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La montée de l'écotourisme
Publié dans Les ECO le 01 - 05 - 2011

Le tourisme responsable, durable et générateur de revenus non pas seulement aux industriels mais aussi aux populations locales gagne du terrain. Considéré il y a encore quelque temps comme un luxe ou un effet de mode, le créneau se structure petit à petit dans diverses régions et un réel savoir-faire est en train de se dégager en la matière. Comparé à l'offre touristique globale, cette niche n'est pas encore financièrement juteuse mais des adeptes du respect de l'environnement et du développement économique à visage humain y investissent et ont foi en sa rentabilité à moyen terme. L'Etat y met aussi du sien à travers son engagement environnemental et le soutien qu'il apporte aux associations et initiatives privées dans l'écotourisme et ce, à travers les différentes régions. En voici quelques exemples de référence.
Tourisme durable
Question à 1 million : qu'est-ce qui consomme 100 kilowatts et 1.500 litres d'eau par jour ? Si vous donnez déjà votre langue au chat, la réponse est... un client d'hôtel! En effet, l'ensemble des prestations assurées en hôtellerie fait de ce secteur l'un des gros consommateurs d'énergie, mais aussi un secteur «qui peut représenter un danger pour l'environnement», témoigne Saïd Mouline, directeur de l'ADEREE (Agence de développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique). Forts de ce constat pour le moins alarmant, les professionnels se sont mobilisés via la Fédération nationale du tourisme (FNT) en organisant différentes manifestations, capitalisant ainsi sur la dynamique verte née de l'organisation de la Journée de la Terre. Désormais, le tourisme se veut durable, et prendra en compte en plus du volet économique, les aspects économiques et sociaux. «Le tourisme durable n'est pas qu'un moyen de réduire les coûts ou d'améliorer son image, c'est un réel outil de compétitivité», affirme Othmane Chérif Alami, président de la FNT. Or, il se trouve que l'application des préceptes du développement durable est une nécessité dans le contexte du tourisme marocain. Prenons deux exemples concrets. Le premier est d'ordre économique : puisque les hôtels au Maroc paient l'électricité non pas au tarif industriel (réduit), mais au tarif public, l'adoption de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables pour améliorer la compétitivité s'impose d'elle même. Le second exemple est quant à lui d'ordre écologique et concerne la station de Saïdia. Alors qu'elle était encore en construction, celle-ci a débordé sur une zone humide de migration, chassant ainsi les oiseaux migrateurs. «Du vrai gâchis», déplore Saïd Mouline. Une situation qui ne pouvait plus durer et qui motive la systématisation des études d'impact, et pourquoi pas l'obligation de procéder à des évaluations économico-environnementales qui prendraient en compte des critères prioritaires : littoral et paysage, énergie, matières et eau. Ainsi, l'application de solutions de gestion rationnelle des ressources et des dépenses énergétiques permettrait de réduire les coûts et charges d'exploitation d'une unité touristique, de préserver l'environnement et d'améliorer sa compétitivité, tout en valorisant son image auprès de sa clientèle et de ses partenaires. Un tableau presque idyllique, à condition que le «nerf de la guerre» ne fasse pas défaut. Car la santé de l'environnement partage un point commun avec la santé de l'homme : si elle n'a pas de prix, elle a tout de même un coût. «La FNT mettra à disposition de tous ses adhérents une cellule d'accompagnement, afin qu'ils puissent bénéficier des mécanismes de garantie et de financement», promet le président de la Fédération. L'un de ces principaux mécanismes de financement, et aussi le plus connu auprès des professionnels du secteur est le Renovotel. Géré par la Caisse centrale de garantie (CCG) et doté d'une enveloppe de 500 millions de DH, le Renovotel propose aux hôteliers un cofinancement à hauteur de 45% des investissements ciblant le repositionnement d'un produit (excepté l'augmentation de la capacité litière) et sa prise en compte des problématiques environnementales, dans la limite de 20 millions de DH par unité hôtelière. Cet outil permet ainsi aux professionnels de bénéficier en 15 jours d'un crédit étalé sur 12 ans (dont 2 ans de différé), moyennant un taux d'intérêt de 2% HT. Autre solution, les professionnels du tourisme peuvent également contracter des crédits auprès de sociétés de leasing, crédits qui bénéficient (à hauteur de 70%) de la caution de l'ADEREE via son Fonds de garantie de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables (FOGEER). En plus de sécuriser le financement des démarches d'efficacité énergétique, c'est toute une démarche d'accompagnement que propose le FOGEER, notamment par des études de faisabilité technico-économiques, ainsi que l'évaluation des performances commerciales et de la viabilité des projets.


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