Le dollar a légèrement fléchi fin février, sur fond d'incertitudes aux Etats-Unis, tandis que l'euro et la livre se repositionnent. Au Maroc, le dirham s'apprécie marginalement face au billet vert et cède un peu face à l'euro, selon la note Derivatives Weekly de BKGR. Fin février, le marché des changes a rappelé qu'il est d'abord une lecture de la confiance. Dans sa note Derivatives Weekly du 27 février 2026, BKGR décrit une semaine où le dollar cède du terrain sous l'effet d'un regain d'incertitude aux Etats Unis, tandis que l'euro et la livre se repositionnent. Au Maroc, le dirham s'apprécie légèrement face au billet vert, mais recule marginalement face à l'euro. Le dollar recule, l'argument refuge s'effrite BKGR observe un DXY en baisse de 0,14%. La note relie ce mouvement à une montée de l'incertitude autour de la politique commerciale américaine et à un reflux du flux refuge. L'annonce d'une surtaxe uniforme de 15% sur les importations, dans le sillage d'une décision de la Cour suprême jugée déstabilisante pour le sentiment de marché, ravive les interrogations sur la cohérence macro budgétaire à Washington et pèse sur l'attrait du billet vert. Dans le même temps, les performances de NVIDIA alimentent l'appétit pour le risque et orientent des flux vers des devises à bêta plus élevé, tandis que l'absence d'escalade géopolitique au Moyen Orient et la modération des prix du pétrole réduisent la demande de sécurité. Des signaux macro en clair obscur Le tableau américain est contrasté. Le PCE core remonte à 3% en décembre en glissement annuel, contre 2,8% un mois auparavant, mais la croissance du PIB ralentit à 1,4% au T4-2025 après 4,4% au trimestre précédent. La confiance des consommateurs mesurée par le Conference Board progresse à 91,2 en février, alors que les commandes à l'industrie se contractent de 0,7% en décembre après 2,7% le mois précédent. Les inscriptions hebdomadaires au chômage atteignent 212.000, contre 208.000 une semaine auparavant. L'euro avance par défaut, puis par technique Côté Europe, l'Allemagne apporte quelques signes de stabilisation, avec un PMI manufacturier à 50,7 en février et un indice IFO du climat des affaires à 88,6, alors que les prix à la production se contractent de -0,6% en janvier. En Asie, la PBoC maintient son taux préférentiel de prêt à 3%, tandis que l'IPC core japonais ralentit à 1,7% en février. Dans ce contexte, BKGR relève une hausse de 0,20% de l'EUR USD, portée avant tout par le repli du dollar. La perspective d'un cycle de baisses de taux plus marqué outre Atlantique, combinée à un retour graduel de la stabilité côté européen, renforce la demande de diversification hors actifs américains. Les PMI de février s'améliorent, à 50,8 pour le manufacturier et 51,8 pour les services, tandis que l'IPC recule à 2,2% et l'IPC core à 1,7% en janvier. BKGR souligne qu'en l'absence de catalyseur macro majeur capable d'inverser le biais du dollar, l'euro trouve aussi un appui technique. Livre et dirham, des ajustements millimétrés La livre sterling recule légèrement face à l'euro, de 0,08%, et s'apprécie face au dollar de 0,12%, une divergence que BKGR rattache surtout à la fragilité du billet vert. Sur le marché marocain, la paire USD MAD recule de 0,10% sur la semaine, tandis que l'EUR MAD progresse de 0,10%. Les données de Bank Al-Maghrib situent le spot USD MAD à 9,1579 le 26 février 2026, après 9,1393 le 18 février et 9,1791 le 23 février. Le spot EUR MAD ressort à 10,8100 le 26 février, dans une fourchette hebdomadaire comprise entre 10,7849 et 10,8147. L'indicateur MAD contre panier oscille de -2,69 % à -2,95 % sur la période.