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La banque mondiale sonne l'alarme
Publié dans Le Soir Echos le 20 - 01 - 2012

La Banque mondiale prévoit un ralentissement de l'économie mondiale en 2012. Les pays en développement doivent d'ores et déjà se préparer à de nouveaux risques dans un contexte de croissance revu à la baisse.
« Les pays en développement doivent se préparer à de nouveaux risques de détérioration alors que la crise de la dette dans la zone euro et l'affaiblissement de la croissance dans plusieurs grandes économies émergentes assombrissent les prévisions de croissance dans le monde». Tel est le message qui ressort de l'édition 2012 des perspectives pour l'économie mondiale que vient de rendre publique la Banque mondiale. La Banque a revu à la baisse ses prévisions pour 2012 et escompte désormais une croissance de 5,4 % pour les pays en développement et de 1,4 % pour les pays à revenu élevé (-0,3 % pour ceux de la zone euro), contre respectivement 6,2 % et 2,7 % (1,8 % pour la zone euro) selon ses estimations du mois de juin. La croissance mondiale devrait en conséquence s'établir à 2,5 % en 2012 et 3,11 % en 2013.Ce ralentissement de la croissance est d'ores et déjà perceptible dans le fléchissement des échanges mondiaux et la diminution des prix des produits de base. Bien que les exportations mondiales de biens et de services aient connu un essor estimé à 6,6 % en 2011 (contre 12,4 % en 2010), elles ne devraient augmenter que de 4,7 % en 2012. Les cours mondiaux de l'énergie, des métaux et minéraux, et des produits agricoles accusent quant à eux une baisse respective de 10, 25 et 19 % par rapport aux pics enregistrés au début de 2011. « Les pays en développement doivent évaluer leurs vulnérabilités et se préparer à la possibilité d'autres chocs, tant qu'il est encore temps », a alerté Justin Yifu Lin, économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale pour l'économie du développement.
Une crise plus profonde qu'en 2008/09
La marge de manœuvre budgétaire et monétaire dont les pays en développement disposent pour l'adoption de mesures correctives s'est réduite par rapport à ce qu'elle était en 2008/09. Aussi risquent-ils de voir leur capacité de réponse entravée en cas de tarissement des financements internationaux et de dégradation aiguë de la conjoncture mondiale. Afin de parer à cette éventualité, «les pays en développement devraient re-financer à l'avance leurs déficits budgétaires, donner la priorité aux dépenses de protection sociale et d'infrastructure et soumettre leurs banques à des tests de résistance», explique Hans Timmer, directeur du Groupe des perspectives de développement de la Banque mondiale.Alors que les perspectives restent favorables dans la plupart des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les répercussions de la crise des pays à revenu élevé se font déjà sentir à l'échelle mondiale. Les spreads sur la dette souveraine des pays en développement ont augmenté de 45 points de base en moyenne, tandis que les apports bruts de capitaux aux économies en développement sont tombés à 170 milliards de dollars dans la seconde moitié de 2011, contre les 309 milliards de dollars enregistrés au deuxième semestre de 2010.« Si la crise s'intensifie, personne ne sera épargné. Les taux de croissance des pays développés comme ceux des pays en développement pourraient connaître une chute égale, voire même supérieure à celle de 2008/09», avertit Andrew Burns, directeur du service chargé des questions de macro-économie internationale et auteur principal du rapport. On ne saurait trop insister sur l'importance de disposer de plans d'urgence dans ces circonstances.
Une croissance modéréepour la région MENA
Les bouleversements politiques dont le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord sont le théâtre, ont fortement, quoi que ponctuellement, perturbé l'activité économique de la région, tandis que la dégradation de l'environnement extérieur commence à avoir des effets délétères de plus en plus marqués sur le commerce, les cours des produits de base, le tourisme et d'autres recettes. Les pays en développement exportateurs de pétrole et les économies à revenu élevé membres du Conseil de coopération du Golfe ont très nettement bénéficié de l'envolée des prix du pétrole, mais sont toujours vulnérables à une éventuelle chute brutale de ces cours. Le PIB des pays en développement de la région a progressé à un rythme estimé à 1,7 % en 2011 ; la croissance devrait rester modérée en 2012 (2,3 %), avant de remonter à 3,2 % en 2013.


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