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1956 : Ombres et lumière (4) : Scission dans le camp nationaliste

Deux hommes, Allal El Fassi et Mohamed Belhassan Ouazzani, que tout aurait dû rassembler, sont à l'origine de la création de deux partis, ancêtres du PI et du PDI, qui vont faire l'apprentissage de la vie politique moderne, mais qui, à l'indépendance, en arriveront à l'affrontement violent, qui sera coûteux en vies humaines.
Les deux leaders
Tous deux sont nés à Fès, en 1910. Allal El Fassi subit l'influence du mouvement salafite. Il fera ses études supérieures à la Qarawiyyin.
Belhassan Ouazzani, après le msid, et le CEP, entre au lycée Moulay Idriss, puis au lycée Gouraud. Il passe le baccalauréat à Paris et il obtient son diplôme d'études supérieures en sciences politiques.
Les deux hommes participent à la création du Comité d'action marocaine (CAM). Mais au sein du CAM, la scission, qui se profilait, finit par éclater au grand jour, après mars 1937.
Le 23 juillet 1937: lancement du Parti national (PN), sous la direction de Allal El Fassi. Mohamed Belhassan Ouazzani, réplique en créant la Haraka qawmiya, le Mouvement patriotique.
Les 1er et 2 septembre, des incidents meurtriers éclatent à la province de Meknès. El Fassi organise des actions dans plusieurs villes. Le 26 octobre 1937, le Parti national est dissous. Le 3 novembre, El Fassi est envoyé en résidence surveillée au Gabon. Le 29 octobre, Ouazzani l'avait précédé dans le Sud marocain.
Parti de l'istiqlal (P.I.) – Parti démocratique de l'indépendance (P.D.I.)
L'exil des deux leaders prend fin en 1946, avec un Résident libéral, Labonne. Entretemps, le Parti national était devenu, en décembre 1943 le Parti de l'istiqlal. Ouazzani fonde le Parti démocrate pour l'indépendance (P.D.I.).
Mais après le voyage de Sidi Mohamed ben Youssef à Tanger en 1947, Alphonse Juin est nommé Résident, avec pour mission de «remettre le Sultan dans le creux». Les deux partis vont alors prendre des trajectoires différentes.
Le général Juin est venu à Rabat, un plein dossier de «réformes» sous le bras. Mais le Sultan refuse d'y apposer son sceau chaque fois qu'elles revêtent un caractère de co-souveraineté, opposé à l'esprit du traité de Fès. Sur ces «réformes», tandis que le P.I. calque son attitude sur celle du souverain, le P.D.I. choisit, lui, une autre voie.
Ouazzani remet au Résident un mémorandum le 23 septembre 1947 sur sa vision de la situation au Maroc. A partir du 28 novembre, tous les vendredis, à la Résidence, réunion entre les autorités françaises et le P.D.I.
C'est le «Plan d'action immédiate ». Le P.I. dans sa presse l'attaque violemment, tout comme il fait feu de tout bois contre les «réformes» proposées par le Résident.
Le P.I. dira : «L'indépendance, d'abord, ensuite, on verra». Il refusera, tant que le principe de l'indépendance ne sera pas reconnu, d'appuyer quelque projet de réformes que ce soit.
Le P.D.I., quant à lui, estime que «l'indépendance sans démocratie ne sera pas une vraie indépendance».
En 1951, néanmoins, sous l'impulsion de la Ligue arabe, quatre partis signent à Tanger un pacte d'union : deux de la zone Nord, le P.R.N. de Torrès et le P.U.M. de Naciri ; et deux de la zone Sud, le P.I. et le P.D.I. C'est le Front national marocain.
Le P.D.I. ne sera pas touché par la vague de répression de décembre 1952,après l'assassinat du syndicaliste tunisien, Ferhat Hachad. Mais, le 2 août 1953, il dénonce la manœuvre qui se préparait, et le 17 août, un de ses dirigeants, Abdelkader Benjelloun, envoie une lettre de protestation au Quai d'Orsay.
Le P.I. n'aura de cesse de répéter à l'envi que les « shouristes » étaient des «traîtres», et cela depuis le 11 janvier 1944.
Même si le 13 janvier 1944, Abdelhadi Boutaleb, au nom des amis de Ouazzani avait remis à Sidi Mohamed ben Youssef un manifeste, dans lequel, à leur tour, ils demandent l'indépendance du Maroc.
Après 1947, la Résidence générale mettra la pression sur le P.I. –comme sur le Sultan– dans le but de fissurer leur alliance tactique.
En donnant l'impression d'accepter les avances du Résident général, le P.D.I. a-t-il commis une erreur historique et une faute politique ? Tout comme le Parti communiste marocain, qui a tardé à prendre le train en marche, en refusant de s'associer à la revendication d'indépendance.
Le PCM
Entre 1936 et 1939, ce parti était un simple comité régional du Parti communiste français, et ouvert aux seuls Européens. En 1943, avec comme Secrétaire général Léon Sultan, il devient autonome, et s'appelle le Parti communiste du Maroc. En 1945, il prendra la dénomination de Parti communiste marocain (P.C.M.).
Il modifie sa tactique, par la suite. Ali Yata, le nouveau secrétaire général, est reçu au Palais par Sidi Mohamed. Il réclame l'indépendance dans le cadre de l'Union française. Avec la marocanisation de ses cadres et le début de la guerre froide, il devient nationaliste et anti-impérialiste. Mais, ni le P.I. ni le P.D.I. n'accepteront de travailler avec lui. Et, en 1951, il ne sera pas invité à faire partie du Front national marocain commun.
Pour le parti de l'Istiqlal, la faute de janvier 1944 est impardonnable, quoi que le P.C.M. ait pu faire pour se racheter, par la suite. D'autant que les deux partis allaient se retrouver en concurrence, entre 1947 et 1952, pour s'attirer les suffrages des milieux populaires. Le «péché originel» du PCM allait longtemps rester un fardeau pour lui.


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