi en fonction de la part d'unités de compte dans les contrats.
Franck Fagnon / Les Inspirations ECO


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.