Dans le cadre d'un programme régional prévoyant la création de 11 stations, la première unité de dessalement des eaux saumâtres est désormais opérationnelle à Missour. D'une capacité de trois litres par seconde, l'infrastructure vise à sécuriser l'approvisionnement en eau potable pour 5.000 habitants. L'initiative s'inscrit dans une stratégie de diversification des ressources hydriques face aux défis climatiques. Dans le cadre d'une vision intégrée visant à asseoir une sécurité hydrique durable, un programme prévoyant l'édification de 11 stations de dessalement des eaux saumâtres est en cours de déploiement à travers les différentes provinces et préfectures de la région Fès-Meknès. L'opérationnalisation de la première infrastructure de ce dispositif global est devenue effective à Missour, marquant une étape concrète dans la mise en œuvre de cette stratégie. La mise en service, officialisée le 6 mars 2026, s'inscrit dans le cadre d'une convention de partenariat multipartite associant le ministère de l'Intérieur, la région Fès-Meknès, la Société régionale multiservices (SRM) Fès-Meknès ainsi que celle de Souss-Massa. L'objectif central de ce cadre collaboratif réside dans le développement de solutions innovantes pour garantir un approvisionnement continu en eau potable. Trois litres par seconde pour 5.000 habitants Sur le plan technique, la station de Missour dispose d'une capacité de production de trois litres par seconde. Ce débit permet de satisfaire les besoins en eau potable de plus de 5.000 habitants, représentant 18% de la population de la zone. Le procédé technique mis en œuvre assure le traitement des eaux souterraines saumâtres, caractérisées par une forte salinité, pour les convertir en eau potable conforme aux normes de qualité en vigueur. La SRM Fès-Meknès a pris en charge les opérations d'installation et de démarrage des équipements en mobilisant son expertise technique dans les domaines du dessalement et de la gestion des infrastructures. Le projet permet ainsi de valoriser une ressource jusqu'alors inexploitée pour renforcer le réseau de distribution local. Diversification des ressources et durabilité La concrétisation de l'ouvrage répond aux défis liés à la rareté des ressources hydriques conventionnelles qui affectent la province de Boulemane. En mobilisant les eaux saumâtres, l'intervention s'aligne sur les orientations royales prônant la diversification des sources d'approvisionnement et le recours aux solutions non conventionnelles pour faire face au stress hydrique. Le projet vise à atténuer la pression sur les ressources traditionnelles dont les impacts des changements climatiques affectent la disponibilité. Au-delà de l'aspect technique, le programme global de 11 stations traduit une volonté de renforcer la dynamique de développement territorial. La synergie établie entre les acteurs institutionnels et territoriaux permet d'optimiser la gestion du service public de l'eau et d'améliorer la qualité des prestations fournies aux usagers. Mehdi Idrissi / Les Inspirations ECO