L'avocat polémiste Faisal Oumarzouq a déposé une plainte auprès du Parquet de Rabat, ciblant plusieurs figures du mouvement anti-normalisation au Maroc, à la suite de l'incendie du drapeau israélien lors d'une manifestation pro-palestinienne. Accusant ces militants de promouvoir la haine et d'avoir des liens avec des entités étrangères, Oumarzouq affirme représenter la majorité silencieuse favorable aux relations Maroc-Israël. DR ‹ › L'avocat Faisal Oumarzouq, membre du Barreau de Rabat, a déposé une plainte auprès du Parquet contre plusieurs figures emblématiques du mouvement anti-normalisation au Maroc. Parmi les personnes visées figurent Aziz Ghali, ancien président de l'Association marocaine des droits de l'homme ; Ahmed Ouahman, président de l'Observatoire marocain contre la normalisation ; et Aziz Hanaoui, secrétaire général du Groupe de travail national pour la Palestine. Des organisations politiques telles que Justice et Bienfaisance (Al Adl wal Ihsane) et la Voie Démocratique (Annahj Democrati) sont également concernées. Cette plainte fait suite à l'incendie du drapeau israélien lors d'une manifestation en soutien au peuple palestinien sur l'avenue Mohammed V à Rabat, le 19 avril dernier. Me Oumarzouq accuse les militants cités d'incitation à des délits par des moyens numériques, de promotion de discours de haine, de discrimination raciale et d'entrave aux pratiques religieuses. Selon lui, ces actions violent les articles 221 et 431 du Code pénal et sont également contraires aux principes constitutionnels garantissant la liberté des pratiques religieuses et la protection de l'ordre public. Il va plus loins en demandant au Parquet d'enquêter sur de potentielles connexions entre les prévenus et des entités étrangères. Avocat polémiste Dans une déclaration au journal israélien Yedioth Ahronoth, Oumarzouq a affirmé qu'un des prévenus aurait incité les habitants de Marrakech à «tuer les Juifs», ce qui, selon lui, nécessite une intervention pour prévenir des crimes potentiels. Oumarzouq tente de lier les défenseurs de la cause palestinienne au Maroc à des agendas régionaux, alléguant des connexions avec «l'Algérie, le régime de Khamenei à Téhéran, les Gardiens de la révolution, le Hezbollah et les Frères musulmans». Il avait déjà formulé de telles accusations contre la Gen Z, lors des manifestations en septembre 2025. Oumarzouq a dit regretter la libération d'Aziz Ghali par Israël après son arrestation alors qu'il participait à la Flottille de la liberté en direction de Gaza. «Au Maroc nous le désavouons et condamnons ses actions. Nous avons déposé des plaintes contre lui.» Il décrit sa plainte comme une «initiative personnelle d'un citoyen représentant la grande majorité du peuple», soulignant que «tout le monde soutient les relations Maroc-Israël, et nous défendrons nos relations stratégiques. Nous ne permettrons pas à ces organisations extrémistes d'exister. Les extrémistes ne nous représentent pas, et nous voyons le Maroc et Israël comme une entité unique». L'avocat Oumarzouq n'en est pas à sa première controverse. Début 2025, il avait demandé la dissolution de l'AMDH, en raison des déclarations de son président de l'époque, Aziz Ghali, sur la question du Sahara occidental, où il avait évoqué l'autodétermination.