Après plusieurs années de sécheresse, la campagne agricole 2025-2026 dans la région Casablanca-Settat démarre sous des perspectives favorables. Les précipitations abondantes enregistrées depuis novembre ont amélioré l'état des cultures, régénéré les parcours et renforcé les ressources hydriques, augurant d'une saison prometteuse pour l'agriculture régionale. La campagne agricole 2025-2026 dans la région Casablanca-Settat s'annonce sous des perspectives encourageantes, portée par une pluviométrie particulièrement favorable enregistrée depuis le début de la saison. Les importantes précipitations tombées depuis novembre ont contribué à redonner de la vitalité au système agricole régional, durement éprouvé ces dernières années par la sécheresse. Selon la direction régionale de l'Agriculture, le cumul des pluies a atteint 458 mm au 6 mars, avec des écarts entre provinces. Benslimane se distingue comme la zone la plus arrosée, avec un cumul moyen de 742 mm. Ces niveaux représentent une hausse de 214 % par rapport à la même période de la campagne précédente, tout en dépassant de 55 % la moyenne d'une année agricole normale. Cette situation climatique favorable a déjà produit des effets tangibles sur l'ensemble des activités agricoles. L'état végétatif des cultures s'est nettement amélioré et les parcours naturels ont retrouvé une meilleure couverture végétale. Les précipitations ont également contribué à renforcer les ressources hydriques régionales, grâce à une amélioration du taux de remplissage des barrages et à une recharge plus importante des nappes phréatiques. Les conditions météorologiques favorables enregistrées en novembre et décembre ont par ailleurs permis d'atteindre un taux de réalisation d'environ 100 % du programme des cultures d'automne, couvrant une superficie globale de 963.320 hectares. Les céréales d'automne, pilier du système agricole régional, occupent la plus grande part de ces superficies avec 852.555 hectares semés, correspondant à la totalité du programme prévu. Les cultures fourragères ont atteint plus de 81.490 hectares, soit environ 90 % du programme, tandis que près de 52.246 hectares de céréales de printemps sont programmés. La betterave sucrière, concentrée principalement dans les provinces d'El Jadida et de Sidi Bennour, a également enregistré de bons résultats. Le programme a été réalisé sur 9.200 hectares, soit 102 % de la superficie prévue, confirmant le rôle central de ces deux provinces dans la production agricole régionale, notamment pour les cultures maraîchères. Le maraîchage affiche lui aussi une dynamique positive. Les cultures d'automne ont atteint 17.440 hectares, dépassant les objectifs initiaux avec un taux de réalisation de 107 %, dominées par la production de pomme de terre, carotte et tomate. Les cultures maraîchères d'hiver ont atteint 18.130 hectares, correspondant à 109 % du programme, tandis que 8.105 hectares de cultures de printemps sont programmés. Les dernières pluies ont également eu un impact favorable sur le secteur de l'élevage, grâce à l'amélioration du couvert végétal des parcours. Cette situation permet de réduire la pression sur l'alimentation du bétail et d'alléger les coûts supportés par les éleveurs. Cette dynamique s'inscrit dans le cadre des mesures d'accompagnement mises en œuvre par le ministère de l'Agriculture, notamment le programme national de reconstitution du cheptel, destiné à soutenir la durabilité de la production animale et à renforcer la productivité du secteur. Dans ce contexte, les services techniques de la direction régionale poursuivent l'accompagnement de proximité des agriculteurs afin de tirer pleinement parti des conditions climatiques favorables. Ils recommandent notamment le recours à des traitements phytosanitaires préventifs pour limiter les maladies fongiques favorisées par l'humidité, en particulier dans les cultures céréalières et les légumineuses. Les agriculteurs sont également invités à renforcer la fertilisation azotée aux stades appropriés du développement des cultures, afin de stimuler la croissance et améliorer les rendements, tout en assurant une gestion raisonnée des mauvaises herbes.