Dans le cadre de sa stratégie de renforcement de l'offre hydrique, le ministère de l'Equipement et de l'Eau engage une vaste campagne de reconnaissance géotechnique dans les régions Souss-Massa et Guelmim-Oued Noun. Cet investissement de 17,6 millions de dirhams vise à fiabiliser la conception de vingt futures infrastructures pour faire face au stress climatique. Les détails d'un déploiement stratégique pour la résilience des zones arides. Le développement des infrastructures hydriques s'affirme comme une priorité nationale absolue au Maroc. Alors qu'en ce mois d'avril 2026, la région Souss-Massa affiche un taux de remplissage de 56% (415,6 millions de m3) et que le bassin Drâa-Oued Noun n'atteint que 40,4% (423,4 millions de m3), l'Etat accélère la cadence des barrages dans un contexte relativement favorable dans ces deux territoires. Dans ce sens, la Direction générale de l'hydraulique vient de lancer un programme de prospection sur vingt sites stratégiques. Le premier volet cible onze sites dans le Souss-Massa, répartis sur les provinces d'Agadir-Ida-Ou-Tanane, Taroudant, Tiznit et Chtouka-Aït Baha. Le second volet se concentre sur neuf sites dans la région de Guelmim-Oued Noun, principalement dans les provinces de Guelmim et Tan-Tan, l'objectif étant de sécuriser le potentiel hydrique de ces territoires. Une expertise géotechnique visant à garantir la pérennité des ouvrages Ce maillage territorial répond à l'urgence climatique des zones arides et semi-arides. Sur le terrain, les prestations reposent sur des investigations de précision, notamment des sondages carottés et des essais de perméabilité in situ. Ces tests sont essentiels pour quantifier la capacité d'absorption du sous-sol et définir les paramètres d'étanchéité indispensables à la solidité des futurs barrages. Le projet s'inscrit dans un calendrier de vingt-quatre mois. Chaque site dispose d'un délai partiel de deux mois pour l'exécution des forages et la remise des rapports. Cette méthodologie permet un démarrage simultané sur plusieurs fronts, garantissant une progression fluide et constante du programme national de construction. Un investissement structurant pour un développement socio-économique durable Pour assurer la fiabilité de ces futures infrastructures, une enveloppe globale de 17,6 millions de dirhams a été mobilisée, dont 9,68 millions pour le lot Souss-Massa et 7,92 millions pour celui de Guelmim-Oued Noun. Au-delà de l'aspect technique, les conclusions de ces études géologiques conditionnent le lancement de chantiers adaptés aux réalités locales. Les retombées attendues sont structurantes : sécurisation de l'approvisionnement en eau potable, soutien à l'irrigation agricole pour dynamiser l'économie rurale et protection accrue des populations contre les inondations. En consolidant les connaissances scientifiques du sous-sol, le Maroc optimise son capital hydrique, pilier central de sa stratégie de résilience face au changement climatique. Par ailleurs, il est à noter que le ministère de l'Equipement et de l'Eau a déjà lancé une série d'appels d'offres internationaux pour l'étude de 158 sites, des petits barrages pour plus de la moitié, accélérant ainsi le PNAEPI 2020-2027 en vue de renforcer la résilience hydrique face au stress climatique. Ce programme intégré se décline en deux volets : des essais géotechniques pour 89 petits barrages, répartis sur l'ensemble des régions, et des études de conception et de suivi d'exécution pour 69 autres ouvrages au niveau national.