Ils sont industriels, patrons de fédérations, hauts responsables ou porteurs d'initiatives. Tous ont vécu 2025 de l'intérieur. Leurs témoignages composent le récit d'un Maroc qui change de cap : plus productif, plus stratégique, plus souverain. Les Inspirations ECO croise leurs regards pour éclairer les défis et les priorités d'une année 2026 à fort enjeu. Pour Said Amaghdir, président de l'Association marocaine des professionnels de la finance participative (AMFP), 2026 sera « une année charnière pour la finance participative ». «J'aborde l'année 2026 avec un optimisme assumé. Je la considère comme une année charnière, marquée par la consolidation des acquis majeurs réalisés ces dernières années, notamment à travers l'achèvement progressif de l'arsenal juridique encadrant la finance participative au Maroc. Désormais, l'enjeu central réside dans la mise en place d'une commission tripartite AMMC–Bank Al-Maghrib–ACAPS, renforcée par les associations professionnelles du secteur », affirme-t-il. Pour lui, « cette instance devra permettre une meilleure synchronisation des projets structurants à venir, indispensables à la maturation de l'écosystème. Parmi les priorités figurent le lancement d'un indice boursier participatif, à l'image d'un MASI 20 Participatif, ainsi que le développement de Sukuk corporate sur plusieurs maturités, en cohérence avec la courbe des taux actuelle de Bank Al-Maghrib. Une telle structuration permettrait d'unifier la valorisation de marché des Sukuk, de renforcer la transparence et de faciliter le contrôle par les régulateurs ». « Enfin, il est impératif de libérer rapidement le potentiel exceptionnel de la nouvelle loi sur les OPCVM, en s'inspirant des expériences réussies de places financières de référence telles que le Luxembourg ou le Royaume-Uni, où la dynamique est à la fois résiliente et récurrente. À ce prix, le Maroc pourra pleinement jouer son rôle de hub régional et attirer des investisseurs majeurs du GCC, désireux de diversifier leurs implantations géographiques», conclut-il.