«Afin de mesurer le degré d'adéquation des formations dispensées aux étudiants, par rapport aux besoins exprimés par le marché de l'emploi, une première étude sur le suivi de l'insertion des lauréats des licences professionnelles à été menée par la faculté polydisciplinaire d'El Jadida», révèle son doyen Abdelaziz Chafik. L'enquête sur le terrain a été réalisée sous la direction du professeur Mohammed Aït El Fquih, responsable de la cellule d'interface établissement/entreprises. Les conclusions sont édifiantes. L'analyse des statistiques relatives au taux d'insertion brut montre que la performance moyenne sur l'ensemble des lauréats de la promotion 2008/2009 est de 85%, ce qui signifie que seuls 15% des diplômés sont encore en quête d'un emploi. Les résultats enregistrés par spécialité révèlent que les taux d'insertion les plus élevés sont obtenus chez les diplômés des licences professionnelles en logistique et en gestion des ressources humaines, avec un taux de 93%. Ils sont suivis par les lauréats des licences professionnelles en management des activités commerciales, avec 86%. Les lauréats d'autres filières (gestion industrielle et des établissements à caractère social, marketing touristique et management de la qualité) ont enregistré des taux d'insertion variant entre 75% et 80%. D'un autre côté, la répartition des taux d'insertion par type d'organisme (public/privé) a montré que 75% des lauréats intégrés dans le marché de l'emploi exercent dans des établissements privés. «Cela témoigne de l'adéquation des profils de formation de ces lauréats par rapport aux besoins du secteur privé», souligne le doyen. Banques et assurances en tête de liste La répartition montre que le secteur des banques et assurances constitue le premier employeur, avec un taux de 35% des lauréats engagés. Il est suivi par les multinationales opérant dans le domaine commercial, qui totalisent 25% des recrutements. Le reste est réparti entre les finances publiques et l'enseignement, le tourisme (un taux de 12%) alors que le secteur de l'Offshoring enregistre un taux de 8%. Par ailleurs, la répartition par lieu de travail révèle que la ville d'El Jadida, en tant que marché local d'emploi, totalise à elle seule 45% de l'ensemble des recrutements, suivi par le grand Casablanca (un taux de 37%). Ainsi, ces résultats sur le suivi de l'insertion des lauréats mettent en évidence une bonne adéquation des profils de formation par rapport aux besoins en compétences exprimés par le marché de l'emploi et plus particulièrement par le secteur privé. Cependant, «il est nécessaire que l'interface université/entreprise s'active en permanence sur le plan de la veille stratégique relative à l'évolution des métiers», conclut le doyen de la faculté d'El Jadida . L'objectif est d'instaurer une cellule de veille afin d'identifier les secteurs demandeurs d'emploi, d'anticiper sur l'orientation des offres de formation et de garantir ainsi l'adéquation permanente entre l'offre et la demande en compétences.