Du 24 au 26 avril, Nairobi accueille 251 judokas issus de 34 pays pour la 47e édition des Championnats d'Afrique seniors individuels. Le Maroc y engage une délégation de douze combattants — sept hommes et cinq femmes — alignée par la Fédération royale marocaine de judo et arts martiaux assimilés (FRMJAMA). Chez les messieurs, Ahmed Alaoui Cherifi (-60 kg), Abderrahmane Boushita (-66 kg), Hassan Doukkali (-73 kg), Nouh Lahmouri (-81 kg), Jaad Belgaid (-90 kg) et Mohammed Lahboub (+100 kg) composent l'ossature de l'équipe, complétée par Moubarak Abou Alfida Boulaich (-66 kg). Côté féminin, Soumiya Iraoui (-52 kg), championne d'Afrique en titre, mène la ligne avec Sana Sabri (-48 kg), Wissal Ziane (-57 kg), Chaimae Taibi (-63 kg) et Oulaya Khairi (-78 kg). La référence reste Abidjan 2025 : le Royaume y avait raflé six médailles (3 or, 1 argent, 2 bronze) et terminé deuxième au classement général, derrière l'Egypte et ses neuf podiums. L'or avait été signé Doukkali, Iraoui et Achraf Moutii, absent cette année. Cinq des six médaillés de l'expédition en Côte d'Ivoire rempilent à Nairobi, ce qui place le Maroc parmi les favoris de l'édition kenyane. En janvier, l'Open africain de Casablanca — 325 judokas, 42 pays, plus grand tournoi jamais organisé par l'Union africaine de judo — avait servi de répétition générale, avec l'or de Doukkali en -73 kg et des podiums pour Alaoui Cherifi et Boushita. Chaque titre continental rapporte 700 points au classement mondial de l'IJF, enjeu clé dans la route vers les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 et levier pour aborder les Grands Slams avec des tableaux plus cléments.