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Portrait : Ismail Abou El Kanater, American Touch
Publié dans Les ECO le 06 - 02 - 2011

Les acteurs aiment bien qu'on les regarde. Petite taille, joli teint, cheveux grisonnants... il sourit d'un air charmeur et regarde le monde avec des yeux souriants. Ismail Abou El Kanater est, sans aucune hésitation, l'une des stars de la 12e édition du Festival du film national qui a eu lieu récemment à Tanger. Interprétant le premier rôle dans trois productions (Mémoire d'argile de M'jid Rchich, The end de Hicham Lasri, et le court métrage Courte vie de Adil Fadili), Ismail a réussi à s'imposer lors de cette manifestation. Certes, il n'a pas remporté, à la surprise générale, le prix du meilleur rôle, mais son visage est loin d'être facilement oublié. Abou El Kanater fait partie de ces acteurs qui adorent ce qu'ils font. Grand rêveur, il a quitté le Maroc en 1977 pour poursuivre des études de théâtre aux Etats-Unis. «J'avais 8 ans quand j'ai découvert le théâtre. C'était dans le cadre des activités scolaires organisées chaque année. C'est à cette époque que j'ai décidé de faire du théâtre». Ce natif de Hay El Hassani s'inscrit alors au Conservatoire de Casablanca. C'est dans ce haut-lieu de la culture qu'il fait la connaissance de bon nombre de jeunes élèves devenus aujourd'hui des acteurs confirmés. Il s'agit, entre autres, de Khadija Assad, Aziz Saâdallah ou encore Salah Eddine Benmoussa. Ambitieux, dynamiques et talentueux, ces jeunes créent leur propre troupe. C'était au début des années 1970. Quelques années plus tard, Ismail Abou El Kanater rejoint la troupe du célèbre Tayeb Seddiki. «Seddiki est une grande école... J'ai énormément appris de choses avec lui». Et puis le jeune Casablancais décide de tout laisser tomber pour les Etats-Unis. «Mon rêve était de pouvoir faire des études de théâtre dans le pays des grands cinéastes, dramaturges et comédiens».
American dream !
Destination New York et plus exactement l'école de théâtre de la ville. Commence une nouvelle page pour Ismail Abou El Kanater. Lecteur boulimique, il plonge dans l'univers des grands écrivains américains. Grâce à sa persévérance, il arrive, après avoir décroché son diplôme, à avoir des rôles dans les pièces de théâtre new-yorkaises. Il réussit également à avoir de petits rôles dans des productions américaines. «C'était une période très importante pour moi... C'est d'ailleurs en ce moment que ma personnalité a réellement été façonnée». Et pourtant, Ismail Abou El Kanater décide de rentrer au bled. C'était en 1984. Toujours aussi passionné par le cinéma et le théâtre, il envisage de réaliser son premier film dans son pays d'origine. «Malheureusement cela n'a pas marché. Le directeur du Centre cinématographique de l'époque, Souheil Ben Barka, n'était pas du tout encourageant». Huit mois étaient largement suffisants pour que le jeune comédien décide de repartir aux Etats-Unis. Cette fois-ci, il y reste 17 ans. En effet, le refus de son projet par le directeur du CCM de l'époque l'avait beaucoup «déstabilisé». De retour aux Etats-Unis, Ismail ou Sam comme certains préfèrent l'appeler, se concentre davantage sur sa première passion : le théâtre. Il passe des heures et des heures à répéter, multiplie les formations et enchaîne les succès. Un cheminement qui l'amène à jouer, entre autres, à Broadway. Il est devenu même professeur de théâtre à New York, sa ville d'adoption.
Retour au bercail
2001. Retour au Maroc. «C'était évident. Je voulais participer au développement du cinéma et au théâtre dans mon pays», confie-t-il. Depuis, il ne cesse de participer dans des téléfilms, des séries et des films marocains. «J'ai beaucoup travaillé avec Adil Fadili que je connais depuis très longtemps, puisque j'ai collaboré avec son père Aziz dans les années 1970», ajoute l'acteur. Abou El Kanater, qui vit actuellement entre Casablanca et New York, n'hésite pourtant pas à critiquer les metteurs en scène marocains. «Certes, il y a une véritable évolution du cinéma au Maroc grâce à la volonté de l'Etat et au talent de certains cinéastes. Mais, j'avoue que j'ai été déçu à Tanger par la qualité de certains films. C'est vraiment dommage de rendre une copie inachevée», renchérit l'artiste. Le comédien, qui s'est envolé à Marrakech pour le tournage du prochain long métrage de Lahcen Zinoun, «Femmes écrites», nous confie qu'il se mettra bientôt derrière la caméra. «Je sais très bien que tout le monde se met à la réalisation ces derniers temps, mais je ne peux laisser tomber un projet qui date de plus de 26 ans. Vous savez, je n'ai pas l'habitude de laisser tomber mes objectifs...», assure-t-il.
Dates clés :
➤ 1970-1977. Création d'une troupe de théâtre à Casablanca Membre de la troupe de Tayeb Seddiki.
➤ 1977. S'installe à New York.
➤ 1984. Rentre au Maroc pour réaliser un long métrage qui ne verra jamais le jour.
➤ 2001. Décide de vivre entre Casablanca et New York après 17 ans «d'exil».
➤ 2011. Joue le premier rôle de trois films marocains.


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