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«Les Tunisiens continueront à se battre !»
Publié dans Le Soir Echos le 20 - 07 - 2011

Depuis le week-end dernier, la Tunisie vit au rythme de violences ininterrompues. Lina Ben Mhenni, blogueuse et romancière tunisienne, porte un regard éclairé sur la situation et les affrontements actuels entre manifestants et forces de l'ordre.
On sent une nette ascension de l'islamisme en Tunisie. Quel en est le potentiel de nuisance ?
Il a un très grand potentiel. Je pense que les islamistes ont un double discours. Obsurantiste dans les mosquées, où ils martèlent que la place des femmes est à la maison, mais lorsqu'il s'agit de parler dans les médias traditionnels, ils ont un discours on ne peut plus moderne. Depuis deux mois, une vidéo circule sur Facebook avec des jeunes d'Ennahda qui appellent les hommes à violer les femmes non voilées. En sortant découvertes, «c'est elles qui poussent les hommes» à agir ainsi…
Que représentent les islamistes au sein de la société tunisienne selon vous, 20 %, 30%, ou 40 % de la population ?
On ne peut pas véritablement chiffrer le taux d'extrémistes en Tunisie. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'ils sont partout. Ils utilisent les mêmes recettes que dans le reste du monde arabe : ils aident la population, ils travaillent sur le côté social, fédèrent… et, face à la crise actuelle, ça marche.
Les manifestations et les débordements qui ont commencé le week-end dernier et qui continuent actuellement, ont été mis sur le dos des islamistes par le premier ministre Beji Caïd Essebsi. Est-ce vrai, ou es-ce de la pure intox du pouvoir ?
Des vidéos postées sur Facebook prouvent que les islamistes sont derrière les débordements actuels, même si le parti a nier sa participation dans ce nouveau mouvement contestataire. Mais comme les jeunes ne croient pas aux changements promis par l'Etat, eux aussi ont rejoint le mouvement. La répression qu'a exercée la police a augmenté la colère de beaucoup de Tunisiens, et cela aussi participe à faire grossir la contestation. Le gouvernement transitoire n'a pas su gérer les choses. Nous sommes à nouveau entrés dans une phase de violence et pour que ça s'arrête, tout dépendra des décisions qui seront prises par le gouvernement transitoire. Hier, le premier ministre a dit que c' est la faute des jeunes si nous traversons une nouvelle période de troubles !
L'issue à cette crise post-révolution n'est-elle pas la tenue des prochaines élections ?
Nous devons les avoir très vite ces élections et ne pas les reporter encore une fois. Ce qui est grave, c'est qu'à peine 2 % des Tunisiens sont inscrits sur les listes électorales, alors que l'échéance aux inscriptions est pour le 2 août !
Est-ce que cela veut dire que les Tunisiens n'ont confiance ni en ce gouvernement de transition ni dans l'issue des élections ?
Je ne sais pas trop. Tout ce que je constate, c'est la gravité de la situation. Le pire, c'est que beaucoup croient qu'il s'agit d'une élection présidentielle, hors ce n'est que l'élection d'une assemblée constituante. Il y a de plus un véritable problème de communication.
Les bloggeurs craignent un retour en arrière sur le plan de la liberté de la presse, des arrestations abusives, des tortures, des agissements de la police (un jeune de 14 ans est mort d'une balle à Sidi Bouzid lors d'une manifestation). La révolution tunisienne est-elle sur le point de se faire battre par les pratiques de l'ancien régime ?
Il faut continuer la bataille. Il y a une régression par rapport aux premières semaines qui ont suivi le 14 janvier, mais les gens continueront à se battre. Les Tunisiens n'accepteront jamais le retour de la dictature et les pratiques de l'ancien régime.
Comment se passe aujourd'hui le train-train quotidien ?
Quand je suis sur Facebook, j'ai l'impression que tous les Tunisiens sont préoccupés par la situation, mais dans le monde réel, c'est différent. Ils continuent à mener une vie normale. Ils sortent au restaurant, vont à la plage et dans les boîtes de nuit. Comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes.
« On ne peut pas véritablement chiffrer le taux d'extrémistes en Tunisie. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'ils sont partout. Ils utilisent les mêmes recettes que dans le reste du monde arabe : ils aident la population, ils travaillent sur le côté social, fédèrent… et, face à la crise actuelle, ça marche. »
Toujours ces mêmes analyses et réponses débiles….
Et c'est mal ?
Enfin des gens qui travaillent pour leurs peuples et qui ont foi en dieu et a qui on peut rappeler les règles et demander des comptes.
Je leur souhaite une aussi bonne réussite que l'Akp.
Ennahda en Force inchallah.


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